Le patois Guyanais : Essai de systématisation

of 108 /108
M. AUGUSTE HORTH LE PATOIS GUYANAIS ESSAI DE SYSTÉMATISATION = 1949 IMPRIMERIE PAUL LAPORTE = CAYENNE MANIOC.org Bibliothèque Alexandre Franconie Conseil général de la Guyane

Embed Size (px)

description

Auteur : Auguste Horth / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles et de la Guyane. Bibliothèque Alexandre Franconie, Conseil Général de la Guyane.

Transcript of Le patois Guyanais : Essai de systématisation

  • M. AUGUSTE HORTH

    LE PATOIS

    GUYANAIS

    ESSAI DE SYSTMATISATION

    = 1949 IMPRIMERIE PAUL LAPORTE = CAYENNE

    MANIOC.org Bibliothque Alexandre Franconie Conseil gnral de la Guyane

  • MANIOC.org Bibliothque Alexandre Franconie Conseil gnral de la Guyane

  • MANIOC.org Bibliothque Alexandre Franconie Conseil gnral de la Guyane

  • MANIOC.org Bibliothque Alexandre Franconie Conseil gnral de la Guyane

  • Le Patois Guyanais

    Essai de systmatisation PAR

    M. Auguste HORTH

    CAYENNE IMP. PAUL LAPORTE

    1948

    MANIOC.org Bibliothque Alexandre Franconie Conseil gnral de la Guyane

  • A Monsieur Robert VIGNON

    Monsieur le Prfet

    Laissez-moi le personnel plaisir de placer ce livret sous votre haut patronage, en considration du profond attachement que vous manifestez mon pays et du dsir ardent et sincre qui vous anime d'en faire un des plus beaux joyaux des Territoires de l'Union Franaise.

    Il m'est d'autant plus agrable de le faire que vous tes le premier reprsentant d'une France qui vient solennellement d'riger la Guyane en vritable Dpartement, avec tout ce que ce terme gographique implique, pour nous, de parit dans les devoirs et les droits

    Ce geste magnanime d'intgration com-plte, bien qu'elle soit la conscration lgis-lative d'un tat de fait existant depuis des sicles dj, sur le plan spirituel et culturel, ne nous touche pas moins profondment.

    Dans nulle terre lointaine de la Mtropole, on n'est pas plus Franais qu'ici. Et, s'il en tait besoin d'une preuve, la formation de notre patois, tant dans sa morphologie que dans sa syntaxe, en constituerait la mani-festation la plus clatante qui soit.

    Recevez, je vous prie, Monsieur le Prfet, l'assurance de mes sentiments les plus sin-crement dvous la cause et la grandeur de la France

    AUGUSTE HORTH

    Cayenne, le 22 dcembre 1941

  • EN MMOIRE DE

    Roberte Agns HORTH ne Cayenne le 11 septembre 1905 et dcde Paris, le 24 mars 1932, licencie de Philosophie.

    A toi, ma chre enfant, Guyanaise la foi ardente, s'il en ft, je ddie mon Essai de Sys-tmatisation du Patois Guyanais comme un tmoignage d'amour d'une ternelle survivance.

    Tu t'tais promis, il m'en souvient, d'crire cette tude un jour. Tu l'eusses, certes, fait avec une comptence incontestable et le cur brlant d'une profonde pit filiale pour ton pays natal, mais hlas !!!

    En souvenir de toi, donc, j'ai repris le projet et l'ai excut, soutenu pur ta constante pense et guid par la dilection, l'idoltrie, serais-je plutt tent de dire, que nous professions, tous deux un gal degr, pour notre bien malheureuse Guyane.

    A dfaut de mrite plus grand, il nous suffi-rait, n'est-ce pas ? qu'on vecu ille reconnatre ce modeste livret, celui d'tre un vritable acte de foi dans l'avenir de ce pays dont nous n'avions jamais dout, toi et moi, mme aux heures les plus sombres de son histoire.

    AUGUSTE HORTH

    Cayenne, ce 2 dcembre 1 943.

  • 7

    PRFACE L'tude du patois guyanais restait encore faire de nos jours. Avant le livret

    quo nous prsentons, aujourd'hui au public, il n'existait en tout et pour tout, dans ce domaine, que quelques feuillets de M. Auguste de St-QUENTIN, intituls Etude sur la grammaire crole &, servant de conclusion au l ivre de Contes et de Fables croles de son parent M. Alfred de St-QUENTIN et les indices grammaticaux de M. METERAN, placs La fin de son ouvrage humoristique At t i pa * .

    Bien que nous ayons mis srieuse contribution les remarques de M. de St-QUENTIN, nous ne croyons sincrement pas qu'on puisse baptiser du nom de gram-maire, ces simples notes destines expliquer certaines particularit linguistiques des Contes et Fables . Dans cet, ordre d'activit, donc, nous pensons, sans fausse modestie, avoir combl une lacune ; mais nous n'offrons, nous-mme, qu'un Esssai de Systmatisation , tant la sotte pretention de croire que nous sommes parvenu crer une vritable science grammaticale du patois nous est trangre.

    Cependant notre modeste etude vient son heure ; l'heure o, parmi tant de ruines matrielles et morales accumules, parmi le naufrage de tontes les idologies et le rveil brutal des nationalismes les plus divers, il est consolant de se sentir le pied solidement pos quelque part; sur un sol bien soi dont, on participe jusque dans son trfonds et dont on n'ignore ni l'histoire, ni les anecdoctes qui en forment la trame et ni surtout les aspirations d'avenir, Les Guyanais constituent bien un peuple, en dpit de toutes les affirmations contraires ; fort petit peuple, sans doute mais peuple tout de mme. Kalidoscope de presque toutes les races de la terre, abrge de l'humanit, la Guyane a russi a fondre en une mme me, en un mme principe spirituel tous ceux qui habitent son sol si gnreux. Deux choses a dit, en effet, Renan, constituent cette me, ce principe spirituel. L'une est dans le pass ; l' autre dans le prsent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le dsir de vivre ensemble, la volont de faire valoir l'hritage qu'on a reu indivis .

    Et quel legs doit nous tre plus cher et plus prcieux que, la langue de nos an-ctres. La conserver pure, dans son gnie, et la transmettre enrichie de tous les ap-ports nouveaux dus au commerce avec les autres, nous ne devrions avoir rien de plus sacr, ni de plus imprieux, si nous avons la volont de rester nous-mmes, nonobs-tant notre integration dans une plus grande communaut. Il n'est pas de reniement plus stupid;; ni de plus monstrueuse ingratitude que le fait de feindre d'ignorer ou de laisser tomber en dshrence le, langage qui nous a berces et endormis sur le sein maternel ; c'est aussi une manire de renoncement la tche commune de faire valoir l'hritage reu indivis .

    Pendant longtemps, il fut de bon ton, de mode mme d'oublier le guyanais, et, de le dsapprendre ses enfants, dans le but de mieux leur faire parler le franais. La tin en soi n'avait rien que de fort louable : mais les moyens en constituaient

    * " Contes Fables et Chansons en crole ", par Alfred de St-Quentin. J. Marchand Libraire-diteur a Antibes, 1872.

    * " Attipa " par Mtran, dit Cayenne.

    I

  • 8 Une profonde erreur pdagogique unanimement partage dans le pays. Il est en effet

    exprimentalement admis que pour parler correctement une autre langue il est indis-pensable de commencer par bien connatre celle dam laquelle on est lev. Apprendre donc, a l'enfant, a bien penser et raisonner logiquement dans sa langue maternelle, y former solidement son coeur et son esprit, telle doit tre notre premire proc-cupation.

    Quand viendront pour lui l'heure et le moment de traduire ses ides, ses im-pressions ou ses sentiments, en une autre langue, il le fera avec une solidit de fond a laquelle la forme ne sera que subordonne. Si les monuments littraires de la plus haute antiquit sont parvenus jusqu' nous, ce n'est certes pas dans la forme premire ou ils ont t exprims. Les traductions ne nous livrent que la substance, l'ide, mais non la littrature qui l'enrobe et qui constitue un bien personnel et national ne l'expatriant pas.

    Le modeste livret que nous livrons au public de notre pays, dmontre l'vi-dence, que le Guyanais exprime suffisamment les nuances de la pense et avec une certaine finesse de touche pour qu'il puisse tre juge digne d'aider une bonne forma-tion intellectuelle et morale de l'enfant. Au reste, nous estimons en toute sincrit,

    qu'il est bien prfrable de s'appliquer a lui faire parler correctement le patois, de l'obliger s'y exprimer avec clart et precision plutt que de lui laisser dire, a lon-gueur de jour, ce charabia, mi-guyanais, mi-franais ou foisonnent plus de crotismes, certes, que de purs gallicismes qui nuiront longtemps et peut-tre toujours une nette et claire expression de la pense dans l une comme dans l'autre langue.

    Notre Essai de Systmatisation du patois, offrait une certaine difficult d'excution que nous avons t assez heureux de vaincre. En premier lieu tout Guyanais croit connatre sa langue aussi bien qu'un autre et d'instinct, et comme les lois qui la rgissent n'ont jamais t fixes, elle offrait parfois certaines variations d'une localit une autre, voire mme d'un individu a un autre en raison d'origine diffrente, bien des fois. La rgle n'tant que la gnralisation de l'usage, pour la poser, il nous a fallu conferer soigneusement et longuement les termes, les expressions et les habitudes ver-bales. Nous pourrons nous trouver en contradiction avec quelques-uns sur les principes consignes : mais nous avons la certitude d'tre approuv par le plus grand nombre ; or en matire de langue, comme en beaucoup d'autres circonstances, c'est la pluralit des suffrages qui tablit la loi. la rgle.

    En second lieu, le patois s'orthographiait trop librement, a l'avenant mme. Tous nos devanciers ont semble s'ingnier en compliquer les difficults jusqu'il la fantaisie, au point qu'il tait fort malaise de le lire. Nous avons pense qu'il fallait faire bien plus simple. Il nous a donc paru, pour cela plus rationnel d'adopter la mor-phologie franaise, dans tout son premier paragraphe, quitte a crer, comme nous l'avons fait, les sons et les articulations capables d'une plus exacte traduction des vocables propres a la race. La lecture et l'criture du guyanais. sont, de ce fait, rendues plus faciles et son etude plus commode, l u manire d'exercice d'application, nous avons plac la tin de l'opuscule les dolos croles expliqus et un vocabulaire divise en plusieurs chapitres correspondant ans diffrents milieux de l'existence.

    NOUS ne terminerons pas cette preface sans exprimer notre profonde reconnais" sance envers tous ceux dont nous avons parcourus les ouvrages, [tour nous inspirer, soit de l'excellent ordonnancement des chapitres, soit d'une disposition matrielle trs pdagogique, soit enfin des exemples qu'ils ont rendus classiques par l'usage. Nous avons, selon la dlicieuse expression, pris notre bien partout ou nous l'avons trouv ; pensant sincrement que. dans ce domaine, aussi bien qu'en maints autres, la priode d'innovation est dfinitivement rvolue et que l'on imiterait toujours quelqu'un, mme si l'on plantait des choux ,

  • Le Patois Guyanais Essai de systmatisation

    CHAPITRE I ORIGINE

    La plupart des mots du patois guyanais viennent : soit du franais ; soit d'autres langues. Ils y ont t emprunts tantt par des illtrs ; tantt par des gens

    instruits. En trs grande partie, le guyanais est issu de deux dialectes provinciaux

    le normand et le charentais ; mais il l est surtout du franais lui-mme, au-quel il emprunte jusqu' la syntaxe d'accord et la syntaxe de construction comme nous le verrons plus loin.

    ORIGINE FRANAISE ET PROVINCIALE

    a) Formation par les ignorants : Les mots franais entendus, l'origine, par les esclaves africains, ont t dforms par eux, suivant une certaine logique que nous rigerons en rgies ; mais partout, ils ont con-serv l'accent tonique qui avait frapp leurs oreilles. C'est ainsi que : de qu'est-ce que c'est que cela ? prononc : Kk sk sa? i!s ont tir qui a a de s'il vous plait, prononc : si ou plait,' ils ont tir : souple de monsieur d mossieu d : mouch Je m'en fous bien est devenu : mo foubin babiller est devenu : balder comme a d : cona o est-il d : outi il faut d : i-faut dit-il d : diti pourquoi faire d : poucou fait ?

