Histoires fantastiques

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recueil de nouvelles Collège Lucien de Hirsch Classe de 4ème professeur E. KIMOLIATIS

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    Recueil de nouvelles

    Histoires Fantastiques

    EDITION LUCIEN DE HIRSCH - Classe 4emeB&C- Mme KIMOLIATIS

    2009

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    La maison maudite Dahan Jrmy et Baloul Ruben

    Javais quitt le lyce le 27 Janvier 2009. Je venais de fter mes dix huit ans et ce jour-l, jemmnageais dans une chambre de bonne loyer modr, mais je manquais dargent. Javais essay plusieurs petits mtiers, mais aucun ne me convenait. Mon pre mavait conseill de poursuivre mes tudes, mais je ne pouvais pas les payer.

    Un soir, je me promenais dsespr. En passant devant un commissariat de police, japerus une affiche. Il tait indiqu dessus ladresse dune proprit dont le possesseur avait t mystrieusement assassin. Quiconque retrouverait le meurtrier toucherait une somme importante. Je pensai que cette rcompense pourrait servir financer mes tudes. Je dcidai donc de me lancer dans cette enqute.

    Le lendemain, je me rendis cette adresse. La maison avait lair dun chteau lugubre. Les volets avaient t surement casss et abims par le meurtrier. La porte tait dvisse et les fentres en mille morceaux. En pntrant dans lhabitat, je dcouvris des lustres arrachs, des tableaux dchirs. Jentrai dans le salon o je dcouvris avec surprise une vingtaine de personnes ayant dj commenc enquter. Je pntrai

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    ltage ; le parquet craquait, les lampes vacillaient. Je relevai des traces de pas au sol. Des gouttes de sang tachaient le vieux sol.

    Cette nuit-l, je crus voir des ombres en forme dtres vivants se dessiner sur les murs de ma chambre. Jtais terrifi.

    Le lendemain, je revins malgr tout au manoir. Javais repris mon enqute et jtais sur le point de dcouvrir un indice essentiel, quand un lustre me frla et faillit me tuer. Jouvris les volets pour voir clair, quand je ralisai que la lampe avait t sauvagement arrache. Je pris peur, je me sentais angoiss. Javais le sentiment dtre clou sur place et javais la chair de poule lide de mourir.

    Les jours suivants, tout se passa normalement. Javais conclu de mes recherches que le meurtre avait t commis par une personne si exprimente que mme un professionnel ne pourrait pas rsoudre ce mystre. Jtais sur le point dabandonner

    Quelques jours plus tard, je dcidai dy retourner. En arrivant sur le lieu de lenqute, jentrevis des gendarmes, des ambulanciers et des pompiers qui emmenaient un cadavre. Le meurtrier avait encore frapp. Je me renseignai auprs des gendarmes : ctait un jeune homme qui enqutait tout comme moi et qui avait t tu en plein milieu de ses recherches. Daprs des tmoins, il avait t carbonis sans laisser de traces de brlures. Mon enqute nen finissait pas, les meurtres se succdaient hebdomadairement mais malgr tout je continuerais

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    enquter car ctait ma seule chance de gagner de largent ! Aprs tout, jtais le seul oser essayer de rsoudre cette nigme. Jtais persuad que tous ces hommes avaient t assassins par une mme personne.

    Ce mme jour, en entrant dans la chambre principale, la chemine senflamma et le feu se propagea en brlant les rideaux. Bientt la plus grande partie du manoir se transforma en un brasier gant. Je parvins sortir de cette demeure avant quelle ne scroule derrire moi.

    Personne ne connut jamais la cause de cet incendie, ni de quelle faon toutes ces personnes avaient t assassines. Lenqute fut classe faute de preuves et le mystre resta entier.

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    Le directeur

    Yona TORDJMANE, Samuel BENGUIGUI, David BENHAMOU.

    Jack et Franois se connaissaient depuis leur plus jeune ge. En revenant dune excursion la campagne, par le plus grand hasard, ils passrent ct de leur ancien internat. Et ils se remmorrent de nombreux souvenirs :

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    - Je comprends pourquoi tu ne te la rappelles pas, nona Jack. Cest cette anne o tes parents tavaient enlev de linternat.

    - Ah oui, mais raconte-moi cette anne qui ta tellement terrifi !

    A linvitation de son ami, Jack se mit raconter les tranges vnements qui avaient marqu son enfance :

    Ctait lanne de 1979 quun nouveau directeur fit son apparition lcole, sans que lon sache ce que lancien directeur tait devenu. Le nouveau tait squelettique avec un visage bouffi, au teint blme, aux cheveux rares et fins. Il avait un nez cras, et un menton fortement en galoche ; mais le plus effrayant tait ses yeux qui laissaient passer un regard mchant et hypocrite. Ses lvres toutes pinces manaient la colre. Quand il passait dans les couloirs, tout le monde reculait devant lui. Mais la chose la plus trange chez lui tait que quand il passait sous les lampadaires, les ampoules clignotaient, alors quelles retrouvaient leur clat normal, quand il sen cartait.

