hofmannsthal - le chevalier

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Literatura alemana

Transcript of hofmannsthal - le chevalier

  • Strauss, Richardj-Der Rosenicavalier. Libre-

    tto. French^Le chevalier a la rose

  • Presented to the

    LIBRARY of the

    UNIVERSITY OF TORONTO

    hy

    MOFFATT ST. ANDREW WOODSIDE

    1970

  • s^\

    V.r.-

    ^'f^.

    Le^ /QicvalkriuRosc\

    *...*

    M^

    Editions Frstner

  • Digitized by the Internet Archive

    in 2010 witii funding fromUniversity of Ottawa

    littp://www.arcliive.org/details/lechevalierlarOOstra

  • Le Chevalier la Rose

  • LE

    CHEVALIER A LA ROSECOMEDIE MUSICALE EN TROIS ACTES DE

    HUGO VON HOFMANNSTHALTRADUCTION FRANAISE DE JEAN CHANTAVOINE

    MUSIQUE DE

    RICHARD STRAUSS

    PROPRIT DE L'DITEUR POUR TOUS PAYS

    ADOLPH FiJRSTNER - BERLIN WReprsentaots Exclusifs pour la France et la Belgique

    yMax E5CHIG & C" - Paris

    TOUS DROITS DE REPRODUCTION, DE TRADUCTION,D'ADAPTATION, DE REPRSENTATION ET D'EXCUTION

    RSERVS POUR TOUS PAYSCopyright I9tt and 1912 by Adolph Frslner, Paris

    A. 5949 F

  • ML

  • PERSONNAGES

    La Marchale, princesse VVerdenberg. . .

    .Soprano.

    Le Baron Ochs de Lerchenau Basse.Octave (lit Bb , jeune homme de grande

    famille Mezza soprano.iM. de Fanineil, riche bourgeois rcemmentanobli T Baryton.

    Sophie, sa fille Soprano.Demoiselle Marianne Leitmetzerin, dugne. Soprano.Valzacchi, intrigant Tnor.Annina, sa compagne Alto.Un exempt Basse.L'intendant de la Marchale Tnor.L'intendant de Faninal Tnor.Un not-aire Basse.Un aubergiste Tnor.Un chanteur Tnor lev.Un fltiste.Un coiffeur.Son aide.Une veuve noble.

    i

    Soprano.

    Mezzo soprano.Alto.

    Une modiste Soprano.Un marchand d'animaux Tnor.^*i ^ ^ ^, j. -^ ^ \ Deux tnors.Quatre laquais de la Marchale ) ^

    ' Deux basses.\ Un tnor.Quatre garons ( Trois basses.

    Un petit ngre, des laquais, des chasseurs, des heiduque,des cuisiniers, des clients, des musiciens, deux gardes, quatrepetits enfants, diverses apparitions suspectes.

    A Vienne, dans les premires annes du rgnede Marie-Thrse

  • DISTRIBUTION

    de la premire reprsentation /'Opra de Paris

    (Direction de M. Jacques Rouch)

    LE JEUDI 10 FEVRIER 1927

    La Marchale, Princesse Werdenberg .

    .

    M^es campredonOctave, dit Quinquin , jeune homme

    de grande famille Germaine LubinSophie, fille de M. de Faninal M"'''' Jane LavalD"e Marianne Leitmetzerin, dugne .

    .

    AmyAnnina, compagn? de Valzacchi LapeyretteUn Fltiste LeroyUne Veuve noble B. KervalOrpheline noble Gots

    ,, Martin ,.

    ,Texier

    Une Modiste L. BartheLe Baron Ochs de Lerchenan MM. HuibertyM. de Faninal, riche bourgeois rcem-ment anobli H. Fabert

    Valzacchi, intrigant WarneryUn exempt NaronL'Intendant de la Marchale MadlenL'Intendant de Faninal GillesUn savant BaronUn chanteur DelbosUn coiffeur FerouelleUn marchand d'animaux GillesUn aubergiste SoriaUn chef de cuisine CuvelierUn domestique Ernst

    Les laquais de Lerchenau :MM. Castel, Bergerioux, Delmont, Charvigny.