    D'autre part, en rgl gnrale : 1 Ils ont laisser choir le r vibrant de la pnultime et de la dernire

    syllabe des mots franais ; ainsi que ie l de la syllabe finale ble De sorte que parler est devenu paler partir est devenu pati

    litre d lite la prire d lapriv table d tabe passable d passabe

  • 10

    2 Ils ont incorpor certains noms singuliers l'article la ou l' qui les prcde ; ils en ont fait de mme pour d'autres noms prcds des articles partitifs du, de l'. ainsi de :

    la mer ils out fait le nom lame du pain ils ont fait le nom dipain l'glise d lglise de l'eau d dileau

    3 Ils ont soud certains noms le n de un ou de mon ; ainsi que le s de les, des, entendus dans les liaisons et de celte faon ils ont tir, de :

    un ne le nom nnne les amis le nom zami mon me d nnme des a flaires d zaffai

    4 Ils ont remplac partout le u par i, et bien souvent le e muet et le eu par ou er.

    Ex. le rhume se dit larime fumer se dit fimin pointu d pointi peu d p punir d ptni du feu d dif muser d miser

    5 Ils ont enfin interverti certaines lettres ou remplac certaines syllabes du mot franais par d'autres qui leurs taient plus familires.

    De il ils ont fait li corbeau ils ont fait crobeau citrouille d soutrille fourmi d frmmi cercle d srque malheur d nialh captif d catibe parole d pal mener d mnnin bonheur d bonh

    Du dialecte normand, nous sont venus tous les mots o le son oi est remplac par ou ou ou.

    Ex. armoire se dit en normand ermoure et en guyanais lermou soir d soure d assou voir d voure d ou toi d tou d (ou roi d rou d rou etc..

    Du normand on a encore : pitit moune, grand moune, les verbes nayer, crait,

  • 11

    Quelques mots patois viennent galement du charentais. Cayenne en Charente est devenu Cayenne eu Guyane Chabichou d Chibichou un fion est rest un fion etc...

    b) Formation par les gens instruits. Quand le Guyanis devint instruit, il introduisit dans son langage des mots plus exactement calqus sur ie franais ; la plupart du temps, il tes y transporta sans changement ; de l, l'existence, non des boublets, au vrai sens du terme, mais de deux ou trois mots, issus du mme mot franais, ayant la mme signification ; mais forms des poques diffrentes, soit par des ignorants, soit par des gens instruits.

    Ex. Pour dire chaudire on trouve dans le trs vieux guyanais choudj, dans les guyanais du sicle dernier chaudj et couramment de nos jours chaudire.

    Pour tiroir, on retrouve de !a mme manire : tchourette, tirouctte et tiroir.

    Pour l'expression : pas encore, il y a pc et penc etc.. ORIGINE TRANGRE

    Venant des anciens occupants du pays, on dcouvre, dans le guyanais beaucoup de mots lgrement modifis.

    Ainsi de l'Anglais, il nous reste :

    djale qui n'est autre que girl altr et signifiant : un flirt chouite d street d : agrable au gout loc d looch d : purge d'herbe verte djob d job d : travail supplmentaire nommes-ske d name sake d : homonyme

    C'est aussi du prtrit anglais was que l'ancien guyanais avait tir l'auxiliaire wa et twa employ dans la formation du futur et du condition-ne! de ses verbes.

    En effet, il disait : Mo wa crait signifiant je croirai to wa crait d' tu croiras li wa crait d il ou elle croira etc. mo twa crait d je croirais to twa crait d lu croirais li twa crait d il croirais

    C'est encore l'anglais que nous avons emprunt les 2 articulations doubles, intraduisibles au franais

    dj qui n'est autre que leur g tch d ch

  • 12

    Du portugais nous avons conserv peu prs une dizaine de termes dont : oune = un une briga = pancrace fica = se porter employ uniquement dans les interrogations : Coument to fica? =. Comment te portes-tu ? Cot to fica ? =5 o es-tu ? Lagratiche lzard souc = sucre etc..

    Les Galibis, les Nouragues, les Roucoyennes, autochiones des Guyanes, nous ont donn quelques mots et expressions. Comme : conconnin = tors Arouman = roseau carbet coui calimb ouass agami toucan-ouaouari etc..

    Les diffrentes immigrations ont aussi enrichi le vocabulaire guyanais : L'Hindou lui a laiss : Colombo, banane, djaga, ilh Le Chinois: bambou, dilu etc..

    Mais tous ces apports reposent sur un fonds de quelques centaines de mots purement africains: tels que: djocoti, gangan, caouca, djambel gnnmn, piaye, djanga, camougu etc... et s'agencent suivant le gnie propre la tribu guinenne dont on a peupl le pays.

    Telle est l'origine du patois guyanais, sans cesse en volution ; et ayant une tendance marque vers une plus grande assimilation au franais.

    O ONOMATOPES

    Pour terminer ce chapitre, il y a lieu de signaler que le patois, comme le langage de tout peuple simple et motif use de beaucoup d'onomatopes pour dsigner, par les bruits ou les sons qu'ils produisent, les objets et les choses pour lesquels il n'a pas de mots propres. Ainsi : oune ouichi-ouichi, est une conversation voix trs basse

    woyo-woyo, est une dispute bruyante rounourounou protestation murmure toou vlogodoou bruit de lutte avec bri d'objets, bruit de chute patcha-patcha = est un bourbier, un cancan pinolch = d o croit le pinot ou simple6

    ment bourbier Oune bain-gningnin = est une grande misre physique et morale,

    une affaire embrouille et pas propre. Minnin-vini = philtre d'amour. Gnan-gnan est la pulpe de la noix de coco, le manger, tout ce

    qui est tendre et doux. Tchouboume! = est le bruit de chutte dans l'eau, etc,.

  • 13

    CHAPITRE II.-MORPHOLOGIE 1 Les lettres et les sons.

    Pour rcriture du patois guyanais. on emploie les 26 lettres de l'alpha-bet franais, avec les modifications suivantes :

    1 le a nasal prend un accent circonflexe et est toujours suivi de n-ne ou de n-me.

    % Ex. nn-ne ne.

    nn-me = me 2 le o possde deux sous : a) Un son ouvert comme dans notre corps, votre porte, dans ce cas il

    prend un accent circonflexe. Ex. c = corps pal = parole ft = fort, il faut que. b) Un son alphabtique ou ferm comme dans loto, le notre. Ex. mo = je, me, moi...

    to = tu, te, toi... 3 Le h est toujours aspir. Ex. oho prononc o ho= peu importe.

    einhein prononc ein-hein certes, certainement conhan prononc cou-han = comme ceci.

    4 Il existe, en plus, 2 articulations doubles, propres aux Guyanais et destines remplacer les articulations d et t places devant les diphtongues ian, ia, ien. ie. Ce sont :

    a) l'une explosive et labiale dj se prononant comme le g anglais. b) l'autre explosive et dentale tch d ch d Ex. djabe = diable

    tchin bon tient bon = attention indjin = indien

    Aux 2 sons vocaux, tirs des 6 voyelles, ils convient d'ajouter 6 autres qui sont propres au guyanais. Ce sont :

    1 le son ome, lgrement plus labial que le om dans comble et pro-nonc om-me.

    Ex. mo ouome = mon homme 2 les sons nasaux nne prononc n-ne Ex. o nnne = votre ne le nme prononc n-me Ex. to nnme ton me ' c) ainne prononc an-ne Ex. granne = graine d) nne d n-ne Ex. pssnne = personne e) nme d n-me Ex. mo mnme = moi-mme

  • 14 2.- LES MOTS

    Il existe en guyanais, comme en franais, 9 espces de mots, le nom, l'article, l'adjectif, le pronom, le verbe, l'adverbe, la prposition, la conjonc-tion et l'interjection.

    Des 9 mots, les cinq premiers seuls, sont variables.

    1. LE NOM Il y a deux sortes de noms : le nom propre et le nom commun. Le genre. Dans les noms, il existe deux genres: le masculin et le

    fminin. Pour marquer la distinction des genres, on emploie 3 manires 1 On se sert de mots diffrents pour le masculin et pour le fminin.

    Ex. masc. mouch = monsieur fm. madnme = madame d ouome = homme d fnme = femme d bfe = buf d vache vache etc..

    2 On fait prcder le nom masculin du mot mle et le nom fminin du mot fimelle pour les animaux et les vgtaux seulement.

    Ex. mle chien = chien mle papaye papayer mle. fimelle chien = chienne fimelle papaye = papayer femelle

    On emploie encore les mots mle et fimelle, papa et maman devant les noms de peuple ou de race avec un sens pjoratif.

    Ex. On dit oune mle ngue d fimelles indjins oune papa arabe trois mamans indjins

    On change la terminaison du masculin pour former le fminin. Ex. masc. marchand fm. marchande

    ngue ngresse directeur directrice.

    La distinction des genres ne se marque pas autrement; parce que l'article est invariable quant au genre; et la plupart des noms n'ont qu'une seule et mme forme pour le masculin et le fminin.

    Toutefois, les noms franais transposs en guyanais y conservent leur genre.

    LE NOMBRE. Il y dans les noms deux nombres: le singulier et le pluriel.

    Un nom est au pluriel quand il est prcd d'un adjectif numral cardinal pluriel, d'un nom collectif ou quand il est suivi de l'article dfini ya signifiant les, des.

    Ex. d zors = deux oreilles. Oune tas mangues = des mangues. Grands-mounes-ya pati = les grandes personnes sont parties.

  • 15

    On forme le puriel dans les noms en ajoutant un s au singulier. Quate ouyes = quatre yeux. Les noms termins par au, eau, tu et les sept noms en ou prennent

    un x au pluriel. Ex. sept crobeaux = sept corbeaux

    mo d jounoux = mes deux genoux. Les noms en al et ail prennent un s au pluriel Ex. diss chouvals dix chevaux

    oune quantit de travails = une quantit de travaux. Les noms composs prennent un s dans leurs deux lments Ex. mo d beaux-frs= mes deux beaux-frres

    chants-ouants-ya = les chants-huant. Emploi. Le nom peut tre sujet, complment de nom, d'adjectif,

    d'adverbe et de verbe, attribut, mis en apposition et mis en apostrophe. 1 Le nom sujet se place toujours devant le verbe, il ne s'inverse jamais. Ex. Louis pas qua travaille Louis ne travaille pas. Le nom complment dterminatif d'un autre non se juxtapose lui ;

    mais y est quelquefois reli par la prposition en marquant un rapport de matire.

    Ex. A chapeau Louis = C'est le chapeau de Louis Oune case en paille = une case en paille.

    On dit plus couramment : oune case paille.

    3 Le nom complment dterminatif d'un adjectif est reli cet adjectif par la prposition qu, signifiant, envers, de

    Ex. a ti moune-a ingrat qu so maman = Cet enfant est ingrat envers sa maman. Plein qu sabe = plein de sable.

    4 Le nom complment d'objet, d'attribution et de circonstance direct et indirect du verbe se place logiquement aprs le verbe ; et avant lui dans les inversions qui sont exceptionnelles en guyanais.

    Ex. Jean qua baille mendjant-a oune boute dipain = Jean donne au mendiant un bout de pain.

    Jean, sujet qua baille, verbe mendjant-a, complment indirect d'attribution oune boute dipain, complment direct d'objet.

    Inversion : A mendjant-a, Jean qua baille oune boute dipain = c'est au mendiant que Jean donne un bout de pain.

    5 Le nom complment d'adverbe est plac aprs ce dernier et prcd de la prposition di ou de de, ayant le mme sens ; mais trs souvent il y a ellipse de toute prposition.

  • 16

    Ex. On dit : beaucoup de cases ou beaucoup cases = beaucoup de cases oune tas de fgnants ou oune tas fgnants = un las de fai-

    I nants. trop di sodats ou trope sodats = trop de soldais.

    6 Le nom attribut se place toujours aprs Le nom ou le pronom sujet auquel l'unissent les verbes attributifs suivants : sa = tre, nommin = nommer, prend pou ou cou = prendre pour ou comme, passer pou ou cou = passer pour ou comme, gader pou ou cou = considrer pour ou comme. Ex. Mo fr Paul, maon, m mo cousin Joseph sa oune charpentier,

    Mo fr Paul = mon frre Paul, sujet de sa, sous entendu maon = maon, attribut de frre Paul

    mo cousin Joseph = mon cousin Joseph, sujet de sa sa est verbe

    oune charpentier == un charpentier attribut de cousin Joseph Jean qua gader Louis cou so mate Jean considre Louis comme son matre ; mate, attribut de Louis.