    Un jour, on le vit passer devant un miroir mais sans voir son reflet. Ctait surprenant ! En plus, nous ne comprenions pas pourquoi lancien directeur tait parti. Nous nous le demandions tous, cela nous intriguait.

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    Un soir nous allmes voir le directeur. Nous avions tous trs peur. Nous nous arrtmes devant la porte avec apprhension. Un de mes camarades se dcida et toqua la porte. Le directeur ne rpondit pas. Pendant environ trois ou quatre jours nous essayions en vain. A notre plus grande surprise, le directeur vint nous chercher en plein cour de mathmatiques. Il nous conduisit dans son bureau. Tout tait sombre. Il nous demanda ce que nous voulions. Alors un volontaire lui demanda pourquoi il y avait eu un changement de directeur. Pauvre Luc ! Il tremblait comme une feuille ! Mais le directeur ne nous rpondit pas. Il nous pria tout simplement de sortir de son bureau. Quel comportement trange ! Cette attitude na fait quaccrotre notre curiosit.

    Quand il faisait beau, on ne le voyait pas, vraiment nulle part. Je compris alors quil avait un problme avec la clart du jour. Je dcidai donc de faire ma petite enqute personnelle. Un lundi matin, le soleil se leva avec une grande splendeur. Alors ds que je fus prt, je me mis chercher le directeur. Il tait dans son bureau, assis sur son fauteuil noir qui paraissait trs confortable, les volets des fentres ferms. Cela donnait la pice encore plus de froideur. Je me mis derrire la porte et jattendis quil sorte pour pouvoir le suivre.

    Une demi-heure plus tard il sortit de son bureau avec des lunettes noires, mais on pouvait distinguer ses yeux grce au reflet du soleil sur les verres. Il se rendit dans la cuisine. Puis je le vis ouvrir une trappe qui se trouvait dans le sous-sol de la

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    cuisine. Jattendis quil ait descendu pour pouvoir lobserver. Je ne sais pas pourquoi, mais il laissa la trappe ouverte. On pouvait alors voir une petite pice dans laquelle une vieille ampoule ne cessait de clignoter. Mais il y avait aussi une chaise en bois et un bureau sur lequel tait pose une bible bleue avec une croix en or. Il prit la bible en question, plaa la croix autour de son cou et se mit lire voix haute quelque passage sacr.

    Le voyant fermer sa bible et reposant sa croix, je reculai, mais sans le faire exprs, je fis tomber un objet en verre qui se brisa. Il se dirigea vers ma cachette, mais comme la fentre de la cuisine tait grande ouverte, il dut croire que ctait un coup de vent qui avait fait tomber ce verre. Quel soulagement ! Il repartit dans son bureau en protgeant toujours ses yeux. Je ne savais pas ce quil avait bien pu faire dans cette pice, enferm dans le noir. Je ne voulais pas y songer car javoue que cela me donnait la chaire de poule. Je rejoignis ma classe en inventant une excuse au professeur pour ne pas me faire punir.

    Pendant quelques nuits, je narrivais pas bien dormir, car javais encore toutes ces tranges images dans ma tte.

    Un soir de juillet, juste avant la fin de lanne, je me levai en pleine nuit et allai la cuisine tout en douceur pour ne pas rveiller les autres, tout en vitant Mme Bermutier et le directeur qui taient de garde cette nuit-l. A laide de ma lampe torche, je descendis les escaliers jusquau sous sol o se trouvait la trappe. Alors je mapprochai avec beaucoup

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    dapprhension, car javais de plus en plus peur de ce quil y avait au fond de cette petite pice sombre.

    Je me baissai, posai ma lampe torche, ouvris la trappe et descendis trs lentement. Les meubles que javais distingus la dernire fois taient toujours la mme place, mais au fond il y avait un lit en bois avec un matelas assez pais et plusieurs couvertures. Dans ces couvertures, il y avait une silhouette que je ne voyais pas bien, parce que jtais encore assez loin du lit. Javanai pas de mouche ayant de plus en plus peur. Je compris que ctait un corps. Je le vis respirer ! Mais quelle surprise ! A ma plus grande stupfaction, je reconnus notre ancien directeur. A ce mme instant, jentendis du bruit dans les escaliers, donc je me prcipitai sous le lit. Japerus le directeur qui sapprocha du lit, posa sa main sur lancien directeur et rcita des phrases en une langue totalement trangre. Mon cur battait de plus en plus vite. Soudain, le directeur sarrta net et commena me parler: Est-ce toi Jack ? Je sais que cest toi car depuis le dbut je sens que tu essayes de dcouvrir qui je suis. Alors coute-moi bien mon garon, tu naurais jamais d te mler cette affaire. A prsent, je vais maudire ton me

    Je ne sais pas ce qui se passa ensuite. Je perdis connaissance. Quand je recouvris mes sens, lancien directeur veillait sur moi, alors que le nouveau avait disparu. Je nai jamais eu la moindre explication sur ces faits qui paraissent surnaturels , conclua Jack.

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    Un diamant malfique

    Deborah SLAMA, Nigel SITBON, Yakir Fenton.

    Afin daugmenter ses frais annuels, le docteur Katz avait lhabitude de se rendre un congrs de psychiatre qui se tenait tout les mois dAot Gen