    Quatre laquais de la Marchale :MM. Pancotti, Landral, Cottel, Ptcat.

    Un petit ngre Chasseurs Laquais HeiduquesCuisiniers Un mdecin Convives Musiciens

    Deux gardes Diffrents hommes suspects.Quatret petits enfants.

    VOrchestre sous la direction de M. Philippe GAUBERT.

  • PREMIER ACTE

    La chaiabre coucher dei la Marchale. A gauche, dansl'alcve, un. grand lit baldaquin. Prs du lit, un para-vent chinois trois panneaux, derrire lesquels sont leshabits. Puis une petite table et quelques siges. Sur lepetit canap droite est une pe dans son fourreau.A droite, deux grandes portes battants mnemt dansl'antichambre. Au milieu, peine visible, une petite portepratique dans le mur. Pas d'autres portes. Entre l'alcveet la petite porte, une coiffeuse et quelques fauteuilscontre le mur. Les rideaux du lit sont ferms. Par lafentre entr'ouverte rayonne le soleil matinal. On entendles oiseaux chanter dans lei jardin.

    Octave, genoux sur un tabouret devant le lit, tient demi embrasse la Marchale, qui est au lit. On nei voitpas le visage de celle-ci, mais seulement sa trs joliemain et son bras, sur lequel glisse une chemise de den-telles.

    Octave(avec chaleur).

    Ton amour! Ta tendresse, tous l'ignorent, c'estmon secret.

    La March.ale(se dresse au milieu des coussins).

    Faut-il trahir ce mystre, enfant ! Veux-tu qued'autres le sachent?

  • 8

    Octave(avec feu;.

    Ange! Non I c'est mon bonheur d'tre l'objetinconnu de ta tendresse! Tous l'ignorent! C'estmon secret! Toi, toi, toi! Quels mots tranges({ Toi , toi et

  • 9

    Octave.

    Tu ris de moi. Ange!

    La Marchale.Amour, mon jeune amour.

    (La petite sonnerie recommence).

    Ecoute !

    OCTA\'E.A quoi bon.

    La Marchale.Chut ! Ecoute !

    Octave.

    Je ne veux rien entendre. Qu'y a-t-il donc?(La sonnerie se rapproche).

    De.s porteurs de messages et d'hommages, deSaurau de Hartig, de l'envoy du Portugal? Xuln'entrera prs de nous. Je suis le matre ici.

    (LOctave(se glisse derrire le paravent.)

    La Marchale.Ton pe ! L sous le lit !

  • 10

    Octave(se prcipite sur son pe et la cache).

    La Marchale(s'tend aprs avoir ferm les rideaux.)

    (Le petit ngrei pose le plateau sur la petite table qu'ilavance, et il en approche le sofa; il s'incline ensuiteprofondment devant le lit, croisant ses petits hras sut-sa poitrine. Puis il recule en dansant gentiment, levisage toujours tourn vers le lit; arriv la porte il

    s'incline encore une fois et disparat.)

    La Marchale(sort entre les rideaux du lit. Elle a jet sur ses paules

    un manteau lger, bord de fourrure.)

    Octave(sort entre le mur et le paravent.)

    La Marchale.Oh! l'imprudent! la tte folle! Laisser ainsi

    chez une dame traner son pe ! O donc as-tupris de telles habitudes?

    Octave.Si tu m'accuses de n'tre qu'un sot, si tu

    regrettes que je me montre maladroit et naf, alorsje me demande pourquoi je te plais.

    La Marchale(tendrement, sur le sofa.)

    Pas de discours, surtout, trsor et viens ici. Entte tte, djeunons, il en est temps.

    (Octave s'asseoit tout contre elle; ils djeunenttrs tendrement.)

    (Octave pose son visage sur les genoux de la Marchale^elle lui caresse les cheveux. Il lve les yeux vers elle.)

  • 11

    La Marchale.Octave.

    Octave(bas.)

    Marie-Thrse, chre me.

    La Marchale.Chri, mon cur !

