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    COMMISSION DES COMMUNAUTS EUROPENNES

    Bruxelles, le 08.12.2005 COM(2005) 637 final

    LIVRE VERT

    Promouvoir une alimentation saine et lactivit physique: une dimension europenne pour la prvention des surcharges pondrales, de lobsit et des maladies chroniques

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    TABLE DES MATIRES I. Situation au niveau europen ....................................................................................... 3

    II. Sant et richesse ........................................................................................................... 4

    III. La procdure de consultation ....................................................................................... 5

    IV. Structures et instruments au niveau communautaire.................................................... 6

    IV.1. Plate-forme d'action europenne sur l'alimentation, l'activit physique et la sant ..... 6

    IV.2. Rseau europen relatif l'alimentation et lactivit physique ................................. 6

    IV.3. La sant travers les politiques de l'UE ...................................................................... 6

    IV.4. Le programme daction dans le domaine de la sant publique .................................... 7

    IV.5. LAutorit europenne de scurit des aliments (AESA) ............................................ 8

    V. Domaines dintervention.............................................................................................. 8

    V.1. Information des consommateurs, publicit et stratgie commerciale .......................... 8

    V.2. Lducation des consommateurs .................................................................................. 9

    V.3. Une attention particulire aux enfants et aux jeunes.................................................... 9

    V.4. Disponibilit des aliments, activit physique et ducation la sant sur le lieu de travail .................................................................................................... 10

    V.5. Intgrer aux services de sant la prvention et le traitement de la surcharge pondrale et de lobsit............................................................................................. 10

    V.6. S'attaquer aux environnements favorisant lobsit................................................... 11

    V.7. Ingalits socio-conomiques .................................................................................... 11

    V.8. Encourager une approche globale et intgre pour la promotion des rgimes alimentaires sains et de l'activit physique ................................................................ 12

    V.9. Recommandations concernant les apports nutritionnels et la formulation de lignes directrices dittiques bases sur lapproche alimentaire .......................................... 12

    V.10. Coopration au-del de lUnion europenne.............................................................. 13

    V.11. Divers ......................................................................................................................... 13

    VI. Prochaines tapes ...................................................................................................... 13

    Annex 1: Figures and Tables.................................................................................................... 15

    Annex 2: Relationship between diet, physical activity and health........................................... 20

    Annex 3: References ................................................................................................................ 23

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    LIVRE VERT

    Promouvoir une alimentation saine et lactivit physique: une dimension europenne pour la prvention des surcharges pondrales, de lobsit et des maladies chroniques

    I. SITUATION AU NIVEAU EUROPEN

    I.1. Les rgimes alimentaires peu quilibrs et le manque d'activit physique sont les premires causes de maladies vitables et de dcs prmaturs en Europe, o la prvalence croissante de lobsit constitue un problme majeur de sant publique (voir informations gnrales lannexe 2).

    I.2. Le Conseil a invit la Commission contribuer la promotion de modes de vie sains(i)1 et tudier comment favoriser une meilleure nutrition dans lUnion europenne, en prsentant si ncessaire des propositions congruentes en ce sens2. Le Conseil a aussi appel les tats membres et la Commission laborer et lancer des initiatives pour encourager lalimentation saine et lactivit physique3.

    I.3. La Communaut dispose dune comptence univoque dans ce domaine: larticle 152 du trait exige quun niveau lev de protection de la sant humaine soit assur dans la dfinition et lapplication de toutes les politiques et actions de la Communaut. Or, plusieurs domaines dintervention communautaire sont pertinents pour la nutrition et lactivit physique, et le Conseil a confirm la ncessit de tenir compte de la nutrition et de lactivit physique dans les domaines pertinents au niveau europen4.

    I.4. Laction communautaire est susceptible dapporter un complment utile laction nationale. Sans limiter le champ d'intervention des tats membres, laction communautaire exploiter les synergies et les conomies dchelle, faciliter laction au niveau de lEurope, mettre les ressources en commun, diffuser les meilleures pratiques et renforcer ainsi l'incidence gnrale des initiatives nationales.

