Recruter – motiver: tout un art Approches non ... · PDF fileRecruter – motiver:...

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    La Maison de lAmiti est un ple grontologique de proximit, un milieu de vie, o chacun a un rle part entire et une parti-cipation citoyenne. Manager un milieu de vie, cest sortir de son bureau pour respirer lair des couloirs et se montrer visible-ment prsent. Cest aussi mettre en place une organisation pour un dveloppement durable servie par une gouvernance claire.Aucune personne ne peut accepter de disparatre au nom de lorganisation . Les solutions toutes faites nexistent pas. Chacuntrouve ce qui lui convient, lexprimente, cest la formation action, celle qui permet une remise en question permanente sansculpabilit, et qui permet davancer dans les missions accomplir. MOTS CLS: Maison de lamiti Milieu de vie Management Citoyen Organisation Ple grontologique.

    RECRUITING AND MOTIVATING: AN ARTThe House of Friendship (Maison de lAmiti) is a neighbourhood gerontological pole, a living environment in which everyonehas a unique role to play in a context of citizen participation. Managing a living environment means leaving ones office and brea-thing in the air of corridors and showing ones involvement. Such management also involves the setting up of organizationenabling sustainable development backed up by clear governance. No-one can agree to be swallowed up in the name of anorganization. There are no ready-made solutions. Everyone finds suitable solutions, tries them out, thus creating training inaction, generating guilt-free ongoing questioning and enabling progress to be achieved in terms of the mission to be fulfilled. KEYWORDS: House of friendship Living environment Management Citizen Organization Gerontological pole.

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    >Approches non-mdicamenteuses de la maladie dAlzheimer

    Recruter motiver: tout un artC. DEUTSCHMEYER1, N. CAMBOULIVE2, M. FIEFFE GOUVERNANTE3

    1. PRSIDENT DE LASSOCIATION LA MAISON DE LAMITI. 2. DIRECTRICE ET 3. GOUVERNANTE DE LA MAISON DE LAMITI (ALBI).

    417LA REVUE FRANCOPHONE DE GRIATRIE ET DE GRONTOLOGIE OCTOBRE 2011 TOME XVIII N178

    La maison de lamiti, un ple grontologique de proximit

    La Maison de lAmiti, associa-tion but non lucratif, est gestion-naire de plusieurs tablissementsmdico-sociaux. Elle sest inscriteds sa cration dans une dmarchedouverture de ltablissement touset compte aujourdhui 800 adhrentsqui cohabitent grce une diversitdactivits et de services : un foyerrestaurant en libre service (ouvert la population dont les salaris duquartier, 26000 repas servis en 2010),un foyer logement Olga Ducoudray(18 appartements. GMP 2011: 92 227), un Ehpad Olga Ducoudray(33 lits, GMP 2011: 675), un centrede 90 ateliers ou activits inter-geanim par des bnvoles comptents,un service daccompagnement lascolarit (29 bnvoles enseignantsencadrent 90 enfants), un centre dac-cueil de jour autonome Le Petit Can-tou pour personnes dsorientespsychiques (15 places, GMP 2011 :777).

    Tous ces tablissements sont clai-

    rement affichs comme des lieux devie ordinaire.

    La place prpondrante dubnvole: un rle part entire etune participation citoyenne

    La Maison de lAmiti compte 133bnvoles actifs uvrant pour les-sentiel lanimation du centre desactivits socioculturelles. La forteprofessionnalisation qua connu lAs-sociation ne sest jamais traduite parla mise lcart des bnvoles. Aucontraire, la culture du bnvolatreste trs ancre et constitue unerelle force douverture. En effet, faireintervenir des bnvoles, cest faireentrer la cit dans nos tablisse-ments et cest dvelopper du liensocial. La Maison de lAmiti a rdigune Charte du bnvole; celle-ciconstituant une base indispensable.Les bnvoles apportent nos rsi-dents dautres formes dchangesen dehors de toute relationsoignant/soign. Non seulement, lesquipes ont intgr cette proximitmais y voient une complmentarit.

    Ltablissement se nomme Mai-

    son de lAmiti tout un programmeen soi mais surtout tout un concept prserver, la Maison lendroito lon vit, o lon habite, o lonaccueille, o lon rve, que lonimprgne de ses marques, de sonodeur, de ses dsirs.

    Et si lobjectif dune maison deretraite, dun tablissement dhber-gement Ehpad cest dtre une nou-velle maison un moment de la vie,pouvons-nous affirmer queffecti-vement dans toutes nos maisons lesrsidents ont la possibilit de rver,daccueillir, dexprimer leurs dsirs,bref davoir une vie personnelle?

    Mais si ce nest pas ais, est-ceune utopie?

    Est-ce quun certain mode defonctionnement, dadministration,de management ne peut pas favori-ser, aider trouver de nouvellesrponses, surmonter le ce nestpas possible trop souvent avanc?Cest lhypothse que je vais essayerde dmontrer maintenant.