    (Ils continuent djeuner.)

    Octave.Trsor !

    (Gament.)

    Le Marchal, mon noble matre et votre pouxchasse l'ours dans les forts de Croatie et moi. jesuis l, le cur content et je chasse aussi...

    (Eclatant.)

    Je suis heureux. Je suis heureux.

    La Marchale(Une ombre passe' sur son visage.)

    Laissons en paix le Marchal, car j'ai rv delui!

    OctaveVraiment, tu as rv de lui ?

    La Marchale.Hlas!

    OctaveCette nuit ?

  • 12

    La Marchale.Puis-je rver mon gr ?

    Octave.

    Quoi! Cette nuit! Rver de ton mari? Cettenuit?

    La Marchale,Xe fais pas de ces yeux-l, je n'y puis rien vrai-

    m.ent. Figure-toi qu'il revenait...

    Octave(bas.)

    Le Marchal?

    La Marchale.Avec ses gens et ses chevaux, il tait l. La

    peur m'a rveille aussitt et vois, vois comme jesuis enfant, tout ce tapage, tout ce bruit en bas,je crois l'entendre encor? N'entends-tu rien, toi;>

    Octave.

    Peut-tre ; oui, j'entends, mais ce n'est pas lui.sans doute! Il est loin de Vienne, au fond desbois, l-bas, derrire Esseg.

    La Marchale.Est-ce vraiment trs loin?

    (Calme.)

    Eh bien c'est quelqu'un d'autre alors, cela vautmieux.

  • 13

    Octave.

    Pourquoi irembler ainsi, Thrse?

    La Marchale,C'est que, vois-tu, pour loia qu'il soit, le Mar-

    chal peut aller si vite! Un jour...(Elle s'arrte.)

    Octave.

    L n jour, dis-tu ?

    La Marchale(distraite, coute.)

    Octave(jaloux.)

    Un jour, dis-tu? un jour... achve! Thrse,Thrse ! Rponds, rponds enfin !

    La Marchale.De o^rce, ami ! je ne dois pas tout dire.

    Octave(Il se jette avec dsespoir sur le canap).

    Ainsi, tu ris de moi! N'as-tu donc nulle piti?

    La Marchale.Calme-toi !

    (Ell-e coute'.)

    Pour sr, c'est lui, c'est mon mari. J'en suiscertaine hlas! Tout autre pa.

  • 14

    chambre; oui, c'est lui-mme, qui veut touteforce entrer et qui bouscule les laquais. O ciel !c'est mon mari.(Octave se prcipite sur son pe et court vers la droite.)

    La Marchale.Par l, c'est l'antichambre et tous mes fournis-

    seurs attendent l parmi les gens de service.(Octave court vers la petite porte.)

    La Marchale.L. Trop tard ! Ils sont dans la chambre voi-

    sine ! Sans plus tarder, va te cacher !(Aprs un instant d'affolement.)

    L.Octave.

    Je lui barre la route. Je reste ici.

    La Marchale.L ! le rideau ! Bonne cachette. Ne bouge pas !

    Octave(hsitant.)

    S'il me surprend ici, c'est fait de toi, Thrse!

    La Marchale(suppliant.)

    Ah ! cache-toi, chre me.

    Octave(prs du paravent.)

    Thrse !

  • 15

    La Marchale(trpignant d'impatience.)

    Mais tais-toi donc.(Les yeux tincelants.)

    Je voudrais voir que l'on ost pntrer ici, quandje suis l. Je ne suis pas femme trembler. Et maplace est l.(Elle marche avec dcision vers la petite porte et. coute.)

    A la bonne heure, ce sont des braves ! Ils lui refu-sent la porte; ils disent que je dors. Ah ! commeils rsistent... .

    (Le bruit devient de plus en plus fort dans la lingerie.)

    La Marchale(coutant.)

    Eh quoi! Mais... ce n'est pas la voix duMarchal I Ils l'appellent

  • _ 16

    V'oix DE l'Intendant(dehors.)

    Que Votre Grce veuille bien attendre dans lagalerie.

    Voi