    REMARQUE IMPORTANTE. Pratiquement. il y a presque toujours ellipse du verbe sa devant le nom attribut ; mais les particules conjugatives: t, qu etc..., sont obligatoirement employs pour marquer le pass, le futur ou le conditionnel.

    Ainsi on dit ordinairement : au Prsent: mo maon; mais on pourrait dire aussi mo sa maon = je suis

    [maon

    au Pass : mo t maon d" mo t sa maon = jetais, je fus au Futur : mo qu maon d mo qu sa maon =je serai maon au Conditionnel: mo lgu maon d mo tqu sa maon = je serais maon

    7 Le nom mis en apposition un autre nom en est spar par une virgule, il est toujours encadr par la locution adverbiale : a.. min-minme, qui signifie : ce, cette ou ces... sans pareils .

    Ex. Marcel, a rou fgnant-a min-minme, pas qu roumin = Marcel, ce roi fainant sans pareil, ne bougera pas. Ca roue fgnant, apposition

    Marcel. REMARQUE : le nom peut tre mis en apposition un pronom

    personnel qui le suit Ex. Rous vols ys = c'est eux les rois de

    voleurs. 8 Le nom mis en apostrophe sert appeler, interpeller, et trs

    souvent il est suivi du O vocatif. Ex. Lon 0, vine ici Lon, viens ici Pitit moune, pas fait ou polisson qu mo = Enfant, ne vous montrez pas

    impertinent envers moi.

  • 17

    II. L'ARTICLE.

    L'article, en guyanais, ne varie qu'en nombre, il ne fait donc pas con-natre le genre des noms qu'il dtermine.

    On trouve en guyanais, deux sortes d'articles : l'article dfini et l'article indfini.

    Article dfini. Il y a deux espces d'articles dfinis les articles dfinis simples et les articles dfinis contracts.

    Simples. Les articles dfinis simples se placent toujours aprs le nom dtermin ou aprs son complment (nom prcd de de, adjectif ou proposition relative) et auquel ils sont relis par un trait d'union. Ce sont :

    la ou } signifiant : } pour le pluriel et pour le singulier

    a{ { le la l' ; et - ya ) signifiant : les

    Ex. lglise-a = l'glise pigeon blanc-a = le pigeon blanc lglises-ya = les glises chapeau Marce!-a = le chapeau de Marcel.

    Remarques I. Aujourd'hui on emploie plus communment a que la.

    II L'article a, plac aprs un verbe ayant pour sujet l'une des expressions : mo qui = moi qui nous qui = nous qui

    to qui = toi qui ous qui, zles qui = vous qui li qui = lui, elle qui ys qui = eux, elles qui, est tou-

    jours expltif c'est--dire ne se traduit pas, il ne sert qu' marquer l'intrt que prend le sujet.

    Ex. Ys qui qua paier a, ys capons pass lapins = Eux qui parlent sont plus poltrons que des lapins.

    III. L'article dfini ajoute naturellement la dtermination un sens dmonstratif qui la rend plus prcise qu'en franais; autrement dit, on ne place jamais d'article dfini, aprs un nom pris dans un sens gnral et in-dtermin.

    Ex. Si l'on dit :

    Pitit moun joli, cela signifie : l'enfant en gnral, tout enfant est joli sens vague; mais en ajoutant au nom: pit t moune l'article-a, le sens devient: pitit moune-a joli = l'enfant, cet enfant que je montre ou dout je parle,

    sens prcis.

    IV. Les articles-a et-ya modifient le sens de la phrase suivant qu'ils sont placs aprs te nom ou aprs son pithte.

    Ex. robe-a courte signifie : la robe (est) courte ; mais robe courte-a veut dire : la robe qui est courte et non une autre.

  • 18

    Contractes. Les articles dfinis contracts se composent de deux particules encadrant le nom complt, ce sont

    Singulier : ..................-a = au di.............-a du, de la, de l'

    Pluriel : ......................-ya = aux di................-ya = des.

    Ex. Jean crit, Gouverneur- = Jean a crit au Gouverneur Mo qua penser soldatsya = Je pense aux soldats vou di bf-a bien faible = La voix du buf est bien faible cris di crobeaux-ya nervants=les cris du corbeaux sont nervants

    REMARQUE I. On trouve encore, en guyanais, i'article contract au, employ uniquement aprs le verbe aller.

    Ex. Paul qua aller au quai, au stade, etc..

    II. Dans le laugage usuel, on supprime la particule prpositive et di des articles contracts, sauf aprs le verbe penser o le est obligatoire.

    Ex. Jean crit Gouverneur-a = Jean a crit au Gouverneur vou bfe-a = la voix du buf cris crobeaux ya = les cris des corbeaux.

    Dans ces cas, la confusion des articles contracts avec les articles simples serait possible. Pour l'viter, il suffit de se rappeler que l'article dfini simple ou contract ne dtermine que le nom aprs lequel il est plac et auquel il est reli par un trait d'union. Si donc les articles - a ou - ya se trouvent aprs deux noms juxtaposs, ils ne peuvent dterminer que le dernier et sont contracts.

    III. L'ADJECTIF

    Il y a eu guyanais 6 sortes d'adjectifs qui sont : Les adjectifs qualificatifs, dmonstratifs, possessifs, numraux, indfinis

    et interrogatifs. RGLE GNRALE. Les adjectifs, comme les articles, s'accordent en

    nombre ; mais ne varient pas en genre ; c'est--dire qu'ils ont une seule et mme forme pour le masculin et le fminin, part les exceptions ci-aprs.

    1 ADJECTIFS QUALIFICATIFS Font exception la rgle gnrale d'accord, les adjectifs qualificatifs

    termins au masculin par : i qui font leur fminin en e eur qui font leur fminin en euse in qui fout leur fminin igne Ex. pitit ouome (masc) = petit homme ; pitit fume (fm) = petite

    femme ; a marchand-a voleur = ce marchand est voleur ; a marchande-l voleuse = celte marchande est voleuse ; pitit garon-a malin = le petit garon est malin ; pitit fie-a maligne la petite fille est maligne ; oune joli chapeau (masc) = un joli chapeau ; oune jolie robe (fm) = une jolie robe.

  • 19

    DEGRS DE COMPARAISON. On distingue en guyanais, comme en franais, trois degrs de comparaison dans les adjectifs : le positif, le com-paratif et le superlatif.

    POSITIF. Le positif est l'adjectif mme.

    Ex. Jean intelligent (positif) = Jean (est) intelligent.

    COMPARATIF. - Le comparatif est l'adjectif avec une comparaison. Il existe 3 sortes de comparatifs : 1 Le comparatif d'galit qui s'tablit par aussi... qui aussi .. que Ex. Paul aussi ft qui Edouard = Paul est aussi fort que Edouard. 2 le comparatif ds supriorit qui se forme par pis. qui = plus... que Ex. Maurice pis intelligent qui Joseph = Maurice (est) plus intelligent

    que Joseph.

    3 Le comparatif d'infriorit qu'on tablit par moins... qui=moins ..que Ex. La Guyane moins grand qui Brsil La Guyane (est) moins grande

    que le Rrsil.

    Superlatif. Le superlatif est la qualit porte un trs haut degr ; soit avec comparaison, c'est le Superlatif relatif ; soit sans comparaison et c'est le Superlatif absolu.

    1 Superlatif relatif Le superlatif relatif est form par: Singulier Pluriel

    a) a moins... a est le moins a moins... ya sont les moins b) a pis... a = est le plus a pis... ya = sont les plus Bien souvent on remplace les articles a et ya par : di nous toutes = de nous tous, toutes ou d'eutre nous di zotes toutes = de vous tous, toutes ou d'entre vous di ys toutes = d'eux tous, d'elles toutes ou d'entre eux, elles Dans le langage courant, on dit par abrviation a moins... a, a pis... a ;

    a moins... ya ; a pis... ya au lieu de a moins..., a pis... etc. Ex. Paris a pis belle ville-a = Paris est la plus belle ville

    Lon a moins brave di zotes toutes Lon est le moins brave de vous tous Mangues ranne-amlie a pis sucrs-ya Les mangues reine-amlie sout les plus sucres

    On fait quelquefois prcder pis plus, d'un adjectif possessif

    Ex. A so pis vilain chapeau = c'est son plus vilain chapeau a y pis bel linge = c'est leur plus beau linge

    Superlatif absolu. Le superlatif absolu se forme en plaant trs devant l'adjectif, ou en le faisant suivre de mnme = trs

    Ex. Pied palmisse-a trs grand = le palmier (est) trs grand Paul fgnant minme = Paul (est) trs fainant

  • 20

    REMARQUE I. Eu Guyanais, quand on veut exprimer une qualit porte un degr incomparable, on rpte 3 ou 4 fois le qualificatif.

    Ex. Lam- t grand, grand, grand = Cette mer tait trs, trs, trs grande

    REMARQUE II. bon a deux comparatifs irrguliers: pimign = meilleur et pis bon = meilleur Ex. Jeau pimigno qui Alfred = Jean (est) meilleur que Alfred ou Jean pi bon qui Alfred = Jean (est) meilleur que Alfred

    Emploi et place. L'adjectif qualificatif peut tre pithte ou attribut, et employ comme nom ou adverbe.

    1 L'adjectif qualificatif pilhte se place avant ou aprs le nom qua-lifi: Ex. nnne gris-a = l'ne gris oune joli zozo = un joli oiseau.

    2 L'adjectif qualificatif attribut se place toujours aprs le nom qualifi. Il devient verbe et se conjugue,

    Ex. Lonce lasse Lonce est las Lonce t lasse = Lonce tait las Lonce tqu lasse si li l travaille = Lonce serait las s'il

    avait travaill. Le qualificatif est encore attribut aprs les verbes attributtifs suivants :

    Vine ou vini = devenir Ex. Paulette vini belle = Paillette est de-venue belle

    trouver = trouver Mo qua trouver li bien dlure = je la trouve bien dlure.

    passer pou ou cou = passer pour ou comme Ex. li qua passer pour intelligent = elle passe pour intelligente,

    gader pou ou cou = considrer pour ou comme. Employ comme nom, l'adjectif qualificatif peut tre: sujet, compl-

    ment dterminatif d'un nom ou complment d'un verbe. Ex. sujet Fgnant pas gain zamis = le paresseux n'a pas d'amis

    complment de nom Henri fait oune coup di sauvage Henri a l'ait un coup d sauvage,

    complment de verbe ft soulager malheureux il faut secourir les malheureux.

    4 Employ comme adverbe, l'adjectif se place immdiatement, aprs le verbe qu'il modifie.

    Ex. Edouard qua paler ft = Edouard parle fort

    ADJECTIFS DEMONSTRATIFS Les adjectif dmonstratifs sont :

    Singulier Pluriel a... - i ce, cette, ce..ci, ce...l, a... -la j cette...ci, celle...l

    a... -ya ces...ci ces.. l

  • 21 Ex. a live- = ce livre, ce livre-ci, ce livre l

    a montes-y = ces montres, ces montres-ci, ces montres-l Remarque. les l et y des adjectifs dmonstratifs pren-

    nent un accent grave qui les diffrencie des a, la et ya articles qui n'en ont pas.

    ADJECTIFS POSSESSIFS Les adjectifs possessifs sont, pour les 2 genres et les 2 nombres

    1 personne : mo = mon, ma, mes Nous = notre, nos 2 - d - : to = ton, la, tes ) o. ztes = votre, vos S - d - : so = son, sa, ses y leur, leurs

    Ex. Mo chapeau nve = mon chapeau est neuf Toute mo doutes = tous mes doigts.

    REMARQUE I. Ou emploi o au lieu de to par politesse, quand il n'y a qu'un possesseur.

    II. On emploie zote quand il y a plusieurs possesseurs. Ex. mouch, o chouval pati = Monsieur votre cheval est parti

    messis zte chouvals pati messieurs, vos chevaux sont partis. REMARQUE III. Exceptionnellement, le guyanais fait usage de mes.

    On le trouve dans les expressions exclamatives ex : mes enfants ! mes zamis !

    REMARQUE IV. Pour dterminer davantage le nom prcd d'un adjeclit possessif, on le fait suivre souvent des articles dfinis a, la et ya qui prennent le sens de : que voici, que voil ou bien dont je parle, que je montre.

    Ex. Mo chapeau a pas joli = mon chapeau (que voici, ou voil) n'est pas joli.

    to plumes ya pas bons = tes plumes (celles dont je parle) ne sont pas bonnes.

