Rapport 2015 sur la nutrition mondiale : mesures et ... prendre pour éliminer les...

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  • 2015

    MESURES ET REDEVABILITÉ

    EN VUE D’ACCÉLÉRER LES PROGRÈS MONDIAUX

    EN MATIÈRE DE NUTRITION ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

    NUTRITION MONDIALE RAPPORT

  • Le Rapport sur la nutrition mondiale 2015 nous rappelle l’importance capitale de la nutrition pour la productivité et le bien-être de l’humanité. Il nous alerte sur le fait que la réalisation des objectifs de développement durable pour les 15 années à venir risque d’être compromise si les États, les bailleurs de fonds et les parties prenantes concernées ne s’engagent pas à améliorer la nutrition dans nos sociétés et à rendre compte de leurs résultats dans ce domaine. Cet avertissement doit rester présent dans nos esprits.

    FAZLE HASAN ABED FONDATEUR ET PRÉSIDENT DU BRAC

    Le monde doit rendre compte de ses actions sur le front de la nutrition. L’insécurité alimentaire, la faim et la malnutrition qui affectent des millions de pauvres et d’enfants sont simplement inacceptables. L’infrastructure la plus importante est celle de la « matière grise ». Pourtant, des millions d’enfants grandissent en Afrique sans une nutrition adéquate et développent un retard de croissance, les privant des « ressources en matière grise » dont ils ont besoin pour accroître les capacités cognitives et d’apprentissage qui amélioreront leurs perspectives économiques tout au long de leur vie. L’accès à une alimentation suffisante et nutritive est un droit fondamental. Le Rapport sur la nutrition mondiale 2015 arrive à point nommé et contribuera à promouvoir la redevabilité en matière de nutrition à l’heure où le monde s’engage sur la voie des objectifs de développement durable. Mettons fin au fléau de la malnutrition. C’est un défi à notre portée, tandis que des preuves accablantes de la nécessité d’agir nous sont fournies. J’appuie résolument les appels à l’action de ce rapport. En investissant dans la nutrition pour tous, nous serons tous gagnants. La malnutrition ne peut plus perdurer.

    AKINWUMI ADESINA PRÉSIDENT DE LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

    Les gouvernements et autres parties prenantes doivent rendre des comptes sur les mesures qu’ils se sont engagés à prendre pour éliminer les problèmes de santé publique. Si ces engagements ne sont pas honorés, la santé ne figurera plus en tête de liste de nos priorités. Le Rapport sur la nutrition mondiale crée un mécanisme par lequel les gouverne- ments et autres parties prenantes peuvent être tenus redevables des progrès accomplis en matière de lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes. Il fait le point sur les dernières données disponibles sur la situation nutritionnelle et les actions menées par les différents acteurs du milieu. Il présente également la marche à suivre pour un éventail plus large d’actions à mener dans différents secteurs afin de progresser davantage. À bien des égards, ce rapport est un modèle qui peut être utilisé pour garantir la redevabilité : il est indépendant, bien qu’élaboré avec le plein engagement des parties prenantes responsables ; il fait ressortir les lacunes à combler en matière de données ; il est rédigé avec une grande rigueur intellectuelle et s’adresse clairement à ceux qu’il cherche à influencer ; il est publié chaque année, mais met également en évidence les besoins à plus long terme. 

    GEORGE ALLEYNE DIRECTEUR ÉMÉRITE DE L’ORGANISATION PANAMÉRICAINE DE LA SANTÉ

    Le Rapport sur la nutrition mondiale 2015 transmet des messages très clairs et d’une pertinence réelle pour les décideurs. Il montre que la dynamique en faveur de l’amélioration de la nutrition s’intensifie tant à l’échelle des pays que de la planète. Il établit clairement que des réductions importantes de la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030 sont possibles. Mais il fait preuve d’un grand réalisme quant aux défis à relever en matière de politiques, de programmes, de financement et de capacités à mettre en œuvre pour les concrétiser. Je suis persuadé que les 55 pays membres du Mouvement pour le renforcement de la nutrition (SUN) seront parmi les premiers à les relever et à réaliser des progrès réels dans la réduction de toutes les formes de malnutrition.

    TOM ARNOLD COORDONNATEUR DU MOUVEMENT SUN (RENFORCEMENT DE LA NUTRITION)

    La sous-alimentation et l’obésité frappent des milliards de personnes dans le monde et peuvent être évitées. En passant à l’action, nous aidons les jeunes aussi bien que les personnes âgées à vivre plus longtemps et plus sainement. Ce rapport, grâce à la mine d’informations qu’il regroupe, peut nous guider sur cette voie.