    I.5. Le Conseil a soulign que le caractre multicausal de lpidmie dobsit appelait des stratgies mobilisant de multiples parties prenantes5 - dont la plate-forme d'action europenne sur l'alimentation, l'activit physique et la sant (voir point IV.1) constitue un bon exemple ainsi quune action aux niveaux local, rgional, national et europen6. Le Conseil a galement salu lintention de la Commission de publier le prsent livre vert et de prsenter en 2006 les rsultats de la consultation publique ainsi entreprise7.

    I.6. Le Comit conomique et social europen a soulign que laction communautaire pouvait renforcer leffet des initiatives prises par les autorits nationales, le secteur priv et les ONG8.

    I.7. Plusieurs tats membres mettent dj en uvre des stratgies nationales ou des plans daction en matire dalimentation, dactivit physique et de sant9. Laction

    (i) References are grouped in Annex 3 at the end of the document

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    communautaire est susceptible de soutenir et complter ces activits, promouvoir leur coordination et aider dterminer et diffuser les bonnes pratiques, de faon ce que les autres pays puissent bnficier de lexprience accumule.

    II. SANT ET RICHESSE

    II.1. Outre les souffrances humaines quelle gnre, lincidence croissante de lobsit a des rpercussions conomiques particulirement importantes. Daprs les estimations, lobsit motive, dans lUnion europenne, jusqu 7 % des dpenses de sant publique10 un chiffre qui continuera daugmenter vu la tendance croissante lobsit. Bien quon ne dispose pas de donnes dtailles pour tous les tats membres de lUE, les tudes ralises mettent en vidence limportant cot conomique de lobsit: dans un rapport rdig en 2001, le National Audit Office britannique a estim que sur le seul territoire anglais, lobsit tait responsable de 18 millions de jours dabsence pour cause de maladie et de 30 000 dcs prmaturs, ce qui correspond des dpenses directes de soins de sant dau moins 500 millions de livres sterling par an. Le cot plus large pour lconomie, comprenant une baisse de productivit et des pertes de production, a t estim 2 milliards de livres sterling par an11. Dans un rapport publi en 2004 sur lincidence de lactivit physique et son lien avec la sant, le Chief Medical Officer britannique a estim le cot de linactivit physique 8,2 milliards de livres sterling par an (y compris les dpenses de soins de sant et le cot plus large pour lconomie, tel que les jours de travail non prests)12. En Irlande, le cot direct du traitement de lobsit a t estim quelque 70 millions deuros en 200213. Aux tats-Unis, les CDC (Centers for Disease Control and Prevention) ont valu les dpenses de soins de sant lies lobsit 75 milliards de dollars14. Au niveau individuel, des tudes ont estim quaux tats-Unis, les dpenses mdicales annuelles dun adulte moyen obse dpassaient de 37 % celles dune personne moyenne de poids normal15. Ces cots directs ne prennent pas en compte la baisse de productivit due aux incapacits et la mortalit prmature.

    II.2. Une analyse ralise par lInstitut sudois de la sant publique concluait que dans lUnion europenne, 4,5 % des annes de vie corriges de lincapacit (DALYs pour disability-adjusted lifeyars) sont perdues en raison dune mauvaise nutrition; 3,7 % et 1,4 % le sont en outre en raison de l'obsit et du manque dactivit physique soit 9,6 % au total, compars aux 9 % perdus cause du tabagisme16.

    II.3. LInstitut nerlandais pour la sant publique et lenvironnement, le RIVM, s'est rcemment pench sur les rgimes alimentaires de composition peu quilibre et leurs rpercussions ngatives sur la sant. Dans son rapport, il conclut notamment quune consommation excessive du mauvais type de graisses, telles que les graisses satures et les acides gras trans, augmente de 25 % le risque de maladie cardiovasculaire, tandis quune consommation hebdomadaire ou bihebdomadaire de poisson rduit ce risque de 25 %. Chaque anne aux Pays-Bas, 38 000 cas de maladies cardiovasculaires chez les adultes gs de 20 ans et plus peuvent tre attribus la mauvaise composition des rgimes alimentaires17.

    II.4. Sattaquer au problme de la surcharge pondrale et de lobsit nest pas seulement important pour la sant publique; la dmarche contribuera aussi rduire les cots supports long terme par les services de sant et stabiliser les conomies en permettant aux citoyens