    REMARQUE V. Aprs : toute moune, chaque moune, chaque... et chacun faisant fonction de sujets, on emploie y avec le sens de son. sa ses ou de les suivis d'un nom.

    Ex. toute moune qua fait y zaffais = tout le monde fait ses affaires chaque moune gain y tracas chacun a ses tracas.

    ADJECTIFS NUMERAUX

    Les adjectifs numraux cardinaux servent compter et les. adjectifs numraux ordinaux marquent l'ordre, le rang.

    En guyanais, les adjectifs cardinaux sont les mmes qu'en franais, l'exception de :

    un, une qui se dit oune dix qui se dit diss deux, qui se dit d quatre d quate Ex. mo gain oune live = j'ai un livre diss boules = dix boules m to, to gain d mais toi, tu en as deux,

  • 22

    Exceptionnellement, on emploie in devant quelques noms ; ainsi on dit : in franc = un franc et non oune franc.

    Les adjectifs ordinaux sont aussi les mmes qu'en franais sauf : pre-mier, premire qui se disent : prmi, deuxime qui se dit : dzinme et dernier qui se dit dergn.

    Dans tous, la terminaison ime devient : ienme et se prononce ien-me. Ex. Ernestine prmi et Julie troisiume = Ernestine est premire et

    Julie troisime.

    ADJECTIFS INDEFINIS Les adjectifs indfinis sont : auquine aucune aucun chaque = chaque moo = quelques mnme = mme oune note = un autre, une autre plusieurs = plusieurs tel = tel, telle toute, toutes = ton!, toute tous, toutes Ex. Tel papa, tel pitite = tel pre, tel enfant

    Moo coups qua tomber = quelques coups pleuvent.

    ADJECTIFS INTERROGATIFS U n'y a qu'un adjectif interrogatif : qui, pour les 2 genres et les 2

    nombres. Ex. Qui lh li a ? = Quelle l'heure est-il ?

    Qui live to qua lit-a ? = Quel livre, lis-tu?

    IV LES PRONOMS Il y a 6 sortes de pronoms : les pronoms personnels, dmonstratifs,

    possessifs, indfinis et interrogatifs qui, comme les adjectifs, varient en nombre ; mais jamais en genre.

    1 PRONOMS PERSONNELS Les pronoms personnels ne sont autres que les adjectifs possessifs ;

    sauf so 3e personne du singulier qui devient li. Ce sont: Singulier Pluriel

    1re personne mo je, me, moi 1re personne nous = nous, nous moi

    2e (to = tu, te, toi, toi, 2e } ous = vous, vous 2e { tou=toi, toi { ztes = vous, a vous

    3e li il, elle, lui, elle, 3e Ys = ils, elles, eux, elle, lui, elle eux, elles.

  • 23

    En ajoutant l'adjectif mnme aux pronoms personnels, on obtient les pronoms personnels composs suivants :

    1re pers. mo minme = moi-mme to-minme = toi-mme tou-minme= toi-mme li-minme = lui-mme, elle

    mme

    pers. nous-minmes = nous-mmes ous-minme ( vous-mme ztes-minmes { vous-mmes ys-minmes = eux-mmes,

    elles-mmes. REMARQUES. Par dformation, le pronom personnel franais il est

    devenu i dans les verbes impersonnel suivants. i-faut = il faut i parat = il parait i-se peut = il se peut

    H Au lieu de to = tu, le, toi, toi, on emploie : 1 tou = toi, loi, uniquement comme complment et dans un

    sens injurieux, et mprisant 2 ous = vous, vous, par politesse et par respect Ex. Ys pas bezoin tou = on n'a besoin de toi maman, papa qua appeler ous, = maman, papa vous appelle III Mo, to, nous, ous, ztes, ys sont tantt adjectifs possessifs,

    tantt pronoms personnels. Ils sont adjectifs devant les noms ; et pronoms devant ou aprs un verbe. D'autre part ; les adjeciifs possessifs : o, zte et y ne prennent pas de s et de plus o s'crit avec un

    9e 9e

    mo prix-ya jolis = mes prix sont beaux on robe blanc Adjectifs

    possessifs

    mo gain d prix ous crit o papa Pronoms

    personnels

    1 pers. 2 pers. 3 pers.

    Ex.

    votre robe est blanche y souliers sales leurs souliers sont sales

    = foi deux prix vous avez crit votre pre

    ys pas ouler y souliers = ils ne veulent pas de leurs souliers

    REMARQUE IV. Les pronoms personnels rflchis sont forms par les adjectifs possessifs suivis du mot : c corps. Ce sont

    Singulier: Pluriel: mo-c = me 1 pers nous-cs = nous to-c == te 2* pers. o c ; ztes-cs= vous so-c == se, lui, elle 3 pers. y-cs = se, eux, elles

    Mo gader mo-c = je me suis regard to gader to c = tu /'es regard ys gader y-cs = ils se sont regards

    REMARQUE V. Aprs la locution verbale: a di qui signifie: c'est , les pronoms personnels ont le sens des pronoms possessifs

  • 24

    Singulier : Pluriel : 1 pers. a di mo = c'est moi, 1 pers, a di nous = c'est nous,

    c'est le mien, la mienne etc. c'est le notre 2 pers. a di to = c'est toi, 2 pers. a di ous, zotes = c'est

    c'est le tien, la tienne etc. vous, c'est le votre 3 pers. a di li = c'est lui, 3 pers. a di ys = c'est eux,

    elle, c'est le sien... elles, c'est le leur...

    Par abrviation on dit : a di au lieu de : a di a di mo, a di to, a di ztes,... etc..

    REMARQUE VI. Mo-c, to c, so-c etc... veulent dire encore: pour moi, pour loi, pour lui, elle etc.. dans les expressions zaffais m-c, zaffais to c, zaffais y c signifient tant pis pour moi..., pour toi..,, pour elles.

    2 PRONOMS DEMONSTRATIFS

    Il existe un pronom dmonstratif simple qui est : a= ce, ceci, cela J singulier : a-l = celui-ci, celui-la, celle-ci ,celle-la et deux pr. dm. comp. j pluriel : a-ya = ceux-ci, ceux-l, celles-ci,celles-l

    Ex. couler a mo qua dit to - coute ce que je te dis. m souliers, a-l a pis joli-a, m a-y pis chs = Voil des sou-liers, celui-ci est le plus beau ; mais ceux-l sont les plus chers.

    REMARQUE.Aux pronoms dmonstratifs, il convient d'ajouter les deux locutions conjonctives suivantes :

    con qui signifie ceci et conha n cela l'A. oune dit mo con, oute-l dit mo conhan l'un m'a dit ceci,

    l'autre m'a dit cela.

    3 PRONOMS RELATIFS Il n'y a qu'un pronom relatif, sujet c'est qui qui. Il se place toujours

    immdiatement aprs son antcdent.

    Ex. bf qui r'er mou ! a pas li qui pis soufe sa le boeuf qui a cri mou ! n'est ; as celui qui a le plus soif.

    Les pronoms relatifs complments sont : -a, pluriel -ya signifiant : que, dont, et placs aprs le verbe, quia : quoi. qu li-a signifiant : qui (employ seulement aprs le verbe parler) -a d : qui (employ aprs tout autre verbe) quia d : quoi di quia d : de quoi qui laquelle d" : lequel, laquelle, lesquel'es, lesquels.

  • 25

    REMARQUE. Tous les pronoms relatifs complments se placent tou-jours aprs le verbe complt ou aprs son complment quand c'est un nom ou un pronom.

    Ex. zozos mo ou-ya = les oiseaux que j'ai vus fnmc mo qua parler ous-a la femme dont je vous parle fnme mo qua ou so chapeau-a = la femme dont je vois le cha-

    peau officier mo paler qu li-a = l'officier qui j'ai parl a onome, mo dver mo lavie a = cet homme qui je dois la vie mo pas saver quia li qua penser = je ne sais a quoi il pense pssnne pas saver di quia dimain qu faite = personne ne sait de quoi demain sera t'ait Lonard pas saver quia pou dit = Lonard ne sait quoi dire di a d chimins ya, qui laquelle pou mo prend de ces deux chemins, lequel dois-je prendre ?

    4 PRONOMS POSSESSIFS

    Les pronoms possessifs sont forms des adjectifs possessifs et du suffixe pat = part Ce sont :

    Singulier Pluriel 1re pers. mopat = le mien, la mien

    ne, les miens, les miennes 2 topat = le tien 3e sopat = le sien

    1re pers. noupat le ntre, la ntre, les ntres

    2e p. oupat, ztpatle,la votre, les vt. 3e p. ypat = le, la leur, les leurs

    Ex : a cahiers-ya a di mo, m zlepat ces cahiers sont moi voici les vtres

    5 PRONOMS INDFINIS

    Les pronoms indfinis sont : auquine = aucun, aucune pssnne = personne arien ou engnein = rien plusieurs = plusieurs autrui = autrui oune nte = un, une autre certain = certain, certaine oute-la = l'autre chaquin = chacun, chacune tel = tel, telle, tels, telles intel = un tel, une telle toute, toutes = tout, tous, toutes oune...oute = l'un. l'autre telquel = tel quel, telle quelle ni oune, ni oute ni l'un, ni l'autre tous ld = tous, toutes les deux minme-la ou la minme chose = ys = on le mme, la mme tout a, = tout, tout cela rte autrui

    Ex. pssone pas vini = personne n'est venu Mo pas ouler ni oune, ni oute je ne veux ni de l'un, ni de l'autre.

  • 26

    6 PRONOMS INTERROGATIFS Les pronoms interrogalifs sont :

    Qui moune qui ? ou A qui moune qui ? = Qui ? Qui laquelle qui ? ou A qui laquelle qui ? = Quel est celui, celle, ceux celles

    qui? Qui? Ex. A qui moune qui paler-a == Qui a parl ?

    Qui laquelle qui crait ys sa majs ici-a ? Quels sont ceux qui croient qu'ils sont les majors (les maitres) ici ?

    LE VERBE Le verbe exprime 1 l'existence Ex. Louis qua vive = Louis vit

    2 l'tat Louis gain lai fatigu Louis a l'air fatigu.

    8 l'action Louis tqua travaille Louis tra-vaillait.

    Espces. Il y deux sortes de verbes quant au sens : 1 Les verbes transitifs qui ont un complment d'objet direct ou indirect; Ex. Mo content mo pye = j'aime mon pays. 2 Les verbes intransitifs qui n'ont jamais de complments d'objets : Ex. Lon mourit lanin pass-a = Lon est mort l'anne passe. Auxiliaires. En Guyanais, les auxiliaires tre et avoir n'existent pas.

    Ils sont remplacs par les parlicules conjugatives qua qu t et leurs com-poss tqua, tqu qui aident les verbes se conjuguer dans leurs temps composs et qui, devant les adjectifs qualificatifs et les adverbes de lieu, prennent la signification du verbe tre,

    S'd n'y a pas d'auxiliaires, en guyanais, on y trouve, par coutre, des semi-auxiliaires pour exprimer :

    1 soit un pass rcent : soti qui signifie venir de, Ex. Paul soti pati= Paul vient de partir. 2 soit un futur prochain : aller qui signifie tre sur le point de, Ex. Paul tqua aller drnmi = Paul allait dormir (maintenant, sur

    l'heure, tait sur le point de). 3 soit un futur lointain : divte = devoir. Ex. Paul divte river = Paul doit arriver (dans un temps lointain). Groupes. Au point de vue de la conjugaison, les verbes sont ran-

    gs en deux groupes. Au premier groupe, appartiennent tous les verbes qui ont une conjugaison complte ; et au deuxime groupe, sont les verbes dfectifs. La terminaison de l'infinitif ne fail pas connatre le groupe auquel peut tre rang un verbe.

    Voix. Les verbes se conjuguent la voix active ou a la voix prono-minale, mais non la voix passive ; puisque l'auxiliaire tre n'existe pas.

    Ex. voix active : Ernest batte so chien = Ernest a battu son chien. Voix pronominale: Ernest batte so c = Ernest s'est battu.

  • 27

    Modifications. Le verbe, lui-mme, est toujours invariable ; car il est l'infinitif au cours de toute sa conjugaison. Les variations des temps et des modes so nt indiques par les particules conjugatives ; et tes personnes et les nombres sont prciss par les mollifications du pronom personnel sujet.

