Préfaceapi.ning.com/.../Les4accordsToltquesGroshadamsProductions.pdf · de vie qui se distingue...

of 55/55
  • date post

    16-Sep-2018
  • Category

    Documents

  • view

    221
  • download

    0

Embed Size (px)

Transcript of Préfaceapi.ning.com/.../Les4accordsToltquesGroshadamsProductions.pdf · de vie qui se distingue...

  • P r f a c e

    Ma premire rencontre physique avec Don Miguel remonte 1991. Mon amie etsoeur de coeur Linda, m'avait parl d'un chaman mexicain qui tait install depuispeu Santa Fe (il est maintenant bas San Diego, Californie). Elle m'avait surtoutvoqu sa douceur, qualit que je n'apparentais jusque l pas du tout avec unchaman. Les histoires de Castaneda m'avaient rendu mfiante de ce qu'on pouvaitattendre d'un chaman. Ce que je n'avais pas encore compris, c'est que Don Migueln'est pas seulement un homme de pouvoir, mais un homme d'amour. Et c'estprcisment son amour inconditionnel et permanent qui rend son pouvoir intangible.Mais je ne pouvais pas encore saisir cette vidence, encore prise dans la dualit dugentil/mchant, fort/faible, etc. Je n'avais pas d'exprience humaine de cette nergie-l. Lorsque je le rencontrai dans la maison o il habitait avec Gaa, sa femmeamricaine, je vis un homme assez menu, presque plus petit que moi, la peausombre, au visage ouvert, clair par un sourire franc qui disait dj tout. Tu es unange , furent ses premiers mots, et quelque chose en moi se mit bondir. Enfinquelqu'un qui me reconnat ! La suite, je l'ai oublie, elle a d s'installer au plusprofond de moi pour que je me souvienne davantage encore de qui j'tais vraiment.Plus tard, des annes aprs les changes et l'apprentissage dans le monde du rve,aprs l'exprience tangible de la ralit de cet amour inconditionnel, lorsque je fusconfirme nagual dans la tradition des guerriers ou chevaliers de l'Aigle au sommetde la pyramide du Soleil Teotihuacan, je me suis souvenue qu'il m'avaitaccompagn tout au long de mon chemin, portant dans son amour la connaissance dema nature divine qu'il m'a fallu retrouver moi-mme. Je ralisai alors que DonMiguel tait l'tre qui tait venu dans mon rve' pour me dire qu'il venait m'enseignerle pouvoir et l'amour. Mais, l'poque, je ne le connaissais mme pas !

  • 1 y a des milliers d'annes, travers tout le Sud du Mexique, les Toltquestaient connus comme des femmes et hommes de connaissance . Lesanthropologues les ont dcrits comme une nation ou une race, mais en ralitc'tait des scientifiques et des artistes formant une socit voue explorer etprserver la connaissance spirituelle et les pratiques des anciens. Matres(naguals) et tudiants se runissaient Teotihuacan, l'ancienne cit despyramides situe au-del de Mexico City, connue comme le lieu o l'Hommedevient Dieu .Au fil des millnaires, les naguals ont t contraints de dissimuler la sagesseancestrale et de la prserver dans l'ombre. La conqute europenne, couple l'abus de pouvoir personnel de quelques apprentis, rendit ncessaire deprotger la connaissance de ceux qui n'taient pas prpars l'utiliser avecdiscernement ou qui risquaient d'en user de manire abusive, des finspersonnelles.Fort heureusement, la connaissance sotrique des Toltques s'est transmise etincarne au fil des gnrations travers diverses lignes de naguals. Bienqu'elle soit reste dans le secret durant des centaines d'annes, les prophtiesanciennes avaient annonc la venue d'un ge au cours duquel il seraitncessaire de redonner la sagesse au peuple. Aujourd'hui, don Miguel Ruiz,nagual de la ligne des Chevaliers de l'Aigle, a t instruit pour partager avecnous les puissants enseignements des Toltques.La connaissance toltque merge de la mme unit de vrit que les traditionssotriques du monde entier. Bien qu'elle ne soit pas une religion, elle honoretous les matres spirituels qui ont enseign sur terre. Bien qu'elle comprenneune dimension spirituelle, elle est plus justement dcrite comme tant un modede vie qui se distingue par la facilit d'accs au bonheur et l'amour qu'elleprocure.

