Recueil de nouvelles fantastiques 4 - Acad£©mie de ... VAN GOGH Vincent (1853-1890)...

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Transcript of Recueil de nouvelles fantastiques 4 - Acad£©mie de ... VAN GOGH Vincent (1853-1890)...

  • Recueil

    de

    nouvelles

    fantastiques

    4ème4

    Illustration Picto.

  • Ecrire à la manière de Théophile GAUTIER, dans La Cafetière…

  • Voici les peintures

    qui ont inspiré les élèves

    Berthe-Marie-Pauline MORISOT (1841-1895) Jeune fille dans le parc

    1888-1893 Peinture, toile, peinture à l'huile

    Hauteur 90 ; Largeur 81 ; Hauteur avec cadre en cm 105 Musée des Augustins, Toulouse

  • VAN GOGH Vincent (1853-1890) Auportrait à l’oreille bandée, 1889.

    BLANCHE Jacques-Emile (1861-1942) Portrait de Marcel Proust, 1892

    Huile sur toile H. 73,5 ; L. 60,5 cm musée d'Orsay, Paris.

  • J'étais invité chez un ami pour une partie de chasse et en raison de la pluie, j'arrivai au coucher du soleil. Fatigué du trajet, je demandai à mon hôte, après un repas fructueux, de me guider vers ma chambre. Il me montra la chambre au fond du couloir et me dit qu’elle était pour moi. Je m’y rendis et en la voyant, je fus troublé par son sombre décor. Elle était faiblement éclairée à la lueur d’une seule et unique bougie. Les murs étaient pleins de tableaux plus bizarres les uns que les autres. Je m’allongeai sur le lit très inconfortable et grinçant. Je m’efforçais de dormir, mais à cause de l’inconfort du lit, je n’y arrivais pas. Je me mis donc, toujours allongé sur le lit, à regarder les tableaux. Certains montraient des scènes de guerre sanglantes et d’autres des hommes aux visages très sombres. Rien de très gai.

    Soudain, j’aperçus dans une vive lumière une peinture qui m’avait d’abord échappé.

    C’était le portrait d’une femme. Elle était très belle. Elle avait une très belle robe à rayures et un haut d’un orange vif. Sa peau était magnifiquement blanche et luisait à la lumière. Ses cheveux étaient d’un roux flamboyant et ses yeux d’un bleu attirant. On eut presque l’impression de voir la mer dans ses yeux. Son nez était d’une finesse époustouflante. Ses joues pourpres reflétaient tout le charme de sa beauté. Les coins ridés de sa bouche semblaient nous montrer que ce personnage très élégant souriait souvent. Le décor autour était tout bonnement féérique. La nature la faisait si bien ressortir. L’on voyait toutes sortes de plantes exotiques. On aurait presque cru qu’elle était allée chercher des plantes de tous endroits. C’était comme si elle faisait partie de la nature et qu’en cherchant des plantes, le peintre avait trouvé la perle rare. Le banc sur lequel elle était assise la cadrait si bien dans le décor qu’elle semblait en faire partie. L’ensemble montrait l’incroyable habileté du peintre à dessiner les traits de la dame.

    Minuit sonna ses douze coups, m’éveillant à la douce pensée de la jeune dame. J’essayai de m’endormir mais sans succès. Mon regard tomba de nouveau sur le portrait et je jure l’avoir vu bouger. La lumière de la bougie devint de plus en plus vive jusqu'à m’aveugler. Quand je rouvris les yeux, la dame était sortie de son tableau. Cette vision me remplit d’horreur et la suite encore plus. La dame s’allongeait à coté de moi, me murmurant des paroles incompréhensibles, les larmes aux yeux. Je m’évanouis.

    Lorsque je repris conscience, j’étais dans mon lit. J’avais de la fièvre et une éponge

    mouillée me pansait le front. Mon ami était à coté de moi et me soignait. Je regardais le tableau de la dame et lui demandait qui elle était. Il me répondit que c’était sa sœur, assassinée par son mari, rentré ivre un soir et qu’il s’était ôté la vie en prenant conscience de son crime. Il me dit aussi que j’étais le portrait craché du mari de sa sœur. Je m’évanouis une seconde fois. Visiblement la partie de chasse ne devait pas avoir lieu ce jour-là.

    AIT-TALBI Rafiq, 4ème4.

  • C’était un jour où je devais me rendre chez un ami, qui habitait dans un immense château. Sur mon chemin, je devais passer dans une forêt sinistre. Une fois rentrée dans la forêt, il fit nuit très rapidement. Il y avait quelques gouttes de pluie et j’entendais des bruits inquiétants et des craquements de bois. Je me dépêchai alors de sortir de la forêt. Quelques minutes après, j’aperçus enfin le château de mon ami. Il m’ouvrit la porte et me servit de quoi manger près de la cheminée. A l’intérieur de son domicile se trouvaient plusieurs tableaux assez étranges. Nous discutâmes pendant des heures. Je me sentis tout d’un coup fatigué et je demandai à mon ami de me conduire à ma chambre. Il m’alluma les bougies et sortit de la chambre. Je m’installai dans le lit. Après un long moment, malgré ma fatigue, je n’arrivais pas à m’endormir. Je décidai alors d’observer la pièce, où le mobilier était sommaire. Le lit grinçait beaucoup et la pièce était très sombre ce qui était inquiétant. J’entendais de nombreux claquements de portes, des grincements et des bruits légers de pas. Dans la chambre se trouvaient des tableaux, que j’observai avec attention.

