RAPPORT DE STAGE Lucien Thuillier Promotion .RAPPORT DE STAGE . pr©sent© par . Lucien...

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  • RAPPORT DE STAGE

    prsent par

    Lucien Thuillier Promotion (2008-2009)

    OPTIMISATION DE LINCUBATION DU PARAHA PEUE (Platax orbicularis)

    Pour lobtention du : DIPLOME DE CADRE TECHNIQUE EN AQUACULTURE

    dlivr par : le Conservatoire national des arts et mtiers (Cnam)

    Stage plac sous la responsabilit de Eric Gasset,

    effectu du 02/03/09 au 12/06/09, IFREMER, Tahiti Centre Ocanologique du Pacifique

    98719 Taravao, Tahiti

  • Sommaire Remerciement 2

    Introduction 3

    1. Prsentation gnrale 5

    A. Prsentation de lorganisme daccueil 5 1. Institut Franais de Recherche pour lExploitation de la MER (Ifremer) 5 2. Le Centre Ocanologique du Pacifique 5 3. Activit pisciculture 6 4. Le Centre Technique Aquacole 6

    B. Le Paraha Peue 7

    C. Etat de lart zootechnique 8 1. Gniteurs 8 2. Elevage larvaire 9 3. Sevrage et alevinage 10 4. Grossissement 10

    2. Matriel et mthodes 12

    A. Matriel 12 1. Les ufs 12 2. Les installations 13

    B. Mthodes 15 1. Rcolte des ufs et limination des ufs non fconds 15 2. Comptage 15 3. Tests statistiques 16 4. Incubation et mise en levage 17

    3. Rsultats 18

    A. Comptage 18 1. Oeufs 18 2. Larves 19

    B. Incubation 21 1. Rptitivit des rsultats 21 2. Eclosion tmoin 22

    4. Discussion et conclusion 24

    Bibliographie 29

    Annexe 30

    Annexe 1 : Tests statistiques utiliss 30 1. Khi 2 (X 2): 30 2. Comparaison de moyenne et de variance : 30

    Annexe 2 : Protocole de mise en incubation en puits 31

    Annexe 3 : Protocole de mise en incubation directe 32

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  • Remerciement

    Je remercie Eric Gasset pour sa gentillesse, sa patience et pour avoir partag son exprience et son savoir-faire.

    Je remercie aussi toute lquipe du Service de la Pche pour leur accueil et pour

    mavoir intgr dans leur quipe. Je remercie lensemble du personnel du COP, sans oublier les gardiens et William,

    pour leur accueil et pour mavoir permis de passer un excellent stage dans leurs murs.

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  • Introduction

    L'aquaculture en Polynsie franaise s'intgre dans une longue tradition de pche o le poisson est vritablement au cur de la culture polynsienne. Nanmoins, l'historique de la pisciculture en Polynsie est difficile, les diffrents projets mens par des investisseurs privs ou publics connaissent de nombreuses difficults.

    Cest dans ce cadre quaprs des essais sur de nombreuses espces, le service de la pche polynsien (SPE) en accord avec Ifremer a dcid de recentrer les recherches sur une espce lagonaire locale, le Paraha Peue (platax orbicularis). Tous les efforts sont aujourdhui centrs sur cette espce qui bnficie localement dune image trs positive. Les efforts sont consentis aussi bien sur la recherche applique et la matrise technique de llevage, que sur lencadrement et laide au lancement de la filire de production du Paraha peue.

    Le march local tant restreint, les chances quune closerie prive trouve sa place et perdure sur le territoire polynsien sont limites. La fourniture des producteurs en alevins de qualits revient donc au service de la pche. Pour remplir cet objectif, le territoire va se doter (2010) du Centre Technique Aquacole dans le lequel sera produit les alevins qui alimenteront la filire. La production dalevins de qualit est donc au centre du dmarrage de la filire de production.

    Lincubation et les premiers stades larvaires sont un aspect trs important dans la production dalevins. En effet ces premires phases conditionnent la poursuite de llevage. En effet, durant cette priode de llevage, la larve vit sur ses rserves vitellines jusqu louverture de la bouche. Durant cette priode le dveloppement de la larve est trs rapide. Lanimal met en place un grand nombre de mcanismes lourds. La mise en place du systme digestif et louverture de la bouche est un aspect trs important du dveloppement des larves. En effet, il conditionne la bonne entre en alimentation du poisson et par consquent le dmarrage de llevage larvaire. La larve en pleine transformation durant cette priode est donc particulirement fragile. Cest durant cette priode que les mortalits les plus importantes sont enregistres. Il est donc essentiel de matriser la technique de production et de limiter le stress des larves durant ces phases les plus dlicates. Il en dpend la survie immdiate mais aussi le dveloppement futur des larves.

