Nouvelles polici¨res fantastiques 4¨me 4

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Recueil de nouvelles policières et fantastiques, rédigées par les élèves de 4ème 4 (année 2010-2011)

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NOUVELLES 4e4

NOUVELLES

POLICIERES FANTASTIQUES DES 4e4

Sommaire

- LE TATOUAGE

Francisco

- LES TROCS MYSTERIEUX

Matilda et Carla

- DIX ANS PLUS TARD

Marta et Laura

- 13 : LA PLACE MAUDITE

Aziz et Luis Miguel

- LES COLOMBES SENVOLERENT Maria Teresa et Ins

-LE MAGICIEN DES COUTEAUX

Roberto et Jos

- FIL DE SOIE

Caroline et Lena

- LA POMME DOR

Tomas et Rafael

- PRET OU PAS, JARRIVE !

Tiago et Francisco

- JARDIN DE SANG

Antonio et Madalena

-LES SEPT PECHES

Clara et Constana

-LES CINQ FEMMES MANIAQUES

Louis

-S7PT

Luis

LE TATOUAGE

Francisco

Le temps saggravait sur limposant mont McKinley, en Amrique du Nord. De monstrueux nuages apparaissaient et les mtorologistes prvoyaient une norme tempte. partir du camp de base, ils avertirent tous les alpinistes de retourner le plus rapidement possible un des cinq camps pour se protger de la tempte. Entre ces alpinistes, Yassin et Jrme, deux grands amis, taient dj prs du sommet. Ils savaient que la tempte allait se prolonger pendant plusieurs jours et ils ne voulaient pas attendre tous ces jours pour atteindre le dsirable sommet:

- Je le vois dj, affirma Yassin, nous sommes environ quarante minutes du haut.

Allons-y! - rpondit Jrme.

Tous les deux disposaient dune fatigue immense mais le dsir datteindre le point culminant de cette dangereuse montagne dpassait tous ces obstacles.

Quelques minutes aprs, le vent commena souffler dans tous les sens et la neige tombait considrablement. un certain moment, on ne pouvait plus distinguer la neige qui tombait et celle qui tait violemment leve par le vent. Leur peau devint rapidement dfaite par la neige qui la perforait comme des couteaux. Lentement, ils avanaient. Chacun deux tait terrifi mais nextriorisait pas ce sentiment afin dviter la panique.

Ils arrivrent finalement la dernire paroi. Celle-ci semblait tre plus incline et difficile que toutes les autres. Les vents cycloniques et lpuisement des deux alpinistes rendait lescalade encore plus difficile. Ils prparrent le matriel et commencrent monter. Jrme ne disposait plus de forces. Ses bras tremblaient et il pensait dj la mort. Yassin comprit lpuisement de son ami et essaya de lencourager. Malheureusement, Jrme narrivait plus continuer; il tomba.

Yassin se tourna et tendit son bras afin dessayer de lattraper mais narriva pas. Il ny avait rien faire: son ami tait mort.

Il chercha son ami pendant des heures, mais en vain. La fatigue lui obligea arrter la recherche. Pourtant, au moment o il se prparait pour retourner, il distingua au loin, une tche rouge sur la neige qui sopposait au blanc monotone du paysage. Il sapprocha et retrouva son ami mort.

Yassin ignora la tempte qui tait maintenant dune frocit colossale, et se dirigea le plus rapidement possible au camp le plus proche. Pourtant, le chemin de retour ne fut pas facile. Limpitoyable tempte ne cessait jamais et il prit de nombreuses heures finalement arriver au camp. Des larmes coulaient sur ses froides joues et la tristesse lenvahit.

* * *

Le jour de lenterrement arriva. Toute la famille et amis de Jrme taient prsents pour ce triste vnement. Plusieurs personnes lurent un discours sur le mort, ce qui causa des pleurs de la part de tous, en particulier, de Margot Lupin, lamoureuse de Jrme. Une femme dune beaut immense mais dun cur dfait. Sa beaut captivait lattention de toutes les personnes. Elle possdait de longs cheveux blonds et onduls qui se posaient dlicatement sur ses larges paules. Ses saillants yeux bleu azur brillaient dune intensit immense et contrastaient avec sa peau blme. Son nez court et mince, et sa bouche pince craient un ensemble lgant et majestueux.

Le pre de Jrme fut aussi une personne qui frappa lattention de tous les individus prsents. Il sortait rarement de chez lui, peu de personnes le connaissaient. Il semblait tre un individu strict et autoritaire, mais en le connaissant bien, on dcouvrait un homme aimable et accueillant. M. Dupont tait dj vieux et fragile. Sa femme mourut cinq ans auparavant et, depuis la mort de son fils, il se trouvait maintenant seul.

La crmonie se droula pendant plusieurs heures. la fin, M. Dupont invita Margot et Yassin se rendre chez lui.

Une heure plus tard, les deux jeunes hommes arrivrent la maison du pre de Jrme. La conversation fut longue. Margot rappela les moments quelle passa avec son ancien amoureux: Avant sa mort, nous avons fait un tatouage dun cur sur nos bras et nous nous sommes promis que nous allions rester ensemble pendant toute notre vie. En le disant, elle retroussa la manche de sa chemise. On pouvait donc voir ce tatouage quelle avait fait avec Jrme. Un simple tatouage dun cur qui fit instantanment pleurer la pauvre jeune fille. Yassin et M. Dupont la consolrent et changrent le thme de conversation.