    Temps. Quant la forme, il y a 2 sortes de temps : 1 Les temps simples, forms du verbe seul, et 2 Les temps composs, forms de parti-cules conjugatives et du verbe

    La conjugaison est complte quand elle comporte 12 temps en tout : 5 l'Indicatif: le prsent, te parfait, l'imparfait, le plus-que-parfait et le futur prsent.

    1 au Conditionnel : le prsent. 1 l'Impratif : le prsent. 4 au Subjonctif : le prsent, le parfait, l'imparfait et le plus-que-

    parfait 1 au Grondif : le prsent. De ces temps, 3 sont simples, dans les verbes du 1er groupe : le parfait

    de l'indicatif, le parfait du subjonctif et le grondif. Dans les verbes du 2 groupe (et c'est l que rside toute la diffren-

    ciation), il n'y a pas de parfait ni d'impratif ; el les temps simples sont : le prsent de l'indicatif, le prsent du subjonctif et le grondif.

    Quant au sens, on distingue 3 sortes de temps : le prsent, le pass el le futur. Il n'y a qu'un prsent et qu'un futur, mais il existe 3 passs-le parfait (pass simple, pass compos et pass antrieur franais) ; l'im-parfait et le plus-que-parfait.

    Formation des Temps. Le Prsent. On forme le prsent de l'indicatif des verbes du 1er groupe, en plaant devant l'infinitif la particu-le qua. Tour les verbes du 2e groupe, le prsent de l'indicatif est form par l'infinitif seul. Ex. Verbe crait = croire 1er groupe.

    mo qua crait = je crois to qua crait : tu crois li qua crait = il, elle croit

    nous qua crait = nous croyons ous, ztes qua crait = vous croyez ys qua crait = ils, elles croient.

    Verbe ouler ou par abrviation ler = vouloir 2e groupe Mo ouler ou mo ler je veux : To ouler ou to 1er = lu veux : Li ouler - li 1er-- il, elle veut:

    Nous ouler ou nous 1er = nous voulons Ous, ztes ouler-ous, ztes 1er = vous voulez yes ouler ys ler = ils, elles veulent.

    Le prsent et le pass du conditionnel, se forment aujourd'hui avec tqu devant l'infinitif ; anciennement on employait la particule twa. D'o, il existe 2 formes pour le conditionnel prsent et pass. Dans les 2 groupes de verbes, on a :

    1 une forme usuelle : Mo tqu crait = je croirais ou j'aurai cru To tqu crait = tu croirais ou aurais cru Li tqu crait = il, elle croirait ou aurait cru Nous tqu crait = nous croirions, aurions cru Ous, ztes tqu crait = vous croiriez, auriez cru ys tqu crait = ils, elles croiraient, auraient cru.

  • 28

    2 une forme archaque : Mo twa ouler ou ler = je voudrais ou aurais voulu to twa ouler ou ler = tu voudrais, aurais voulu li twa ouler ou ler = il, elle voudrait, aurait voulu Nous twa ouler ou ler = nous voudrions ou aurions voulu Ous, ztes twa ouler ou ler =- vous voudriez auriez voulu y twa ouler ou ler = ils, elles voudraient, auraient voulu.

    Particularit : Pour vouloir, on trouve une troisime forme du condi-tionnel plus limitation du franais ; mais tombe en dsutude de nos jours.

    Mo voudr je voudrais Nous voudr = nous voudrions to voudr = je voudrais ous, ztes voudr = vous voudriez , li voudr = il, elle voudrait ys voudr = ils, elles voudraient

    Le prsent de l'impratif comprend 5 personnes : Singulier Pluriel

    2 per. crait = crois 1 pers. en nous crait = croyons 2 pers. ztes crait = croyez

    3 pers. qui li crait = qu'il, elle croie 3 pers. qui ys crait = qu'ils elles croient.

    Tous les temps du subjonctif commence par qui = que. On forme le prsent du subjonctif avec qua et l'infinitif pour les verbes

    du 1er groupe, et avec l'infinitif seul pour ceux du 2e groupe. 1er groupe :

    qui mo qua crait = que je croie qui nous qua crait = que nous croyions qui to qua crait = que tu croies qui ous, ztes qua crait = que vous croyiez qui li qua crait qu'il elle croie qui ys qua crait = qu'ils, elles croient.

    2e groupe qui mo ouler ou ler = que je veuille qui to ouler ou ler que tu veuilles qui li ouler ler = qu'il, elle veuille qui nous ouler ou ler = que nous voulions qui ous, ztes ouler ou ler = que vous vouliez qui ys ouler ou ler qu'ils, elles veuillent

    FUTUR. On forme, aujourd'hui, le futur en mettant qu devant l'infinitif, ; mais dans l'ancier guyanais en employait wa 1 forme usuelle: mo qu crait = je croirai to qu crait = tu croiras li qu crait = il, elle croira

    nous qu crait = nous croirons ous, ztes que crait = vous croirez ys qu crait = ils, elles croiront

    2e forme archaque . forme archaque mo wa crait = je croirai to wa crait = tu croirai li wa crait =

    nous wa crait = nous croirons ous, ztes wa crait = vous croirez ys wa crait = ils ou elles croiront

  • 29

    PASS. Pour les verbes du 1er groupe, on forme:

    1le parfait de l'indicatif et du subjonctif avec l'infinitif seul 2 l'imparfait d avec tiqua devant l'infinitif 3 le plus-que-parfait d" avec t d

    Peur les verbes du 2e groupe, qui n'ont pas de parfait, la formation de l'imparfait et du plus-que-parfait est la mme que pour le 1er groupe.

    PARFAIT de L'INDICATIF du 1er Groupe:

    nous crait nous crmes, nous avons cru, nous emes cru

    ous, ztes crait = vous crtes, vous avez etes cru

    ys crait = ils, elles crrent, ont, eurent cr

    mo crait = je crus, j'ai cru, j'eus cru

    to crait = tu crus, tu as cru, eus cru

    li crait = il, elle crut, il, elle a cru, il, elle eut cru

    IMPARFAIT pour les 2 groupes:

    mo tqua ouler ou ler = je voulais to tqua ouler ou ler = tu voulais li tqua ouler ou ler = il, elle voulait nous, tqua ouler ou ler = nous voulions ous, ztes tqua ouler ou 1er = vous vouliez ys tqua ouler ou ler = ils, elles voulaient.

    PARFAIT du SUBJONCTIF du 1er groupe

    qui mo crait = que j'aie cru qui to crait que tu aies cru qui li crait qu'il, elle ait cru

    PLUS-QUE-PARFAIT de L'INDICATIF pour les 2 groupes:

    mo t ouler ou ler = j'avais voulu to t ouler ou ler = tu avais voulu li l ouler ou ler = il, elle avais voulu nous t ouler ou ler = nous avions voulu ous, ztes t ouler ou ler = vous aviez voulu ys t ouler ou ler = ils avaient voulu

    PLUS-QUE-PARFAIT du Subjonctif pour les 2 groupes:

    qui mo t crait = que j'eusse cru qui to t crait = que tu eusses cru qui li t crait = qu'il, elle et cru qui nous t crait = que nous eussions cru qui ous, zotes t crait = que vous vous eussiez cru qui ys t crait = qu'ils, elles eussent cru

    qui nous crait = que nous ayons cru qui ous, ztes crait =qe vous ayez cru qui ys crait = qu'ils, elles aient cru

  • 30

    GERONDIF. Le grondif se forme avec le participe prsent du verbe franais dont le verbe guyanais, est la traduction prcd de en.

    Ex. Verbe crait = croire, grondif : en croyant ouler = vouloir, grondif: en voulant ou = voir, grondif : eu voyant.

    PARTICIPE PASS. Les verbes guyanais n'ont pas de participe pass.

    INFINITIF Les verbes sont termins l'infinitif par er, i, it, end, in ut, ou, ve et . Ces terminaisons n'indiquent pas les conjugaisons aux= quelles appartiennent les verbes. Une grande pratique seule, est capable de les bien dterminer.

    MODES. Il y a 5 modes dans les verbes dont 4 sont personnels. Les modes personnels sont: l'indicatif, le conditionnel, l'impratif, et

    le subjonctif. Le mode impersonnel est le grondif

    Paradigmes des congugaisons

    Voix active. 1er groupe. Type : Aller.

    MODE INDICATIF PRSENT

    Mo qua aller = Je vais To qua aller = Tu vas Li qua aller = Il ou elle va Nous qua aller = Nous allons Ztes qua aller = Vous allez Ys qua aller = Il ou elle va

    IMPARFAIT

    Mo tqua aller = J'allais To tqua aller = Tu allais Li tqua aller = Il ou elle allait Nous tqua aller = Nous allions Ztes tqua aller = Vous alliez Ys tqua aller = Ils ou elles allaient

    PARFAIT

    Mo aller = J'allai ou suis all To aller = Tu allas ou es all Li aller = Il ou elle alla ou est all Nous aller = Nous allmes ou sommes alls Ztes aller = Vous alltes ou tes alls Ys aller = Ils ou elles allrent ou sont alls

    PLUS-QUE-PARFAIT

    Mo t aller J'tais all ou fus all To t aller tu = tais all ou fus all Li t aller = Ils ou elles tait all ou fut all Nous t aller = Nous tions alls ou fmes alls Ztes t aller = Vous tiez alls ou ftes alls Ys t aller = Ils ou elles taient alls ou furent alls

  • 31

    FUTUR

    Forme usuelle Forme archaque Mo qu aller Mo wa aller = J'irai To qu aller To wa aller = Tu iras Li qu aller Li wa aller = Il ou elle ira Nous qu aller Nous wa aller Nous irons Ztes qu aller Ztes wa aller = Vous irez Ys qu aller Ys wa aller = Ils ou elles iront

    MODE CONDITIONNEL

    PRSENT ET PASS

    Forme usuelle Forcme archaque

    Mo tqu aller Mo twa aller = J'irais ou serais all' To tqu aller To twa aller = Tu irais ou serais all Li tqu aller Li twa aller = IL ou elle irait ou serait all Nous tqu aller Nous twa aller = Nous irions ou serions all Zotes tqu aller Ztes twa alier = Vous iriez ou seriez alls Ys tqu aller Ys twa aller = Ils ou elles iraient ou seraient alls

    MODE IMPRATIF Singulier Pluriel

    9e pers aller - Va 1re pers En nous aller = allons 2e pers. aller = va 2e pers Ztes aller =

    3e p. qui li aller = Qu'il ou qu'elle aille 3e pers. Qui ys aller = Qu'ils ou qu'elles aillent

    MODE SUBJONCTIF

    PRSENT

    Qui mo qua aller = Que j'aille Qui to qua aller = Que tu ailles Qui li qua aller = Qu'il ou qu'elle aille Qui nous qua aller = Que nous allions Qui ztes qua aller = Que vous alliez Qui ys qua aller = Qu'ils ou elles aillent

    PASS

    Qui mo aller = Que je sois all Qui to aller = Que tu sois all Qui li alier = Qu'il ou qu'elle soit all Qui nous aller = Que nous soyons alls Qui ztes aller = Que vous soyez alls Qui ys aller = Qu'ils ou qu'elles soient alls

  • 32

    IMPARFAIT

    Qui mo tqua aller Que j'allasse Qui to tqua aller = Que tu allasses Qui li tqua aller = Qu'il ou qu'elle allai Qui DOUS tqua aller = Que nous allassions Qui /(Mes tqua aller = Que vous allassiez Qui ys tqua aller = Qu'ils ou qu'elles allassent

    PLUS-QUE-PARFAIT

    Qui mo t aller = Que je fusse all Qui to t aller := Que tu fusses all Qui li t aller Qu'il ou qu'elle tt alle Qui nous t aller = Que nous fussions alls Qui ztes t aller = Que vous fussiez alls Qui ys t aller = Qu'ils ou qu'elles fussent alls

    GRONDIF

    En allant En allant

    2e Groupe Type : Ouler, par abrviation 1er = Vouloir (sans parfait, ni impratif)

    1 MODE INDICATIF

    PRSENT

    Mo ouler ou mo ler je veux Nous ouler ou nous ler nous vou-I Ions

    To ouler ou to 1er = tu veux Ztes ouler ou ztes ler = vous vou-I lez

    Li ouler ou li 1er = il ou elle veut Ys ouler ou ys ler = Ils ou elles I veulent

    IMPARFAIT

    Mo tqua ouler ou tqua ler = je voulais To tqua ouler ou tqua ler = tu voulais Li tqua ouler ou tqua ler = il ou elle voulait Nous tqua ouler ou lqua ler = nous voulions Ztes tqua ouler ou tqua ler = vous vouliez Ys tqua ouler ou tqua ler = ils ou elles voulaient