    MICHAEL R. BLOOMBERG FONDATEUR DE BLOOMBERG LP ET BLOOMBERG PHILANTHROPIES,

    MAIRE DE LA VILLE DE NEW YORK PENDANT TROIS MANDATS

  • La quasi-totalité des pays du monde est confrontée à de graves problèmes de santé liés à la consommation insuffisante d’aliments riches en nutriments, ou à la consommation excessive d’aliments à forte teneur énergétique. Au moment où le monde entre dans une nouvelle ère du développement, le Rapport sur la nutrition mondiale 2015 s’appuie sur les nom- breux faits, chiffres et expériences enregistrés par les pays pour appeler le monde à prendre les mesures nécessaires en vue d’éradiquer toutes les formes de malnutrition d’ici 2030. Le rapport couvre un champ remarquablement large – de l’impact du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la nutrition, aux répercussions des différents systèmes alimentaires sur l’abordabilité des aliments, la diversité alimentaire, la nutrition et la santé, et le développement durable. Le message dominant est optimiste. Il existe un éventail d’interventions rentables à impact élevé en matière de nutrition, comme indiqué lors de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition. Tout pays désireux de réaliser des amélio- rations rapides en matière de nutrition a la capacité de le faire.

    MARGARET CHAN DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

    Le Rapport sur la nutrition mondiale 2015 atteste les progrès réalisés dans la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes, bien que l’étendue et le rythme de ces progrès puissent être améliorés. Le rapport appelle à atteindre les objectifs nutritionnels et à tenir les engagements tout au long des chaînes de valeur alimentaire et sanitaire. De plus, le rapport insiste sur la nécessité d’élargir notre action en matière de nutrition et de veiller à ce que la réponse mondiale tienne compte du changement climatique, des systèmes alimentaires, et d’autres acteurs tels que les entreprises. À ce stade, il est essentiel de mettre l’accent sur la redevabilité et la dimension multisectorielle du problème pour faire progresser les priorités en matière de nutrition. Pour y parvenir, une attention particulière doit être accordée aux États fragiles et touchés par des conflits, ainsi qu’aux approches alliant l’humanitaire et le développement.

    ERTHARIN COUSIN DIRECTRICE EXÉCUTIVE DU PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL

    Je suis persuadé que l’intervention la plus importante à laquelle je puisse concourir par le biais de ma fondation, pour contribuer à renforcer le capital humain dans mon pays, est d’appuyer les efforts d’amélioration de la nutrition au Nigeria. Nous comprenons maintenant qu’en mettant fin à la malnutrition au cours des 1 000 premiers jours de la vie d’une personne et tout au long de son existence, nous contribuerons à résoudre une multitude d’autres problèmes, liés notamment à la santé, à l’éducation et aux moyens de subsistance. La contribution de tous s’impose, en particulier l’engagement politique de nos pays.

    ALIKO DANGOTE PRÉSIDENT ET FONDATEUR DE LA FONDATION DANGOTE, NIGÉRIA

    Le Rapport sur la nutrition mondiale est devenu une référence importante pour tous ceux qui, au sein de la société civile et du monde universitaire, mais en particulier parmi les décideurs, combattent la faim et la malnutrition sous toutes ses formes. Cette édition ne décevra pas. Elle montre que, loin d’être un résultat du développement durable, une meilleure nutrition doit avant tout être perçue comme un ingrédient propice à la réalisation d’autres objectifs sociétaux : une meilleure nutrition signifie une croissance plus solide et des populations mieux préparées à contribuer à la prospérité partagée. Elle démontre avec conviction que la redevabilité et le suivi des progrès sont des outils indispensables pour mobiliser l’action et veiller à ce que dans tous les domaines, les politiques contribuent à l’élimination des causes de la malnutrition. Enfin, elle établit que la nutrition ne peut être abordée isolément : au contraire, elle doit être placée au cœur des politiques menées sur les fronts de la santé et de l’éducation, du commerce et de l’investissement, de la protec- tion sociale et de l’agriculture. Je remercie les auteurs de ce rapport pour leur remarquable contribution à la promotion du droit à l’alimentation. 

    OLIVIER DE SCHUTTER CO-PRÉSIDENT DU GROUPE INTERNATIONAL D’EXPERTS SUR

    LES SYSTÈMES ALIMENTAIRES DURABLES (IPES-FOOD)

  • Le Rapport sur la nutrition mondiale conjugue de façon remarquable vision à long terme et pragmatisme. Ces deux qualités sont capitales pour inverser la triste situation de la malnutrition et ses effets dévastateurs dans le monde entier. Ce rapport nous fournit des connaissances précieuses qui nous inci