  • Introduction

    Le Miroir de Fume

    l y a trois mille ans vivait un tre humain comme vous et moi, habitant prsd'une ville entoure de montagnes. Cet humain tudiait pour devenir homme-mdecine et apprendre la connaissance de ses anctres, mais il n'tait pasentirement d'accord avec tout ce qu'il apprenait. Dans son coeur, il sentait qu'ildevait exister quelque chose d'autre.Un jour, alors qu'il dormait dans une grotte, il rva qu'il voyait son propre corpsendormi. Il sortit de la grotte par une nuit de nouvelle lune. Le ciel tait clair et ilpouvait voir des millions d'toiles. Puis quelque chose se produisit en lui quitransforma sa vie jamais. Il regarda ses mains, sentit son corps et entendit sapropre voix dire : Je suis fait de lumire ; je suis constitu d'toiles .Il regarda nouveau les toiles et comprit que ce ne sont pas les toiles qui crentla lumire, mais plutt la lumire qui cre les toiles. Tout est fait de lumire , sedit-il, et l'espace entre toutes choses n'est pas vide. Et il sut que tout ce quiexiste n'est qu'un seul tre vivant, et que la lumire est le messager de la vie, parcequ'elle est vivante et contient la totalit de l'information de vie.Puis il ralisa que, bien qu'tant constitu d'toiles, il n'tait pas ces toiles. Jesuis entre les toiles , se dit-il. Alors il appela les toiles le tonal et la lumireentre les toiles le nagual, et il sut que c'est la Vie (ou l'Intention) qui crel'harmonie et l'espace entre les deux. Sans la Vie, le tonal et le nagual ne pourraientexister. La Vie est la force de l'absolu, du suprme, du Crateur qui cre toutechose.Voici ce qu'il dcouvrit : tout ce qui existe est une manifestation de ce seul trevivant que l'on appelle Dieu. Tout est Dieu. Et il en conclut que la perceptionhumaine n'est que de la lumire percevant de la lumire. Il vit aussi que la matireest un miroir - tout est un miroir rflchissant la lumire et crant des images decette lumire - et que le monde de l'illusion, le Rve, n'est que de la fume nousempchant de voir qui nous sommes vraiment. Le vrai moi est pur amour, purelumire , dit-il.Cette comprhension changea sa vie. Sachant qui il tait vrai-ment, il regarda lesautres tres humains et le reste de la nature, et fut tonn de ce qu'il vit. Il sevoyait lui-mme en toute chose, dans chaque tre humain, chaque animal, chaquearbre, dans l'eau, dans la pluie, les nuages et la terre. Et il voyait que la Vie unit letonal et le nagual de diffrentes manires pour crer les milliards de manifestationde la Vie.Durant ces quelques instants, il comprit tout. Il tait enthousiasm et son coeurrempli de paix. Il tait impatient de partager avec les siens ce qu'il avaitdcouvert. Mais aucun mot ne parvenait l'expliquer. Il essaya d'en parler auxautres, mais ceux-ci ne comprenaient pas. Ils voyaient bien qu'il avait chang, quequelque chose de magnifique irradiait de ses yeux et de sa voix. Ils avaient aussi

  • remarqu qu'il ne portait plus de jugement sur rien ni per-sonne. Il n'tait pluscomme les autres.Il comprenait trs bien chacun, mais personne ne pouvait le comprendre, lui. Ilscroyaient qu'il tait une incarnation de Dieu. Il souriait lorsqu'il entendait cela etleur disait : C'est vrai, je suis Dieu. Mais vous aussi, vous tes Dieu. Vous et moisommes pareils. Nous sommes des images de lumire. Nous sommes Dieu. Mais lesgens ne le comprenaient toujours pas.Il avait dcouvert qu'il tait un miroir pour les autres, dans lequel il pouvait sevoir lui-mme. Chacun est un miroir , se dit-il. Il se voyait en chacun, maispersonne ne le voyait, lui, comme soi-mme. Et il ralisa que tous rvaient, maissans conscience, sans savoir vraiment qui ils taient. Ils ne pouvaient le voircomme eux-mmes, parce qu'il y avait un mur de brouillard ou de fume entre lesmiroirs. Et ce mur de brouillard provenait de leur interprtation des images delumire : le Rve des humains.Puis il sut qu'il allait bientt oublier tout ce qu'il avait appris. Il voulait sesouvenir des visions qu'il avait eues, aussi dcida-t-il de s'appeler lui-mme Miroirde Fume, afin de toujours se rappeler que la matire est un miroir et que c'est lafume entre les miroirs qui nous empche de savoir qui nous sommes. Il dit : Jesuis Miroir de Fume, parce que je me vois en chacun de vous, mais nous ne nousreconnaissons pas les uns les autres cause de la fume qu'il y a entre nous. Cettefume est le Rve, et le miroir c'est nous, le rveur.