    PLUS QUE PARFAIT Mo t ouler ou t ler = j'avais voulu To t ouler ou t ler = tu avais voulu Li t ouler ou t ler = il ou elle avait voulu Nous t ouler ou t ler == Nous avions voulu Ztes t ouler ou t ler = vous aviez voulu Ys t ouler ou t ler = ils ou elles avaient voulu

  • 33

    FUTUR

    Forme usuelle Mo qu ouler ou ler Nous qu ouler ou ler To qu ouler ou ler Ztes qu ouler ou ler Li qu ouler ou ler Ys qu ouler ou ler

    Forme archaque Mo wa ouler ou ler = je voudrai To wa ouler ou ler = tu voudras Li wa ouler ou ler = il ou elle voudra Nous wa ouler on ler = uous voudrons Ztes wa ouler ou ler = vous voudrez Ys wa ouler ou ler = ils ou elles voudront

    2 MODE CONDITIONNEL PRSENT ET PASS

    Forme usuelle Mo tqu ouler ou ler Nous tqu ouler ou ler To tqu ouler ou ler Ztes tqu ouler ou ler Li tqu ouler ou ler Yes tqu ouler ou ler

    Forme archaque Mo twa ouler ou ler = je voudrais ou j'aurais voulu To twa ouler ou ler = tu voudrais ou tu aurais voulu Li twa ouler ou ler = il ou elle voudrait ou il ou elle aurait voulu Nous twa ouler ou ler = nous voudrions ou nous aurions voulu Ztes twa ouler ou ler = vous voudriez ou vous auriez voulu Ys twa ouler ou ler = ils ou elles voudraient ou ils ou elles au-

    I raieut voulu 3 MODE SUBJONCTIF

    PRSENT

    Qui mo ouler ou ler = que je veuille Qui to ouler ou ler ou ler = que tu veuilles Oui li ouler ou ler = qu'il ou qu'elle veuille

    Qui nous ouler ou ler = que nous voulions Oui ztes ouler ou ler = que vous vouliez Qui ys ouler ou ler = qu ils ou qu elles veuillent

    IMPARFAIT

    Qui mo tqua ouler ou ler = que je voulusse Qui to tqua ouler = que tu voulusses Qui li tqua ouler ou ler = qu'il ou qu'elle voult Qui nous tqua ouler ou ler = que uous voulussions Qui ztes tqua ouler ou ler = que vous voulussiez Qui ys tqua ouler ou ler = qu'ils ou qu'elles voulussent

  • 34

    PLUS-QUE PARFAIT Oui mo t ouler ou ler = que j'eusse voulu Qui to t ouler ou ler que tu eusses voulu Oui li te ouler ou ler = qu'il ou qu'elle et voulu Oui nous t ouier ou ler = que nous eussions voulu Oui ztes t ouler ou ler = que vous eussiez voulu Oui ys t ouler ou ler = qu'ils ou qu'elles eussent voulu

    4e GRONDIF Lu voulant = Lu voulant

    Conjugaison ngative et interrogative Pour conjuguer un verbe la forme ngative, il faut placer la ngation simple: pas, aprs le pronom ou le nom sujet.

    Verbe: Pas travaille = ne pas travailler 1er MODE INDICATIF

    PRSENT Mo pas qua travaille = je ne travaille pas To pas qua travaille = tu ne travailles pus Li pas qua travaille = Il ou elle ne travaille pas Nous pas qua travaille = Nous ne travaillons pas Ztes pas qua travaille = Vous ne travaillez pas Ys pas qua travaille = Ils ou elles ne travaillent pas

    IMPARFAIT Mo pas tqua travaille = Je ne travaillais pas To pas tqua travaille = Tu ne travaillais pas Li pas tqua travail = Il ou elle ne travaillait pas Nous pas tqua travaille = Nous ne travaillions pas Ztes pas tqua travaille = Vous ne travailliez pas Ys pas tequa travaille = Ils ou elles ne travaillaient pas

    PARFAIT

    Mo pas travaille = Je ne travaillai pas ou je n'ai pas travaill To pas travaille = Tu ne travaillas pas ou tu n'as pas travaill Li pas travaille = Il ou elle ne travailla pas ou n'a pas travaill Nous pas travaille = Nous ne travaillmes pas ou n'avons pas travaill Ztes pas travaille = Vous ne travailltes pas ou n'avez pas travaill Ys pas travaille = Ils ou elles ne travaillrent pas ou n'ont pas travaill

    PLUS-QUE-PARFAIT Mo pas t travaille = Je n'avais pas travaill To pas te travaille = Tu n'avais pas travaill Li pas t travaille = il ou elle n'avait pas travaill Nous pas t travaille = Nous n'avions pas travaill Ztes pas t travaille = Vous n'aviez pas travaill Ys pas t travaille = Ils ou elles n'avaient pas travaill

  • 35 FUTUR

    Mo pas que travaille = Je ne travaillerai pas To pas qu travaille = Ta ne travailleras pas Li pas qu travaille = Il ou elle ne travaillera pas Nous pas qu travaille = Nous ne travaillerons pas Ztes pas qu travaille = Vous ne travaillerez pas Ys pas que travaille = Ils ou elles ne travailleront pas

    2e MODE CONDITIONNEL PRSENT ET PASS

    Mo pas tqu travaille = Je ne travaillerais pas ou je n'aurais pas travaill To pas tqu travaille = tu ne travaillerais pas ou tu n'aurais pas travaill Li pas tqu travail le = Il ou elle ne travaillerait pas ou Il ou elle n'aurait pas

    I travaill Nous pas tqu trauvaille = Nous ne travaillerions pas ou aurions pas travaill Ztes pas tqu travaille = Vous ne travailleriez pas ou n'auriez pas travaill Ys pas tqu travaille = Ils ou elles ne travailleraient pas ou n'auraient pas

    [ travaill 3e MODE IMPRATIF

    PRESENT

    Singulier Pluriel 2 pers. pas travaille = ne travaille 1re pers. En nous pas travaille = Ne

    pas travaillons pas 3e pers. qui li pas travaille = qu'il 2e pers. Ztes pas travaille = Ne tra-

    ne travaille pas vaillez pas 3e pers. Qui ys pas travaille = qu'ils

    ou qu'elles ne travaillent pas 4e MODE SUBJONCTIF

    PRESENT

    Qui mo pas qua travaille = que je ne travaille pas Qui to pas qua travaille = que tu ne travailles pas Qui li pas qua travaille = qu'il ou elle ne travaille pas Qui nous pas qua travaille = que nous ne travaillions pas Qui ztes pas qua travaille = que vous ne travailliez pas Qui ys pas qua travaille = qu'ils ou elles ne travaillent pas

    PARFAIT

    Qui mo pas travaille = que je n'aie pas travaill Qui to pas travaille = que tu n'aies pas travaill Qui li pas travaille = qu'il ou elle n'ait pas travaill Qui nous pas travaille = que nous n'ayons pas travaill Qui ztes pas travaille = que vous n'ayez pas travaill Qui ys pas travaille = qu'ils ou elles n'aient pas travaill

  • 36

    IMPARFAIT

    Qui mo pas tqua travaille. = que je ne travaillasse pas Qui to pas tqua travaille = que tu ne travaillasses pas Qui li pas tqua travaille qu'il ou elle ne travaillt pas Qui nous pas lqua travaille que nous ne travaillassions pas Qui zotes pas tequa travaille = que uous ne travaillassiez pas Qui ys pas tqua travaille qu'ils ou elles ne travaillassent pas

    PLUS-QUE-PARFAIT

    Qui mo pas l travaille = que je n'eusse pas travaill Qui to pas t travaille que tu n'eusses pas travaill Qui li pas t travaille = qu'il ou elle n'et pas travaill Qui nous pas t travaille = que nous n'eussions pas travaill Qui ztes pas t travaille = que vous n'eussiez pas travaill Qui ys pas t travaille = qu'ils ou elles n'eussent pas travaill

    GRONDIF En ne travaillant pas = en ne travaillant pas

    la forme interrogative on fait toujours prcder le verbe de l'expression est-ce... ? signifiant est-ce que... ?

    Ex. Est-ce mo qua gain ? = Est-ce que je gagne ? Est-ce to t travaille ? = Avais-tu travaill ? Est-ce Jean qu pati ? = Jean partira-t-il ? Est-ce Lon tqu vine, si li t sav a tqua entende li = Lon

    serait-il venu s'il avait su ce qui l'attendait ? Dans la forme ngative interrogative, on intercale le sujet, nom ou pro-

    nom, entre les deux tenues de l'expression : est-ce... pas..? signifiant : est-ce que... ne pas. .?

    Ex. Tti dit lapin : Est ce mo pas gain to ? = La tortue dit au lapin : Est-ce que je ne t'ai pas gagne ?

    Est-ce mo pas tqu trapper to, si mo pas t miser ? = Est-ce que je ne t'aurais pas rejoint si je ne n'avais pas mus ?

    Rponde lapin-a = a repondu le lapin

    Verbe ETRE = Diffrentes faons de le traduire Le verbe attributif tre se traduit :

    par le verbe sa qui n'est jamais auxiliaire. On fait usage de sa devant un nom ou un pronom ; mais jamais devant un adjectif ;

    2 par l'adjectif qualificatif attribut que l'on conjugue sur sa ; 3 par l'adverbe de lieu modifiant le verbe tre et que l'on conjugue

    aussi sur sa. Ex. : Paul sa sodat = Paul est soldat

    Paul t malade = Paul tait malade Paul qu loin = Paul sera loin

  • 37

    1 Verbe : SA dfectif 1 MODE INDICATIF

    PRSENT

    Mo sa = Je suis To sa = Tu es Li sa = li ou elle est Nous sa = Nous sommes Ztes sa = Vous tes Ys sa = Ils ou elles sont

    PARFAIT Mo t sa = J'tais, je fus, j'ai t To t sa = Tu es, tu tais tu as t Li t sa = Il ou elle tait, fut, a t Nous t sa = Nous tions, fmes, avons t Ztes t sa = Vous tiez, ftes, avez t Ys t sa = Ils ou elles taient, furent, ont t

    forme usuelle Mo qu sa To qu sa Li qu sa Nous qu sa Ztes qu sa Ys qu sa

    FUTUR

    Forme archaque Mo wa sa To wa sa

    Li wa sa Nous wa sa Ztes wa sa Ys wa sa

    = Je serai = Tu seras = Il ou elle sera

    = Nous serons = Vous serez = Ils ou elles seront

    Forme usuelle

    Mo tqu fa To tqu sa Li tqu sa Nous tqu sa Zles tqu sa Ys tqu sa

    2 MODE CONDITIONNEL PRSENT ET PASS

    Forme archaque

    Mo twa sa = Je serais ou aurais t To lwa sa = Tu serais ou aurais t Li twa sa = Il ou elle serait ou aurait t Nous twa sa = Nous serions ou aurions t Ztes twa sa = Vous seriez ou auriez t Ys twa sa = Ils ou elles seraient ou auraient t

    3 MODE IMPRATIF

    PRESENT

    Singulier 2e pers : Sa = Sois 3e pers : Oui li sa =Qu'il ou elle soit ,

  • 38

    Pluriel 1 pers : En nous sa = Soyons 2e pers : Ztes sa = Soyez 3e pers : Qui ys sa = Qu' ils ou qu'elles soient

    GRONDIF Etant Etant

    2 Verbe malade = Etre malade 2 MODE INDICATIF

    PRESENT

    Mo malade = Je suis malade To malade = Tu es malade Li malade = Il ou elle est malade Nous malades == Nous sommes malades Ztes malades = Vous tes malades Ys malades = Ils ou elles sont malades

    Mo qua malade = Je deviens malade To qua malade = Tu deviens malade Li qua malade = Il ou elle devient malade Nous qua malades = Nous devonons malades Ztes qua malades = Vous devenez malade Ys qua malades = Ils ou elles deviennent malades

    PARFAIT Mo t malade = J'tais, je fus, j'ai t malade To t malade Tu tais, tu fus, lu as t malade Li t malade = Il ou c le tait, fut, a t malade Nous te malades = Nous tions, fmes, avons t malades Ztes t malades = Vous tiez, ftes, avez t malades Y es t malades = Ils ou elles taient, furent, avaient t malades Mo tqua malade = Je devenais malade To tqua malade = Tu devenais malade Li tqua malade = Il ou elle devenait malade Nous tqua malades = Nous devenions malades Ztes tqua malades Nous deveniez malades Ys lqua malade = Ils ou elles devenaient malades