    Jusqu prsent lincubation est mene de manire conventionnelle en incubateur. Les

    ufs sont dposs dans lincubateur durant 24 heures. La rcupration des larves nest jamais complte, en effet le comportement de celles-ci rend leur rcupration la surface difficile. Les larves sont ensuite comptes puis rparties dans les bassins dlevage. Des doutes ont t mis sur cette mthode. En effet dans certain cas, la rpartition des larves dans les bassins larvaires sest montre imprcise du fait de la difficult de comptage et de rpartition des larves. Cette mthode soulve aussi des doutes sur limpact de la manipulation sur les larves juste closes.

    Pour raliser certains protocoles dlevage larvaire, il pourrait tre prfrable de mener lincubation des ufs directement dans les bassins dlevage. Cest le cas notamment lorsque lobjectif de la phase larvaire est la production de familles, o chaque bassin reoit une ponte diffrente. Dans ce cas prcis, soit nous disposons dun grand nombre dincubateurs exprimentaux, soit lincubation est ralise directement dans les bassins dlevage.

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  • Daprs la bibliographie, la mise en place de cette mthode permettra denvisager un gain de prcision et defficacit dans la rpartition des larves au dbut de llevage larvaire. En effet, daprs Chatain (94) le comptage des ufs est bien plus prcis que le comptage des larves plus fragiles et plus difficilement homognisables.

    De plus il est esprer un gain de qualit des larves dcoulant du fait que les larves ne

    sont jamais manipules aprs lclosion. Il a t mis en vidence, que les malformations squelettiques, operculaire et de la mchoire seraient une consquence de carences en Hypovitaminose C ou une Hypervitaminose D. Les conditions dlevages auraient selon Chatain (94) un effet aggravant sur ce terrain favorable aux malformations. Des tudes plus rcentes (Verhaegen, 2007 et Koumoundouros, 2007) en dmontrant lindpendance des cots des malformations avancent que ces malformations seraient dorigine environnementale, et plus particulirement de stress ou lsion subit durant les premiers stades larvaires. Ces travaux dmontrent linfluence certaine, directe ou indirecte, des conditions dlevage larvaire en gnral et particulirement lors des premiers stades.

    Lincubation dite directe en bassin larvaire pose nanmoins quelques problmes.

    Les larves ne sont jamais manipules et comptes, il nous est impossible de connatre la population du bassin et le taux dclosion de la ponte. Une closion en bassin larvaire implique une pollution de lenceinte dlevage. Comme prcdemment dcrit, les larves justes closes sont par nature trs fragiles. Il est donc important de surveiller lvacuation des dchets de lclosion (coquilles vides, ufs non-clots,) qui pourraient altrer la qualit de leau et avoir des consquences sur le dveloppement des larves.

    la mise en place de cette mthode soulve plusieurs points : Prcision de la mthode : Lincubation directe engendre telle une mise

    en levage plus prcise des larves en dbut d levage ? Cette prcision est-elle la consquence dune meilleure matrise de la mthode? Ou dcoule telle du fait que les ufs peuvent tre compts plus facilement que les larves, tel que dcrit dans la bibliographie ?

    Eclosion tmoin : Est-il possible de mettre en place une mthode

    dincubation qui ferait office de tmoin ? Le taux dclosion de ce tmoin sera extrapol la population des bassins larvaires et permettrait de connatre la population des bassins.

    Lvacuation des dchets de lclosion : La pollution induite par

    lclosion est-elle gnante pour le dveloppement des larves ? Et si oui peut-on rcuprer les dchets rapidement ?

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  • 1. Prsentation gnrale

    A. Prsentation de lorganisme daccueil

    1. Institut Franais de Recherche pour lExploitation de la MER (Ifremer)

    LIfremer est un organisme public de recherche. Linstitut emploie 1500 personnes

    rpartis sur cinq grands centres (Boulogne, Brest, Nantes, Toulon, Tahiti), 26 implantations et quatre navires hauturiers en France mtropolitaine et dans les DOM-TOM. LIfremer possde un budget annuel de 235 millions deuros. Linstitut a pour mission de conduire et de promouvoir des recherches fondamentales et appliques, des activits dexpertise et de surveillance et des actions de dveloppement technologique et industriel (site Ifremer). Six grands thmes ont t crs :

    Grands quipements au service de locanographie Surveillance, usage et mise en valeur des zones ctires Surveillance et optimisation des ressources aquacoles Ressource halieutiques, exploitation durable et valorisation Exploration et exploitation des fonds ocaniques et de leur biodiversit Circulation et cosystme marin, mcanisme, volution et prvision

    Laction poisson lagonaire sous la responsabilit dEric Gasset est intgre au reste des activits scientifiques dIfremer en Outre mer mais aussi en mtropole. Le responsable dune action travaille donc en collaboration avec les responsables des autres actions au sein de son projet.

    Thme : Surveillance et optimisation des ressources aquacoles programme : Aquaculture durable

    Projet : Dveloppement durable de la pisciculture doutre mer Action : Poissons lagonaires

    2. Le Centre Ocanologique du Pacifique Le Centre Ocanol