  • Il est facile de vivre les yeux ferms,en interprtant de travers tout ce quel'on voit...

    John Lennon

  • Le Processusde Domestication et le

    Rve de la Plante

    Ce que vous voyez et entendez en ce mo ment prcis n'est qu'un rve. Vous rvez l'instant m me, le cerveau veill.Rver est la fonction principale de notre esprit qui fait cela vingt-quatre heures par jour.Il rve lorsque le cerveau est veill et galement lorsque ce dernier dort. La diffrencec'est que, durant l'tat de veille, le cadre de rfrence matriel nous fait percevoir leschoses de faon linaire. Lorsque nous nous endormons, nous n'avons plus ce cadre derfrence, aussi le rve a- t-il tendance changer constam ment.Les humains rvent en permanence. Avant notre naissance, les humains nous prcdant ont cr ungrand rve extrieur que l'on appelle le rve de la socit ou le rve de la plante. Le rve de la plante estle rve collectif rsultant des milliards de rves personnels plus petits qui, ensemble, forment le rved'une famille, le rve d'une communaut, le rve d'une ville, le rve d'un pays, et finalement le rve detoute l 'humanit. Le rve de la plante comprend toutes les rgles de la socit, ses croyances, ses lois,ses religions, ses diffrentes cultures et modes de vie, ses gouvernements, ses coles, ses vnementssociaux, et ses jours fris.Nous naissons avec la capacit d'apprendre comment rver, et les humains qui nous prcdent nousapprennent le faire de la faon dont rve la socit. Le rve de la plante a tellement de rgles quelors-qu'un nouvel tre humain nat, on capte son attention et on introduit ces rgles dans son esprit. Lerve de la plante se sert de papa et maman, des coles et de la religion pour nous enseigner commentrver.L'attention est la capacit tre slectif et se concentrer exclusivement sur ce que l'onveut percevoir. Nous som mes capables de percevoir des millions de choses simultanment,mais en utilisant notre attention, nous pouvons maintenir ce que nous voulons au premierplan de notre conscience. Les adultes qui nous entouraient, lorsque nous tions enfant, ontdonc capt notre attention et introduit des informations dans nos esprits par la rptition.C'est ainsi que nous avons appris tout ce que nous savons.

  • En nous servant de notre attention, nous avons assimil toute une ralit, tout un rve. Nous avonsappris comment nous comporter en socit : que croire et ne pas croire ; ce qui est acceptable et ce quine l'est pas ; ce qui est bon et ce qui est mauvais ; ce qui est beau et ce qui est laid ; ce qui est juste et cequi est faux. Tout tait dj l : toute cette connaissance, toutes ces rgles, tous ces conceptsconcernant la faon de se comporter dans le monde existaient avant notre naissance.Lorsque vous alliez l'cole, vous tiez assis sur une petite chaise et votre attention se portait sur ce quele professeur vous enseignait. Lorsque vous alliez l'glise, votre attention se concentrait sur ce que leprtre ou le pasteur vous disait. La mme chose se produisait avec papa et maman, vos frres et vossoeurs. Tous s'efforaient de capter votre attention.

    Nous avons galement appris capter l'attention des autres, et dvelopp un besoin d'attention qui estdevenu trs comptitif. Les enfants se disputent toujours l'attention de leurs parents, de leursprofesseurs, de leurs amis : Regardez-moi ! Regardez ce que je suis en train de faire ! H oh, je suis l. Lebesoin d'attention devient ainsi de plus en plus fort et se perptue l'ge adulte.Le rve de la plante capte notre attention et nous enseigne ce que l'on doit croire, commencer par lalangue que nous parlons. Le langage est le code de comprhension et de communication entre treshumains. Chaque lettre, chaque mot de chaque langue reprsente un point sur lequel on s'est misd'accord. On dit que ceci est une page dans un livre ; le mot page est un terme sur lequel on s'est misd'accord. Une fois que l'on comprend le code, l'attention est capte et il y a transfert d'nergie d'unepersonne l'autre.

