Rescape de l'Enfer

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  • RESCAPEDE LENFER

    par

    BAKAJIKA MUANA NKUBA

    EditionsParole de Vie

    La MoulieyreF - 48370 St-Germain-de-Calberte

  • Tous droits rservs

    ISBN 2-909100-00-6

    Bakajika MUANA NKUBA 1992

  • Table des matires

    Avant-Propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

    1. Mes dbuts dans la magie . . . . . . . . . . 5

    2. Le cimetire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

    3. Une profondeur en appelle une autre 36

    4. Le monde satanique etma rencontre avec Lucifer . . . . . . . . . . 55

    5. Rome, la Grande Babylone . . . . . . . . 73

    6. Ma conversion . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86

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    Avant-Propos

    Gloire, honneur, puissance, majest et actionsde grces soient rendues au Seigneur Jsus-Christ pour le don gratuit du salut mon me !

    Par la recherche de la vie facile, de la puissanceet du luxe, je suis tomb dans les filets du diable,et je my suis emml tel point que je nepouvais, de mes propres forces, faire demi-tour.Aujourdhui, par la grce bienveillante du Sei-gneur, je me suis tourn vers Son admirablelumire !

    Comment rendrai-je lEternel tous Ses bien-faits envers moi ? (Psaume 116 : 12).

    Cest ainsi que ma bouche ne se fermera point,et que je proclamerai haute voix tous Seshauts faits, car mon me sest chappe commeloiseau du filet de loiseleur ; le filet sest rompu,et nous nous sommes chapps (Psaume 124 :7).

    Mais, comme il est crit, ce sont des choses quelil na point vues, que loreille na point enten-dues, et qui ne sont point montes au cur delhomme, des choses que Dieu a prpares pourceux qui laiment (1 Corinthiens 2 : 9).

    Frre BAKAJIKA M. N.

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    Chapitre 1

    MES DEBUTS DANS LA MAGIE

    Notice biographique :

    N le 22 Septembre 1959, dans une missioncatholique MIKALAYI, au Kasa Occidental(Zare), je suis le quatrime dune famille de dixenfants, et je restai lan des garons aprs lamort de notre grand frre.

    Dix ans plus tard, en 1969, je reus mon bap-tme la paroisse Saint-Bruno KANANGA, etje fus lev dans la doctrine catholique avec unzle ardent.

    Doux et pacifique, je commenai servir lamesse l'glise. Le Cur de notre paroisse nousenrla ainsi, avec les enfants de mon ge, dansun mouvement appel Les Croiss . Ce mou-vement avait pour objectifs la vnration de lacroix et le sacrifice dvou envers la paroisse etla communaut.

    Aprs les Croiss , je passai par les Kiro etles Scouts , et je finis par tre un acolyte zlpour le service de la messe. Tout le monde faisait

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    mention de mon caractre pacifique pour meproposer de devenir prtre.

    A la mort de mon grand frre, jtais en 5primaire. Cet vnement suscita en moi unervolte psychique, car tout lespoir que ma fa-mille avait plac sur mon frre seffondra. Jesentais grandir en moi de jour en jour unsentiment de vengeance, cause de la mort demon frre. Ce sentiment grandit de plus en plusavec le temps.

    A linsu de mes parents, je me lanai dans laconsultation des ftiches et de la magie pourgagner ma vie et dcouvrir lauteur du meurtrede mon frre. Mais toutes mes dmarches nemapportrent aucune satisfaction. Cest ainsique je consultai un devin, et que je me mis parler avec les morts et les esprits en me ca-chant dans les WC. Mais cela ne me permit pasde dcouvrir lobjet de mes recherches. Cest decette manire que jouvris une porte au diablequi me tendait un pige. Jy suis tomb, car lediable avait pu planter en moi lune de sessemences : les SOUCIS.

    A la recherche du mystre

    A partir du moment o jeus des contacts avecce devin, je m'engageai dans de profondes mdi-tations. Puisque j'avais commenc par le niveau

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    lmentaire des conversations avec les espritsdans les WC., je mengageai toujours plus loindans les profondeurs de Satan.

    Pouss par un dsir effrn, je contactai, nonloin de chez nous, un jeune homme nommNTUMBA DUCOUP, qui invoquait pour sa partla Sirne (Mami Wata). Il faisait de grandsprodiges et des miracles, et fabriquait par sestechniques magiques des billets de banque, desmontres-bracelets, des bijoux de toutes sortes,dont il se servait pour la protection, lamour, lesaffaires et bien dautres choses encore. Quoi-qu'ayant vu cela et touch cela de mes mains,mon cur ne fut pas apais. Je me sentaisoblig de continuer mes recherches jusqu' ceque ma soif soit tanche.

    Je me rendais chez lui dans les heures tardivesde la nuit, et personne ne me souponnait. Il yavait cependant des gens qui me remarquaient,mais tout le monde me dfendait dans monquartier, cause de mon caractre rserv.

    Pendant tout le temps o jinvoquai la Sirne,mon dsir ne fut pas satisfait, et je ressentaistoujours ce vide en moi. Les eaux stagnantessont mangeuses dhomme , affirme le dicton.Personne ne pouvait maccuser de quoi que cesoit, car tout le monde aurait tmoign en mafaveur. Cest pour cela que jexhorte mes frres

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    et surs dans le Seigneur toujours juger parlEsprit, et non daprs les apparences (1 Corin-thiens 2 : 10-11).