    Quand on est directeur dtablis-sement, on a des rves; avoir de lar-gent pour rpondre aux objectifs, >

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    LA REVUE FRANCOPHONE DE GRIATRIE ET DE GRONTOLOGIE OCTOBRE 2011 TOME XVIII N178

    avoir une quipe de personnel stable,performante, engage, avoir descadres sur lesquels on dlgue voireon se repose, et des rsidents satis-faits, heureux de vivre. Bref, on viseune inaccessible toile comme diraitJacques Brel.

    Mais aussi on rve de faire la paixentre tous, daplanir les tensions quifinissent par faire baisser les brasaux plus courageux dentre nous.

    Quand on parle de management,en fait de quoi parle-t-on?

    Une des dfinitions cest len-semble des activits dorganisationet de gestion de lentreprise et de sonpersonnel . On trouve l une par-faite concordance avec les 3 fonc-tions de direction, savoir la fonc-tion stratgique qui donnera des butset des objectifs, la fonction de res-ponsable, car il faut assumer les choixfaits et leurs consquences et la fonc-tion danimateur de lquipe pluri-disciplinaire.

    Comment sy prendre ? Il sagitde btir ensemble un projet fdra-teur et dinstaller chacun dans uneplace o sil ne joue pas son rle ilva empcher le projet daboutir.

    Le projet de la Maison de lAmitiest trs ordinaire:

    Permettre chacun de continuer vivre ce quil a vivre, lge quila, dans une poursuite dpanouis-sement personnel, daccomplisse-ment et dquilibre de sa vie. Et cecidans le plein respect des individua-lits mais en sappuyant sur un soclecollectif solide, bienveillant, dans uneambiance de solidarit et dentraide

    Dans cette optique, il est ques-tion de regarder des gens debout,puisque le propre de ltre humaincest dtre vertical, ainsi nous lap-prend la dmarche de soins appli-que chez nous lHumanitude.

    A partir du moment o lon voitles choses ainsi, il y a des valeurs debase communes partager, croiredans ltre humain et dans ses capa-cits innombrables, croire qu toutge de la vie, chacun a un rle jouer.

    Pour faire vivre cette valeur, nousavons bti lquilibre des choses limage dun trpied : un pied est

    constitu par linstitution, le ConseildAdministration, le personnel, lesbnvoles, un pied est constitu parles rsidents, les usagers, un piedest constitu par les familles. Pourque le trpied soit lquilibre il estimprieux que chacun des trois piedssoit la mme hauteur que lesautres, car il suffit que lun tombe,quel quil soit, pour faire tomber lesdeux autres. Autrement dit, chacuna son rle et aucun des autres ne peutjouer une autre partition que la siennedont il est responsable.

    Manager cest aussi lart de grerde faon la plus judicieuse possibleles affaires du mnage, en rfrenceau mesnage du XIIIme sicle, etdonc il faut du savoir-faire.

    Dans notre sicle, Fayol fait rf-rence cinq comptences essen-tielles: prvoir, organiser, comman-der, coordonner, contrler. A monsens, cest l quest le nud desinterprtations diffrentes qui peu-vent aboutir la mise en place desystmes rigides car trop planifis,cadrs, de procdures procdurires tel point quon ne sait plus pour-quoi elles sont utiles, de normes tropscuritaires, restrictives, et lon vapour bien se conduire, en bon mana -ger, oublier les usagers, leurs dsirs,leurs attentes, mettre des entraves,des freins, des vies qui ne nousappartiennent pas : cest ainsi quenous btissons des murs, que danslobjectif de bien faire nous enfer-mons, nous empchons les habitantsde la maison de se conduire commedes tres libres, citoyens.

    Notre interprtation de ces cinqcomptences est quil y a une margede manuvre, de libert. Les normessont ce quelles sont, il y en a tou-jours eu, des bonnes et des moinsbonnes. Il sagit de les appliquer poursen dbarrasser au plus vite. Cestce que jappelle les pralables, lesincontournables, les pr-requis: ane vaut vraiment pas la peine de syattarder. En effet, si on se laisse pi-ger par elles, si on les subit, si lonsen lamente, toute notre nergiepasse l.

    En France, tous les Ehpad fonc-tionnent grce une convention tri-partite quils ont signe avec lEtat

    et le Dpartement. Cette conventionassigne aux dirigeants des prescrip-tions quil faut respecter. Elle nousdit ce quil faut faire mais elle ne ditpas comment le faire. Par exempledans la ntre il est dit: Ltablisse-ment est tenu dentretenir le lingedes rsidents .

    Jusque l, qui trouve redire ?Personne.

    Est ce difficile respecter? Non.On va donc laver le linge que

    chaque rsident fournit et chacundeux pourra garder ses draps, sess