    Vous n'avez pas choisi de parler franais. Vous n'avez pas choisi votre religion ni vos valeurs morales :elles taient dj l avant que vous ne soyez n. Nous n'avons jamais eu l'occasion de choisir ce quenous croyons ou non. Nous n'avons pas choisi la plus infime des choses laquelle nous avons donnnotre accord. Nous n'avons mme pas choisi notre nom.Enfants, nous n'avons pas eu la possibilit de choisir nos croyances, mais nous avons donn notre accord l'information qui nous tait transmise sur le rve de la plante. La seule faon de conserver del'information, c'est d'tre d'accord avec elle. Le rve de la plante peut capter notre attention, mais sinous ne sommes pas d'accord, nous ne retenons pas cette information. Du moment que nous sommesd'accord, nous croyons : c'est ce que l'on appelle la foi. Avoir la foi signifie croire sans conditions.Voil comment on apprend quand on est enfant. Nous croyons tout ce que les adultes nous disent. Noussommes d'accord avec eux, et notre foi est si forte que le systme de croyance contrle tout le rve denotre vie. Nous n'avons pas choisi ces croyances, et nous pouvons mme nous rebeller contre elles, maisnous ne sommes pas assez fort pour russir cette rbellion. Il en rsulte une soumission aux croyances,avec notre accord.J'appelle cela le processus de domestication des humains. Grce cette domestication on apprend commentvivre et comment rver. Au cours de notre domesti

    24cation, l'information du rve de la plante est transmise notre rve interne et construit tout notresystme de croyances. Enfant, on nous apprend d'abord le nom des choses : maman, papa, lait,bouteille. Jour aprs jour, la maison, l'cole, l'glise et par la tlvision, on nous dit comment vivre,quels sont les comportements acceptables. Le rve de la plante nous enseigne comment tre deshumains. Nous avons un concept de ce qu'est la femme et un de ce qu'est 1< homme . Et nousapprenons aussi juger : nous nous jugeons nous-mmes, nous jugeons les autres, les voisins.Les enfants sont domestiqus comme les chiens, les chats, ou tout autre animal. Pour instruire un chien,on le punit et on le rcompense. De manire analogue, nous formons nos enfants, que nous aimons tant,exactement comme on dresserait un animal domestique : par un systme de punitions et dercompenses.Enfant, on nous disait : Tu es un gentil garon ou Tu es une gentille fille lorsque nous faisions ce quepapa et maman voulaient. Lorsque ce n'tait pas le cas, on nous qualifiait de mchant garon ou de mchante fille .

    Chaque fois que nous enfreignions les rgles nous tions punis ; lorsque nous les respections, on nousrcompensait. On nous punissait plusieurs fois par jour, et nous recevions galement plu-sieursrcompenses quotidiennes. Bientt nous avons commenc avoir peur d'tre puni ou de ne pasrecevoir de rcompense, celle-ci consistant obtenir l 'attention de nos parents ou d'autres personnes

  • telles que nos frres et soeurs, professeurs et amis. Nous avons donc eu besoin de capter l'attention desautres pour obtenir cette rcompense. Comme elle nous faisait du bien, nous aussi avons continu defaire ce que les autres attendaient de nous pour l'obtenir. Ayant peur d'tre puni et peur de ne pas trercompens, nous nous sommes mis prtendre tre qui nous n'tions pas, juste pour faire plaisir auxautres, juste pour paratre assez bien leurs yeux. Nous nous efforcions de faire plaisir papa etmaman, nous voulions plaire aux matres d'cole, plaire l'glise, alors nous avons commenc jouerdes rles. Nous prtendions tre autre que nous n'tions, par peur d'tre rejets. Cette peur est ensuitedevenue celle de ne pas tre comme il faut, assez bon. Au bout du compte nous sommes devenusquelqu'un d'autre que nous-mmes : des copies des croyances de maman, des croyances de papa, descroyances de la socit et de la religion.