    Soudain, j’aperçus dans une vive lumière une peinture qui m’avait d’abord échappé. C’était le portrait d’une femme d’une assez grande taille, assise sur un banc bleu comme le ciel. Derrière elle, se trouvaient de belles plantes vertes différentes, mais aussi des fleurs. Cette femme portait un chapeau en paille. Ses longs cheveux roux descendaient vers ses épaules. Sa peau était blanche. Ses yeux étaient assez petits et de couleur foncée. Elle regardait devant elle. Son nez était d’une finesse incroyable. Ses joues roses coloraient délicatement sa peau. Ses lèvres étaient d’une jolie couleur. Elle portait un haut bleu qui ressemblait à la couleur de la mer, ses manches allaient jusqu’à ses coudes. Sur son poignet, se trouvaient une sorte de bracelet marron. Elle portait aussi une jupe à rayures verte de même couleur que les plantes du décor.

    Cette peinture me paraissait étrange et je ne sus après pourquoi. Soudain, minuit sonna. La fenêtre s’ouvrit, et un vent glacial fit éteindre les bougies. Je commençais à m’inquiéter. La lune éclairait un peu la pièce. Mon regard tomba, de nouveau sur la peinture et tout d’un coup, je crus la voir cligner des yeux. La peur me prit. La femme se leva de son banc et sortit de la peinture. Elle me fit un salut et commença à me parler. C’était horrible. Epouvanté et affolé par ce qui m’arrivait, je m’évanouis.

    Lorsque je repris connaissance, le jour venait de se lever. J’étais dans mon lit et mon ami à côté de moi m’avait apporté mon petit-déjeuner. Je lui demandai qui était cette femme représentée sur le tableau. Il me répondit que c’était une de ses grandes amies qui avait été retrouvée morte dans un parc fleuri, il y a trois ans.

    AZIKI Sanaa, 4ème4.

  • C’était un soir noir. J’allai chez M***, qui possédait un vieux château délabré tout près d’une forêt d’arbres morts. Dans celle-ci, j’entendis des cris effroyables et violents. Je courus chez M***. Dès mon arrivée, son château me faisait très peur, je frappai à la porte et il me dit de rentrer. M*** était toujours le même, avec un grand sourire, on voyait toutes ses dents et son ventre était un peu rebondi. Très rapidement, tout en conversant avec mon ami, je fermai, malgré moi, à moitié les yeux, car j’étais fatigué d’avoir marché toute l’après-midi pour me rendre chez lui. J’allai alors me coucher dans ma chambre.

    Le temps passait et je n’arrivais pas à dormir. Je regardai donc les murs ; beaucoup de tableaux étaient accrochés. Je les observais et soudain, j’aperçus dans une vive lumière une peinture qui m’avait d’abord échappé. C’était le portrait d’un homme. Il portait une fourrure bien garnie sur un tissu violet rayé. Il avait des sourcils très petits et fins, des yeux noirs mais étranges. On aurait dit en effet qu’ils bougeaient. L’homme avait une grosse bosse sur son nez. Je ne voyais qu’une oreille car l’autre était recouverte d’un bandage blanc, on aurait dit qu’il se l’était fait arracher. Des rides partaient de son nez et s’arrêtaient à la bouche. Je pensais donc qu’il avait eu une vie dure, d’autant plus que ses joues étaient creuses. Ses lèvres étaient serrées, comme s’il avait eu peur de parler ou de dévoiler un secret. Il avait une petite barbe de trois jours, on voyait des petits points partout. Il était habillé d’une veste orange saumon et son col était cependant blanc. Il avait aussi un manteau vert foncé avec un gros bouton. Puis je me mis à regarder d’autres tableaux.

    La cloche sonna minuit. Mon regard se portait de nouveau sur le même portrait. Soudain, je crus voir bouger ses yeux et ses tout petits sourcils aussi. Tout à coup, je le vis sortir du tableau. Je tombai aussitôt dans les pommes.

    Lorsque je repris connaissance, j’étais dans mon lit. M*** était à coté de moi et il m’avait apporté mon petit déjeuner. Je lui demandai qui était représenté sur ce tableau et il me répondit que c’était un grand ami à lui qui était mort, il y a des années et qu’il s’appelait Farid. Il avait été assassiné par un tueur en série. Je retenus mon souffle un court instant, car c’était horrible.

    BOUZERAA Rayan, 4ème4.

  • C’était une soirée que je n oublierais jamais. J’étais parti en vacances chez un ami,