THE COSTUME OF CHINA COSTUMES DE LA CHINE ... Thibet, il portait, suspendue أ  son chapeau, une...

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  • William ALEXANDER

    THE COSTUME OF CHINA

    COSTUMES DE LA CHINE

  • à partir de

    THE COSTUME OF CHINA, illustrated in forty-eight coloured engravings. par William ALEXANDER (1767-1816) William Miller, Londres, 1805.

    Traduction française tirée de

    COSTUMES ET VUES DE LA CHINE, Nepveu, Paris, 1815. [c.a. : L'édition Nepveu ne comporte, traduites en français, que la moitié des légendes d'illustrations de l'ouvrage en anglais de W. Alexander. Les autres légendes ont donc été ici maintenues en anglais.]

    Édition en format texte par

    Pierre Palpant

    www.chineancienne.fr

    avril 2014

  • TABLE DES ILLUSTRATIONS

    Portrait de Van-Ta-Jin — Paysan entouré de sa famille — Pagode près de Sou-tcheou — Barque de voyage de Van-ta-jin — Fantassin chinois (ou tigre

    de guerre) — Dîner d'hommes employés au halage des bateaux — Pont près de Sou-Tcheou — Vaisseau marchand — Portrait du pourvoyeur de

    l'ambassade à Macao — Supplice de la cangue — Porte méridionale de Ting-Hai — Trois vaisseaux à l'ancre dans la rivière de Ning-po — Portrait d'un

    lama (ou bonze) — Dame chinoise avec son fils — Cimetière près de Han-tcheou-fou — Vue d'un bateau qui passe sur un plan incliné (ou glacis) —

    Soldat en grand uniforme — Groupe de paysans, jouant aux dés — Forteresse près de Tien-Sin — Vaisseau à la voile — Portrait de Tchaou-Ta-Jin, en

    grand costume — Brouette allant à la voile — A standard bearer — Palais de mandarin — Barque de mandarin — A sacrifice at the temple — A military

    station — A fishing boat — A chinese comedian — A group of Chinese, habited for rainy weather — A pagoda, or temple, for religious worship — A ship

    of war — A soldier in his common dress — A pai-lou, or triumphal arch — The punishment of the bastinado — Vessels passing through a sluice — A

    mandarin, attended by a domestic — Gamblers with fighting quails — A small idol temple, or joss-house— Portrait of sea vessels generally called junks

    — A tradesman — Soldier of Chu-San, armed with a matchlock gun— Examination of a culprit before a mandarin — View at Yang-Tcheou — Temporary

    building at Tien-sin —A funeral procession — A stone building in the form of a vessel — Fisherman and his family in a boat.

  • Portrait de Van-Ta-Jin,

    mandarin de l'ordre Militaire (ou gentilhomme) de la Chine.

    Cet officier (collègue de Tchaou-ta-Jin, mandarin attaché au

    département civil), fut chargé par l'empereur d'accompagner

    l'ambassade britannique depuis le moment de son arrivée au golfe

    de Pe-tché-li jusqu'à son départ de Canton. Van-ta-Jin était un

    homme d'un caractère hardi, généreux et aimable, et possédait, à

    un degré éminent, toutes les qualités propres à sa profession,

    étant aussi habile à tirer de l'arc qu'adroit à manier le sabre. En

    reconnaissance des services qu'il avait rendus dans les guerres du

    Thibet, il portait, suspendue à son chapeau, une plume de paon

    comme une marque extraordinaire de faveur de la part de son

    souverain, et de plus une boule de corail rouge qui distinguait son

    rang. Il est représenté ici dans son costume ordinaire, qui consiste

    dans une courte et large robe de belle toile de coton, et dans une

    veste de dessus en soie brodée. À sa ceinture pendent son

    mouchoir, son couteau, ses bâtonnets dans un étui, et des

    bourses remplies de tabac. Ses pouces sont armés de deux larges

    anneaux d'agathe, dont il se sert pour bander son arc. Le fer des

    flèches qui remplissent son carquois est de formes différentes,

    barbelé, en losange, etc. ; ses bottes sont de satin avec des

    semelles épaisses de papier, chaussure ordinaire des mandarins et

    des Chinois de distinction.

  • Paysan entouré de sa famille

    L'usage de fumer est si universellement répandu à la Chine, qu'il n'est pas

    extraordinaire de voir des jeunes filles de l'âge de douze ans prendre ce plaisir.

    La mère est habillée selon l'usage des provinces du Nord ; la pointe qui

    s'avance sur son front est de velours, orné de grains d'agathe ou de verre. Ses

    cheveux sont peignés d'une manière tellement serrée et unie, au moyen de

    l'huile dont ils sont arrosés, qu'ils ressemblent plutôt à une masse de vernis qu'à

    des cheveux. Sur le derrière de sa tête est une ganse de cuir, et le tout est réuni

    par de petites broches d'ivoire ou d'écaille. En général, l'habillement de cette

    classe du peuple, homme ou femme, consiste en nankin de diverses couleurs,

    quoiqu'on le porte plus communément teint en bleu ou en noir.