    FUTUR

    To qu malade

    Forme usuelle Mo qu malade

    Forme archaque Mo wa malade = Je serai malade To wa malade = Tu seras malade

    Li qu malade Li wa malade = Il ou elle sera malade Nous qu malades Ztes qu malades Ys qua malades

    Nous wa mrlades = Nous serons malades Ztes wa malades = Vous serez malades Ys wa malades = Ils ou elles seront malades

  • 39

    2 MODE CONDITIONNEL

    PRESENT ET PASSE

    Forme usuelle

    Mo tqu malade To t tu malade Li tqu malade Nous tqu malades Ztes tqu malades Yes tqu malades

    Forme archaque Mo twa malade = Je serais ou aurais t malade To twa malade = Tu serais ou aurais t malade Li twa malade = Il ou elle serait ou aurait t malade Nous twa malades = Nous serions ou aurions t malades Ztes twa malades = Vous seriez ou auriez t malades Ys twa malades Ils ou cilles seraient ou auraient t malades

    8 MODE IMPRATIF

    PRESENT

    Singulier 2e pers : Malade = Sois malade 3e pers : Qui li malade = Qu'il ou qu'elle soit malade

    Pluriel 1re pers : En nous malades = Soyons malades 2e pers : Zotes malades = Soyez malades 3e pers : Qui yes malades sa nu its ou qu'elles soient malades

    4 MODE SUBJONCTIF

    PRSENT

    Qui mo malade que je sois malade Qui to malade = que tu sois malade Qui li malade = qu'il ou qu'elle soit malade Qui nous malades = que nous soyons malades Qui ztes malades = que vous soyez malades Qui ys malades - qu'ils ou qu'elles soient malades

    Qui mo qua malade = que je devienne malade Qui to qua malade = que tu deviennes malade Qui li qua malade = qu'il ou quelle devienne malade Qui nous qua malades = que nous devenions malades Qui zotes qua malades = que vous deveniez malades Qui ys qua malades = qu'ils ou qu'elles deviennent malades

  • 40

    IMPARFAIT

    Qui mo tqua malade = que je fusse malade Qui to lqua malade = que tu fusses malade Qui li tqua malade = qu il ou qu'elle ft malade Qui nous tqua malades = que nous fussions malades Qui ztes tqua malades = que vous fussiez malades Qui ys lqua malades = qu'ils ou qu'elles fussent malades

    PASS FT PLUS-QUE-PARFAIT

    Qui mo t malade = que j'aie t ou eusse t malade Qui to t malade = que tu aies t ou eusses t malade Qui li t malade = qu'il ou qu'elle ai; t ou et t malade Qui nous t malades = que nous ayons t ou eussions t malade Qui ztes l malades = que vous ayez t ou eussiez t malades Qui ys t malades = qu'ils ou qu'elles aient t ou eussent t malades

    5e GERONDIF Etant malade = Etant malade

    3 Verbe LOIN = Etre loin

    1 MODE INDICATIF

    PRSENT

    Mo loin = je suis loin Mo qua loin = je me liens loin To loin = tu es loin To qua loin = tu le tiens loin Li loin = il ou elle est loin Li qua loin = il ou elle se tient loin Nous loin = nous sommes loin Nous qua loin = nous nous tenons loin Ztes loin = vous tes loin Ztes qua loin = vous vous tenez loin Ys loin = ils ou elles sont loin Yes qua loin= ils ou elles se tiennent loin

    PARFAIT Mo t loin = j'tais, je fus ou j'ai t loin To l loin = tu tais, tu fus ou tu as t loin Li t loin = il ou elle tait, fut ou a t loin Nous l loin = nous tions, fmes ou avons t loin Ztes t loin = vous tiez, ftes ou avez t loin Ys t loin = ils ou elles taient, furent ou ont t loin

    Mo tqua loin To tqua loin Li lqua loin Nous tqua loin Ztes tequa loin Ys tqua loin

    je me tenais loin tu te tenais loin il se tenait loin nous nous tenions loin vous vous teniez loin ils ou elles se tenaient loin

  • 41

    FUTUR

    Forme usuelle Forme archaque Mo qu loin Mo wa loin = je serai loin To que loin To wa foin = tu seras loin Li qu loin Li wa loin il ou elle sera loin Nous qu loin Nous wa loin = nous serons loin Ztes qu loin Ztes wa loin = vous serez loin Ys qu loin Ys wa loin = ils ou elles seront loin

    2 MODE CONDITIONNEL

    PRSENT PASS

    Forme usuelle Forme archaque Mo tqu loin Mo twa loin = je serais ou aurais t loin To tqu loin To twa loin = tu serais ou aurais t loin Li tqu loin Li twa loin = il ou elle serait ou aurait t loin Nous tqu loin Nous twa loin = nous serions ou aurions t loin Ztes tqu loin Ztes twa loin = vous seriez ou auriez t loin Ys tqu loin Yes twa loin = ils ou elles seraient ou auraient t loin

    3 MODE SUBJONCTIF

    PRSENT

    Oui mo loin = que je sois loin Qui io loin = que tu sois loin Qui li loin = qu'il ou qu'elle soit loin Qui nous loin = que nous soyons loin

    Qui ztes loin = que vous soyez loin Qui ys loin qu'ils ou qu'elles soient loin

    IMPARFAIT

    Qui mo tqua loin = que je fusse loin Qui to tqua loin = que tu fusses loin Qui li lqua loin = qu'il ou qu'elle ft loin Qni nous tqua loin = que nous fussions loin Qui ztes tqua loin = que vous fussiez loin Qui yes tqua loin = qu'ils ou qu'elles fussent loin

    PASS ET PLUS-QUE-PARFAIT

    Qui mo t loin = que j'aie t ou eusse t loin Qui to t loin = quo tu aies t ou eusses t loin

    Qui li t loin = qu'il ou qu'elle ait t ou et t loin Qui nous t loin = que nous ayons t ou eussions t loin Qui ztes t loin = que vous ayez t ou eussiez t loin Qui ys t loin = qu'ils ou qu'elles aient t ou eussent t loin

    4 GERONDIF En tant loin = En tant loin

  • 42

    Voix Pronominale Les verbes pronominaux sont ceux qui soni accompagns de pronoms

    personnels rflchis reprsentant la mme per sonne que le sujet

    Ex. Robert qua tchouer so c peu li prmi = Robert se tue pour tre premier.

    Un verbe la voix pronominale se conjugue comme un verbe la voix active ; mais le pronom rflchi suit toujours le verbe.

    Verbe pronominal rflchi Type: Gader so c = Se regarda

    1 MODE INDICATIF

    PRSENT

    Mo qua gader mo co = Je me regarde To qua gader to c = Tu te regardes Li qua gader so c = Il ou elle se regarde Nous qua gader nous cs = Nous nous regardons Ztes qua gader zte cs = Vous vous regardez Ys qua gader y cs = Ils ou elles se regardent

    IMPARFAIT

    Mo tqua dader mo c = Je me regardais To tqua gader to c = Tu tu regardais Li tqua garder so.c = Il ou elle se regardait Nous tqua gader nous cs = Nous nous regardions Ztes tqua gader zte cs = Vous vous regardiez Ys tqua gader y cs = Ils ou elles se regardaient

    PARFAIT

    Mo gader mo c = Je me regardai ou me suis regard To gader to c = Tu te regardas t'es regard Li gader so c = Il ou elle se regarda s'est regard Nous gader nous cs = Nous nous regardmes nous sommes regards Ztes gader zte cs =z Vous vous regardtes vous tes regards Ys gader y cs = Ils ou elles se regardrent se sont regards

    PLUS QUE PARFAIT

    Mo t gader mo c = Je m'tais regard To t gader to c = Tu t'tais regard Li t gader so c = Il ou elle s'tait regard Nous t gader nous cs = Nous nous tions regards Ztes l gader zte cs = Vous vous tiez regards Ys t gader y cs = Ils ou elles s'taient regards

  • 43

    FUTUR

    Forme usuelle Forme archaque Mo qu gader mo c Mo wa gader mo c = Je me regarderai To qu gader to c To wa gader to c = Tu te regarderas Li qu ga 1er so c Li wa garder so c = Il ou elle se regardera Nous qu gader nous cs Nous wa gader nous cs = Nous nous regarderons Ztes qu gader zte cs Ztes wa gader zte cs = Vous vous regarderez Ys qu gader y cs Ys wa gader y cs= Ils ou elles se regarderont

    2e MODE CONDITIONNEL

    PRSENT ET PASS

    Forme usuelle * Mo tqu gader mo c Nous tqu gader nous cs To tqu gader to c Ztes tqu gader zte cs Li tqu gader so c Ys tequ gader y c

    Forme archaque Mo twa gader mo c = Je me regarderais me serais regard To twa gader to c = Tu te regarderais te serais regard Li twa gader so c = Il ou elle se regarderait se serait regard Nous twa gader nous cs = Nous nous regarderions-nous serions regards Ztes twa gader zte cs = Vous vous regarderiezvous seriez regards Ys twa gader y cs = Ils ou elles se regarderaient se seraient regards

    3e MODE IMPERATIF Ringulier

    2e pers : Gader to c = Regarde-toi 3e : Qui li gader so c = Qu'il ou elle se regarde

    Pluriel

    1e pers : En nous gader nous cs = Regardons-nous 2e : Gader zte cs = Regardez-vous 3e : Qui ys gader y cs = Qu'ils ou elles se regardent

    4e MODE SUBJONCTIF

    PRSENT

    Que je me regarde Que tu te regardes Qu'il ou elle se regarde Que nous nous regardions Que vous vous regardiez Qu'ils ou elles se regardent

    Qui mo qua gader mo c = Qui to qua gader to c Qui li qua gader so c Qui nous qua gader nous cs= Qui ztes qua gader zte cs = Qui ys qua gader y cs

  • 44 PASS

    Qui mo gader mo c = Que je me sois regard Qui to gader to c = Que tu te sois regard Qui li gader so c = Qu'il ou elle se soit regard Qui nous gader nous cs= Que nous nous soyons regards Qui ztes gader zte cs = Que vous vous soyez regards Qui ys gader y cs = Qu'ils ou elles se soient regards

    IMPARFAIT

    Qui mo tqua gader mo c = Que je me regardasse Qui to tqua gader to c Que tu le regardasses Qui li tqua gader so c = Qu'il ou elle se regardt * Qui nous tqua gader nous cs= Que nous nous regardassions Qui ztes tqua gader zte cs = Que vous vous regardassiez Qui ys toqua gader y cs = Qu'ils ou elles se regardassent

    PLUS QUE PARFAIT

    Qui mo l gader mo c = Que je me fusse regard Qui to t gader to c = Que tu te fusses regard Qui li t gader so c = Q 'il ou elle se ft regard Qui nous t gader nous cs = Que nous nous fussions regards Qui ztes t gader zote cs = Que vous vous fassiez regards Qui ys t gader y cs = Qu'ils ou elles se fussent regards

    Les verbes pronominaux rciproques n'existent pas en guyanais. Pour en rendre l'ide on a recours des priphrases :

    Ainsi pour dire: Paul et Louis se regardent, on dit: Paul qua gader Louis, Louis qua gader Paul = Paul regarde Louis,

    Louis regarde Paul ou bien : Paul qu Louis qua gader y compangnins = Paul et Louis regardent l'un, l'autre.

    Pour dire : Nous nous parlons, on dit :

    Ho qua paler qu li. li qua paler qu mo = Je parle avec lui, il parle avec moi ou bien : Nous qua paier qu nous compangnins = Nous parlons l'un, l'autre.

    A cette rgle le verbe Briga Se Battre, de forme active; mais de sens pronominal rciproque, lait seul exception.

    Ex. : Paul qu Louis qua briga, signifie: Paul et Louis se battent Nous qua briga Nous nous battons

    Mais pour conjuguer Briga la forme rflchie, il faut lui ajouter les pronoms rflchis: que mo-c = avec moi qu nous cs = avec nous qu to-c = avec loi qu zte cs = avec vous qu so-c = avec lui ou elle qu y cs = avec eux, elles

  • 45

    Ex. : Mo qua briga qu mo c = Je me bats To qua briga qu to c = Tu le bats Li qua briga que so c = Il ou elle se bal Nous qua briga que nous cs = Nous nous battons Ztes qua briga qu ztes cs = Vous vous battez Ys qua briga qu ys cs = lis ou elles se battent.