    Pendant tout ce temps avec la Sirne, je fis toutpour pousser toujours plus loin mes dmar-ches. Jallai jusqu frapper la porte de grandsfticheurs renomms KANANGA, qui pou-vaient faire tomber la foudre de manire surna-turelle, et accomplir divers prodiges. Ils medemandaient par exemple de me tenir sur unecasserole en argile. La casserole ne se cassaitpas sous mon poids, mais me faisait faire le tourde la maison. Toutefois, je ne pus jamais savoirqui avait tu mon grand frre.

    Je me retirai de toutes ces choses lorsque jedcouvris quelles ne rpondaient pas maquestion. Mais je continuais toujours cher-cher, et ces recherches mentranaient toujoursplus loin dans des profondeurs tnbreuses.

    Une heureuse dcouverte :

    Le mandat du Cur que nous avions connuexpira. Deux autres Pres lui succdrent. Jedemeurais toujours un acolyte assidu, et jtaisbien compris. Puis nous accueillmes un autreCur. Il tait dorigine italienne, et apparent un prtre catholique que nous avions eu quel-ques annes auparavant. En outre, il tait l'un

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    des neveux du Pape Paul VI. Il fut vite fascinpar mon caractre et sintressa tout particuli-rement ma personne. Il aimait me faire cher-cher pour sentretenir avec moi des problmesde ma vie, de mes projets davenir, etc.

    C'tait un homme gant de taille, hospitalier etbon. Mais derrire la taille imposante de ceprtre se cachaient de trs profonds mystres.

    Un dimanche, aprs la messe, il me donnarendez-vous chez lui partir de 19 heures. Jefus ravi de me voir invit par le Pre Cur, et jemis tout en uvre pour tre ponctuel. Je savaisque nos entretiens allaient porter sur les activi-ts paroissiales. Mais les choses prirent ensuiteune autre tournure.

    Nous soupmes ensemble ce soir-l. Puis ilengagea la conversation en ces termes : Parmitous les jeunes de ton ge servant la paroisse,je t'aime beaucoup. C'est la raison pour laquelleje t'ai appel pour te parler de choses importan-tes, en vue d'orienter ta vie. Mais je me suisaperu que ta vie tait en danger, et cest ce quima pouss tappeler pour te prvenir. Tongrand frre a t tu par neuf personnes de tafamille, tous sorciers, et prsent ils sachar-nent contre toi. Je veux en consquence t'enprserver. Il me cita leurs noms. Je fus con-vaincu de la vracit de ses paroles, car certai-

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    nes de ces neuf personnes vivaient dans dautresrgions du pays, et le Cur ne les connaissaitpas.

    Je dvisageai avec avidit la figure basane duCur. Mon but tait enfin atteint ! Jtais heu-reux de dcouvrir ce que je cherchais, et jeconnaissais prsent les meurtriers de monfrre ! Mais un nouveau problme se prsentait :jtais en danger de mort. Que faire pour meprotger ? Telle fut la question que je posai auCur, aprs un temps de rflexion. Il me rpon-dit que la chose ntait pas grave, quil avait tousles moyens ncessaires pour me sauver, maisque ctait une question de discrtion.

    Je lui jurai fidlit et discrtion. Sance tenante,il me remit un petit carton de 10 cm sur 6 cm,dont le recto reprsentait un jeune garon riche-ment vtu. Sous cette image figurait linscrip-tion : Prire lEnfant Jsus de Prague. Au versotait imprime une prire, en trois squences.Je devais la rciter chaque matin mon lever, etchaque soir mon coucher, en formulant lin-tention dtre protg. Cela devait me donner lagarantie dune scurit tant spirituelle que phy-sique. Jaccordai une considration toute parti-culire la personne du Cur. Je voyais en luiun homme qui parlait avec Dieu. Javais douzeans lpoque o je fus introduit dans tous cesmystres, et jtais lve de 6 anne primaire.

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    Quelques jours plus tard, le Cur mindiqua queje pouvais utiliser cette prire pour mes tudes,de la manire suivante : je devais inscrire lesnoms de tous les lves de ma classe sur uneliste, en attribuant chacun la note de monchoix. En rcitant ensuite la prire sur la listeainsi tablie, je fixais le classement des lves.Lors de la proclamation des rsultats, ctaitcomme si le matre lisait le papier que javaisrdig lavance. Cest ainsi que jobtins tou-jours les places de mon choix.

    Jinvite donc les parents chrtiens beaucoupprier pour leurs enfants qui vont lcole. Peut-tre sont-ils intelligents, mais ne parviennent-ils pas obtenir de bonnes notes. Au lieu devous en prendre eux, priez plutt pour eux, carvous ne savez pas quelle puissance diaboliqueils peuvent tre soumis. La prire est la plusgrande puissance sur cette terre.

    Je me rjouissais beaucoup de cette merveilleusedcouverte, que le Cur appelait : la seule vri-table forme de la magie. Lorsque je lentendisprononcer le mot magie, je dsirai en savoirplus, car je croyais que ctait Dieu qui agissaitainsi en notre faveur. Il me dit simplement de lelaisser faire, pour que je dcouvre le secret de lavie facile.

    Voici dans quels liens je me t