    La méthode la plus généralement adoptée par les mères qui sont

    employées dans quelque manufacture, ou livrées à des travaux

    manuels comme le passage des bateaux, etc. pour porter leurs

    enfants, est de les suspendre derrière leur dos, dans une espèce

    de sac. Il n'est pas même rare d'en voir quelquefois deux ainsi

    groupés et suspendus à leurs épaules.

    Le père porte à sa ceinture une bourse de tabac, une gaîne

    de couteau, sa pierre à fusil et un briquet, dont les Chinois se

    servent pour allumer leur pipe avec la plus grande célérité.

    L'aînée des jeunes filles a ses cheveux tressés et ramassés en un

    nœud très serré, sur le sommet de la tête : des fleurs artificielles

    y sont placées avec grâce. On la voit disposée à dîner, ayant près

    d'elle sa jatte de riz et ses bâtonnets à la main.

    On empêche les pieds des enfants de prendre de la croissance, en les emprisonnant dans de forts bandages ; les quatre doigts sont repliés sous le pied,

    comprimés avec force, et l'orteil seul en forme la pointe. Par une suite de cette coutume bizarre, le pied d'une jeune femme excède rarement cinq pouces et

    demi. Les paysans eux-mêmes se piquent de la petitesse de leurs pieds, aussi prennent-ils le plus grand soin de les orner avec des chaussures de soie brodées

    et des liens qui se croisent au-dessus de la cheville, tandis que tout le reste de leur habillement dénote la plus abjecte pauvreté.

  • Pagode (ou Tour) près de la ville de Sou-tcheou

    Ces sortes de bâtiments sont, pour ainsi dire, les traits qui caractérisent la physionomie de

    cette contrée. Leur nom chinois est Ta, et c'est improprement que les Européens les nomment

    pagodes, terme usité dans quelques parties de l'Orient pour exprimer un temple consacré à

    des usages religieux. Il ne paraît pas que ce soit la destination des Ta chinois qui semblent

    plutôt avoir été élevés dans quelque occasion particulière par des vice-rois ou de riches

    mandarins, soit pour satisfaire leur propre vanité, soit dans l'intention de transmettre leur nom

    à la postérité, et peut-être aussi par ordre des magistrats, dans le seul dessein de contribuer à

    l'embellissement du paysage.

    Ces édifices sont généralement construits en briques, et quelquefois revêtus en porcelaine,

    ayant le plus souvent neuf étages, quoique le nombre, dans quelques-uns, en soit borné à sept

    ou même cinq. À chaque étage règne une galerie où l'on peut se rendre par la fenêtre, et qui est

    couverte par un toit avancé en tuiles, d'une riche couleur jaune fortement vitrifiée ; ces tuiles

    reçoivent du soleil un éclat semblable à celui de l'or bruni. De chaque angle des toits pend une

    clochette que le vent, en l'agitant, fait résonner d'une manière qui n'est pas absolument

    désagréable. Les toits sont presque tous octogones. Cependant quelques-uns présentent une

    construction hexagonale et cylindrique. Leur circonférence diminue graduellement de la base au

    sommet ; et dans l'intérieur règne un escalier tournant, qui facilite l'ascension jusqu'à l'étage

    le plus élevé. Ils ont généralement, en hauteur, de cent à cent cinquante pieds,

    et sont indifféremment situés sur des éminences, dans des plaines, et le plus

    souvent dans les villes. Le Ta représenté par la gravure est d'une structure

    moderne ; ceux d'une architecture plus ancienne sont pour la plupart mutilés.

    Leurs toits, de tuiles grises, sont ensevelis sous la mousse ; ils ne présentent

    souvent qu'une corniche au lieu du toit avancé.

    Voyez la gravure de la pagode de Lin-Tsin, dans la relation de l'ambassade à

    la Chine, par Georges Staunton.

  • Barque de voyage du mandarin Van-ta-jin

    Comme les voyages, dans l'intérieur de la Chine, se

    font ordinairement par eau, on voit sans cesse un

    nombre prodigieux de yachts (ou barques) de

    différentes formes, employées à conduire des

    voyageurs et à transporter des marchandises.

    L'appartement du centre, dont les croisées sont

    surmontées d'un tendelet, est occupé par le

    propriétaire ; l'avant du vaisseau par ses

    domestiques ; et l'arrière partagé entre l'emplacement

    nécessaire à ce qui regarde la cuisine et celui où les

    matelots reposent.

    Barges of this kind have one large sail of matting,

    stretched out by bamboos, running horizontall