    Voix Passive Les verbes ne se conjuguent pas la voix passive, eu guyanais. On

    y remplace les verbes passifs par des verbes actifs ayant pour sujet On, que l'on rend en guyanais par Ys.

    Ex. : Paul est battu se tourne par: On bat Paul = Ys qua balte Paul J'tais vo! se tourne par: On me volait = Ys tqua vl mo

    Verbes Impersonnels Les verbes impersonnels guyauais sont :

    i.faut = il faut li sembler = il semble i-parait = il parat li probabe = il est probable i-se peut = il se peut

    Forme Affirmative 1 MODE INDICATIF

    PRSENT IMPARFAIT

    i-faut qui = Il faut que i-fall qui = Il fallait que i-parait qui = il faut que li-t sembler qui = Il semblait que i se peut qui =Il se peut que li t probabe qui= Il tait probable que li-sembler qui = il semble que li-probabe qui = Il est probable que

    FUTUR

    i-faudra qui = Il faudra que

    2 MODE CONDITIONNEL 3 MODE IMPRATIF i-faudr qui = IL faudrait que Ft = Il faut que i-paraitr qui = Il paratrait que

    Forme ngative et dubitative des verbes impersonnels. MODE INDICATIF.

    PRSENT IMPARFAIT i faut pas qui =Il ne faut pas que i fall pas = Il ne fallait pas i parait pas qui= Il ne parait pas que li pas t sembler= Il ne semblait que li pas sembler qui = Il ne semble pas que li pas t qua sembler = d li pas probable qui =Il n'estpas probable que si li t fall= s'il fallait

  • 46

    FUTUR i faudra pas = Il ne faudra pas si-faudra = s'il faudra

    MODE CONDITIONNEL, i-faudr pas = Il ne faudrait pas si faudr = s'il faudrait

    MODE IMPRATIF. Ft pas = Il ne faut pas

    Il y a se reud en guyanais par : li gain ou li gangnin Il n'y a pas se rend en guyanais par : li pas gain, li pas gangnin ou gnanpoint Il fait chaud d : li qua fait chaud II (ait froid d : li qua fait frais Il pleut d : laplie qua tomber Il neige d : la neige qua tomber

    La forme d'incidence : dit-il, dit-elle, se traduit par diti. Ex. Dimain, diti, mo qu vini ou to = Demain, dit-il ou dit-elle,

    je viendrai ie voir. C'est que se rend par c que

    Ex. Cque mo pas saver paler amricain = C'est que je ne sais pas parler amricain.

    Le verbe impersonnel c'est, se traduit par le pronom dmonstratif : a qui se conjugue sur le verbe sa = tre.

    Dans le langage usuel on dit a au lieu de a, par abrvation du verbe a = c'est.

    MODE INDICATIF PRSENT IMPARFAIT PLUS QUE PARFAIT

    a ou a = c'est a t ou a t = c'tait a tqua ou a tqua= 'avait t FUTUR

    Forme usuelle Forme archaque a qu ou a qu a wa ou a wa = ce sera

    2) MODE CONDITIONNEL. Forme usuelle Forme archaque

    a tqu ou a tqu a twa ou a twa=ce serait ou c'aurait t

    3) MODE SUBJONCTIF. PRSENT IMPARFAIT

    Qui a ou qui a = que ce soit qui a tqua ou qui a tqua = que ce ft PLUS QUE PARFAIT

    Qui a t ou qui a t = que c'et t.

  • 47

    Emploi des temps et des modes INDICATIF

    PRSENT.-- Le prsent de l'Indicatif indique une action qui se fait au moment o l'on parle.

    Ex. Mo qua crit = j'cris. Mais sert en outre. 1 exprimer uue vrit de tous les temps. Ex. Solye qua limin pou toute moune = Le soleil luit pour tout le

    monde. 2 remplacer le futur quand l'action est donne comme certaine ou

    comme consquence d'une autre action. LA. Jules qua river dimain = Jules arrive demain.

    Si to roumin, mo qua tirer = Si tu bouges, je tire, IMPARFAIT. L'Imparfait indique qu'une action passe durait encore

    pendant qu'une autre galement passe avait lieu. En somme, c'est le prsent dans le pass. Fx. Quand to vini, mo tqua fit = Quand tu es venu, je lisais.

    Mais en outre, il sert : 1 exprimer une habitude du pass. Fx. Longtemps, quand grand moune tqua paler, pitit moune tqua

    caouca = Autrefois, quand les grandes personnes parlaient, les enfants se taisaient.

    2 indiquer la dure d'un fait dans le pass. Ex. D coqs tqua vive en p endans oune poulailler, quand oune

    poule river = Deux coqs vivaient en paix dans un poulailler, quand une poule arriva.

    3 indiquer une action future dans le pass et par suite d'un condi-tionnel.

    Es. to tqua river jod'la, mo tiqua pati dimain. tu arriverais aujourdhui, je partais le lendemain.

    PARFAIT. Le parfait, en guyanais, remplace le pass simple, le pass compos et le pass antrieur franais. Il indique une action passe, com-pltement coule, un moment dtermin.

    Ex. Ouue jou, b oune lac = Un jour, au bord d'un lac Oune serpent piquer Simac = Un serpent piqua Simac a ous crait qui river ? = Que croyez-vous qui arriva'! a serpent-a qui crever = C'est le serpent qui creva

    Mais il peut prendre la valeur d'un prsent pour exprimer une vrit tire de l'exprience.

    Ex. Tout temps pitits toujous payer pou grands De tout temps, les petits ont toujours pay pour les grands

  • 48

    PLUS-QUE-PARFAIT. Le plus-que-parfait indique qu'une action est passe avant une autre galement passe. C'est le passe du pass.

    Ex. mo t fini manger quand to river j'avais fini de manger, quand tu es arriv.

    FUTUR. Le futur indique un fait qui doit avoir lieu dans un temps venir; plus ou moins loign.

    Ex. Alfred qu pati ladj = Alfred partira la guerre. Mais pour indiquer un proche avenir, on se sert du semi-auxiliaire

    aller, et pour un avenir lointain de divte = devoir. Ex. Paul qua aller dromi = Paul va dormir (est sur le point de) Louis divte river Louis doit arriver. Le futur s'emploie quelquefois pour l'Impratif. Ex. to pas qu prend engnein ici-a, et to qu pati cou to vine tu ne prendras rien ici, et tu partiras comme tu es venu.

    II CONDITIONNEL

    En guyanais, il n'y a qu'un temps du conditionnel qui est mis pour le prsent et le pass.

    Le Conditionnel : 1 indique qu'une action se fera moyennant une condition. Ex. Thomas tqu trait si li tqua cu =Thomas croirait s'il voyait. 2 s'emploie dans certaines phrases interrogatives ou exclamatives Ex. Ous tqu ouler vini qu nous ? Vous voudriez venir avec nous? Qui tqu jin trait a ! = Qui croirait jamais cela !

    III IMPRATIF

    L'impratif prsente l'action comme un ordre excuter ou comme une dfense respecter.

    Ex. Pas procher lam, tchouler, tchouler to c = N'approche pas, Mort, recule, recule toi !

    Mais il peut en outre exprimer : 1 soit une concession Ex. dit a ou 1er mo pas qua crait ous = dites ce que vous voulez,

    je ne vous crois pas. 2) uue supposition

    Ex. batte-li, insulter-li, li qu rouvine enc = battez-le, insultez-le, il reviendra encore.

    IV. SUBJONCTIF

    En guyanais, le subjonctif a quelquefois le sens de l'Impratif et comme lui, il sert exprimer une obligation, un ordre ou une dfense.

    On emploie le subjonctif : 4) aprs les verbes qui expriment la volont, le commandement, le

    dsir, la crainte, le doute, le souhait.

  • 49

    Ex. Mo ouler qui to river avant li = je veux que tu arrives avant lui. Papa qua souhaiter qui Jean reut = Papa souhaite que Jean rus-sisse.

    2) aprs les verbes impersonnels : i-faut = il faut, i-parait = il parait i-se peut = il se peut, li-sembler = il semble, li-suffit = il suffit ;

    Ex. li qua sembler qui Joseph pas gain envie di aller a ladj-a = il semble que Joseph n'ait pas curie d'aller cette guerre, i-fall qui mo t ou pou mo t crait = il fallait que je visse pour que je crusse, i-se peut qui li qua vine = il se peut qu'il vienne.

    REMARQUE. i-faut qui devient l'impratif ft, aprs lequel on n'emploie ni qui mis pour que, ni aucune particule conjugative.

    Ex. Fot to pati = il faut que tu partes. 3) aprs un verbe la forme ngative :

    Ex. pssnne pas qua douter qui Allis-ya qua gain la victoire = per-sonne ne doute que les Allis gagnent la victoire.

    4) aprs une interrogation :

    Ex. Est-ce to qua penser qui nous qu pati dimain ? = Est-ce que tu penses que nous partirons demain ?

    5) aprs les expressions: a sel = c'est le seul, a pis = c'est le plus a promi = c'est le premier, a dergn c'est lo dernier.

    Ex. Paoline a promi moune qui trouver lo la Guyane = Paoline est la premire personne qui ait trouv de lor en Guyane.

    6) aprs les locutions conjonctives suivantes : en moins qui = moins que pou = pour que envant avant que pou p qui = pour peu que bien qui = bien que pouvique = pourvu que

    suppos qui = suppos que Ex. beaucoup dissang que couler enc, avant ladj-a fini = beaucoup

    de sang coulera encore, avant que celte guerre soit finie.

    RGLES DE LA CONCORDANCE DES TEMPS

    Emploi des temps du Subjonctif

    1 PRSENT ET PASS

    Quand le verbe de la proposition principale est un temps prsent ou au futur:

    a) On met le verbe de la subordonne au Prsent du subjonctif, si l'on veut exprimer une action prsente ou future

    Ex. mo qua douter qui Jean qua vine sa Je doute que Jean vienne b) on met le verbe de la subordonne au pass du subjonctif, si l'on veut exprimer une action passe

    Ex. mo pas crait qui li pati = je ne croit pas qu'il soit parti,

  • 50

    2 IMPARFAIT ET PLUS-QUE-PARFAIT

    Quand le verbe de la principale est un temps pass ou au conditionnel

    a) on met le verbe de la subordonne l'imparfait du subjonctif si l'on veut exprimer une action prsente ou future.

    Ex. i-faudr qui ys tqua couvri toutes cases bitation en bardeaux = Il faudrait que l'on couvrit toutes les cases de la campagne eu bardeaux.

    b) on met le verbe de la subordonne au plus-que-parfait du subjonc-tif pour exprimer une action passe.

    Ex. avant qui Allis-ya t dbarquer en Italie, Mussolini t demission-ner dj = avant que les Allis eussent debarqu en Italie, Mussolini avait dj demissionn.

    EMPLOI DE L'INFINITIF

    Bien souvent, on remplace un subjonctif par un infinitif Ainsi au lieu de dire : Mo papa tqua ler qui mo pati mon pre voulait que je partisse Nous tqua tender zozos-ya qui tqua chanter = nous entendions les

    oiseaux qui chantaient On dit plus simplement : Mo papa tqua er mo pati = mon pre voulait me (faire) partir Nous tqua tender zozos-ya chanter = nous entendions chanter les

    oiseaux.

    REGLE GNRALE.- En guyanais. plus qu'en aucune autre langue, le temps de la principale attire un temps similaire de la subordonne.

    L'ADVERBE

    Les principaux adverbes sont :

    1 Les adverbes de manire :

    bien, mal, ainsi, cou = comme, ensembe = ensemble, tout bonnement, coument = comment, jistement justement, si mplement, conea = ainsi, comme ceci, ; conhan = ainsi comme cela = tant bien que mal, tout = tout fait, mut.

    REMARQUE I, Cona et conhan sont tantt pronoms dmonstratifs, tantt adverbes de manire,

    REMARQUE II. Les degrs de comparaison des adverbes de manire se forment de La mme faon que ceux des adjectifs correspondants :

    Ex. Positif doucement supriorit... pis doucement qui ou dou-

    [cement pass Comparatif de

    galit ......................... aussi doucement qui inferiorit ...........................moins doucement qui

  • 51 de superiorit ...................... pis doucement a relatif

    d'inferiorit ......................... moins doucement a Superlatif