Pendant les mois qui suivirent, Margot et Yassin devinrent de trs intimes amis. Ils se rencontraient plusieurs jours par semaine. Leur relation sintensifiait chaque rencontre, jusquau jour o ils commencrent une relation amoureuse.

Aprs quelques mois, Yassin invita le pre de Jrme un dner. Ils ne se voyaient depuis longtemps.

Ils se rencontrrent finalement dans un restaurant Cascais. Ils abordrent plusieurs thmes de conversation et, aprs une courte priode de silence, M. Dupont continua:

- Jai beaucoup pens mon fils et sa mort. Je savais quil navait pas assez dexprience pour escalader le mont McKinley. Je tai averti plusieurs fois de ne pas y aller avec lui mais tu ne mas pas entendu. Tu las convaincu de partir.

Ce nest pas vrai!, protesta Yassin, Il a voulu faire ce voyage de son propre chef. Il aimait lescalade presque plus que moi!

Pourtant, Yassin savait que M. Dupont avait raison. Au dbut, Jrme ne voulait pas partir. Yassin dt le convaincre pour quil puisse sy rendre.

Tous les jours, il se culpabilisait davantage de la mort de son ami et essaya de loublier. Ctait cependant, une tche difficile.

Il changea rapidement de thme de conversation. Le dner fut agrable et, aprs avoir fini, Yassin rentra chez lui et se dirigea instantanment vers son lit. Il tait puis.

* * *

Le lendemain, Margot se rveilla et dcida de rendre visite Yassin. Elle se prpara, prit sa voiture et se dirigea vers Cascais.

En arrivant, elle observa la maison de Yassin. Une belle maison blanche qui, daprs lui, avait appartenu son grand grand-pre. Elle possdait deux tages et un petit jardin couvert par un norme portail vert, rouill par la pluie. La faade de devant tait dispose symtriquement, avec quatre fentres de chaque ct. Ces fentres taient lgantes et possdaient chacune, un petit balcon dcor de plantes et fleurs. Lensemble tait noble et charmant.

En sapprochant, elle aperut par les rideaux de la fentre plusieurs personnes dans la maison. Sans savoir qui ils pouvaient tre, elle sonna la porte. Celle-ci souvrit et elle entra. norme fut sa surprise quand elle vit une dizaine de policiers qui taient runis. Margot regarda autour delle et, soudain, elle vit Yassin... il tait mort!

Le corps de Yassin stendait sur le sol froid de marbre, inerte, couvert de sang. Son visage tait dfait, on le pouvait peine reconnatre.

Sa peau bronze se trouvait maintenant ple comme la neige. Ses yeux ronds se trouvaient ouverts et rendaient la scne plus terrifiante et sinistre. Plusieurs indices indiquaient la prsence de dispute entre la victime et lassassin: on pouvait constater plusieurs bleus et os casss. Lodeur de la mort tait dj perceptible.

Une profonde amertume envahit Margot. Elle se plaa auprs de lui, se mit genoux et pleura pendant des heures. En le regardant, elle frissonnait de peur et pleurait de tristesse et dsespoir.

Les deux hommes quelle aimait de tout son cur, les avait perdu pour lternit. Un homme sapprocha delle et la salua en la consolant:

- Je vous prsente mes sincres condolances, madame.

- Je vous remercie monsieur, rpondit-elle dun ton triste, puis-je savoir qui vous tes?

- Je mappelle Jacques Girondin et je suis le dtective charg de cette enqute. On fera tout ce quon pourra pour attraper cet horrible assassin qui tua votre bien-aim.

- Pourtant, cela ne suffira pas - exclama-t-elle la fin, Yassin continuera mort - et en le disant, les larmes arrivrent.

* * *

Pendant les semaines suivantes, lenqute se droula. Margot menait une vie triste et nostalgique en raison du deuil et du chagrin provoqu par la mort de Yassin.

Quelques jours se suivirent et, un matin, M. Girondin tlphona Margot en lui disant que, grce le manque dindices, lenqute allait bientt finir et le coupable ne serait donc pas dcouvert. Cela dut Margot. Elle avait lespoir de pouvoir savoir qui tua son bien-aim.

Un jour, au moment o elle dnait, quelquun sonna la porte. Elle ne savait pas qui pourrait tre, elle nattendait personne. Elle se dirigea vers la porte et vit le dtective, M. Girondin. Elle louvrit et linvita entrer.

Margot prpara ensuite du caf pour eux deux:

- Puis-je savoir quel est le motif pour me rendre visite cette heure tardive?

- Je mexcuse si je vous incommode, mais je vins ici pour une raison trs importante. - affirma le dtective dun ton inquiet - Et jai pens que ctait mieux si je vous avertisse le plus tt possible.

Margot devint proccupe. Elle observa attentivement M. Girondin. Il possdait un visage arrondi, vaguement comique. Sa peau parchemine le faisait paratre plus vieux de ce qu