    Toutes nos tendances naturelles se sont perdues au cours de ce processus de domestication. Et lorsquenous avons t assez gs pour commencer comprendre, nous avons appris le mot non. Les adultesdisaient : Ne fais pas ceci, ne fais pas cela. Alors nous nous rebellions et disions non ! pour dfendrenotre libert. Nous voulions tre nous-mmes, mais nous tions trop petits, et les adultes taient grandset forts. Au bout de quelques temps nous avons commenc vivre dans la peur car nous savions quechaque fois que nous ferions quelque chose de faux, nous serions punis.La domestication est si forte, qu'arrivs un certain point de notre vie, nous n'avons plus besoin de per-sonne pour nous domestiquer : ni papa et maman, ni l'cole ou l'glise. Nous sommes si bien dresssque nous devenons nos propres dresseurs. Nous sommes des animaux auto-domestiqus. Nous pouvonsdsormais nous domestiquer nous-mmes selon le mme systme de croyance que l'on nous a inculqu,en utilisant le mme processus de punition et de rcompense. Nous nous punissons lorsque nous nerespectons pas les rgles de notre systme de croyances ; nous nous rcompensons lorsque noussommes un gentil garon ou une gentille fille .Ce systme de croyances est comme un Livre de la Loi qui dirige notre esprit. Tout ce qui se trouvedans ce Livre de la Loi est notre vrit, sans l'ombre d'un doute. Tous nos jugements se fondent sur lui,mme s'ils vont l'encontre de notre propre nature intrieure. Mme des lois morales telles que les DixCommandements sont inscrites dans notre psychisme au cours du processus de domestication. Un parun, tous les accords que nous concluons s'ajoutent au Livre de la Loi puis dirigent notre vie.Une part de notre esprit juge toute chose et chacun, y compris le temps, le chien, le chat : tout. Ce Jugeintrieur utilise ce qu'il y a dans le Livre de la Loi pour juger tout ce que nous faisons et ne faisons pas,tout ce que nous pensons et ne pensons pas, tout ce que nous ressentons et ne ressentons pas. Tout estsoumis la tyrannie de ce Juge. Chaque fois que nous faisons quelque chose de contraire au Livre de laLoi, le Juge nous dclare coupable, nous devons tre punis et avoir honte. Cela se produit plusieurs foispar jour, jour aprs jour, durant toutes les annes de notre vie.Une autre part de nous-mmes reoit ces jugements : on l'appel-le la Victime. La Victime subit larprimande, la culpabilit et la honte. C'est cette partie de nous qui dit : Pauvre de moi, je ne suis pasassez bon, je ne suis pas assez intelligent, je ne suis pas assez beau, je ne mrite pas d'amour, pauvre de moi. LeJuge est d'accord et dit : Oui, tu n'es pas assez bon. Et tout cela dcoule d'un systme de croyancesauquel nous n'avons jamais choisi de croire. Ces croyances sont d'ailleurs si fortes que mme desannes plus tard, lorsqu'on dcouvre de nouveaux concepts et qu'on essaye de prendre ses propresdcisions, on ralise qu'elles contrlent toujours notre vie.Tout ce qui va l'encontre du Livre de la Loi vous fait ressentir une drle de sensation dans le plexussolaire, que l'on appelle la peur. Contrevenir aux rgles du Livre de la Loi rouvre vos plaies et votreraction est de produire du poison motionnel. Puisque tout ce qu'il y a dans le Livre de la Loi doit trevrai, tout ce qui remet en question vos croyances provoque un sentiment d'inscurit. Mme si le Livrede la Loi est faux, il vous donne un sentiment de scurit. Voil pourquoi il faut beaucoup de couragepour remettre en question ses propres croyances. Car mme si on ne les a pas choisies, il est nanmoinsvrai qu'on leur a donn notre accord. Celui-ci est si fort que mme en comprenant, dans le principe, queces croyances ne sont pas vraies, chaque enfreinte aux rgles on subit quand mme la critique, laculpabilit et la honte.

    Tout comme le gouvernement possde un livre de lois qui contrle le rve de la socit, notre systmede croyances est le Livre de Lois qui dirige notre rve personnel. Toutes ces lois existent dans notrette, nous les croyons, et notre Juge intrieur fonde tout ce qu'il dit sur elles. Le Juge dcrte et laVictime subit la culpabilit et la punition.

  • Mais qui dit que la justice est prsente dans ce rve ?

    La vraie justice consiste ne payer qu'une seule fois pour chaque erreur. La vraie injustice consiste payer plus d'une fois pour chacune.

    Combien de fois paie-t-on pour une seule erreur ? Rponse : des milliers.

    L'tre humain est le seul animal sur terre qui paie des milliers de fois pour chacune de ses erreurs.Tous les autres animaux ne paient qu'une seule fois pour les erreurs qu'ils commettent. Mais pas nous.Nous avons une puissante mmoire. Nous commettons une erreur, nous nous jugeons, nous nousdclarons coupables et nous nous punissons. Si la justice existait, cela suffirait ; on n'aurait pas reproduire ce processus. Mais chaque fois que nous y repensons, nous nous jugeons nouveau, puisencore une fois, et ainsi de suite. Si on a un mari ou une femme, il ou elle nous rappelle aussi notreerreur, afin que l'on puisse de nouveau se juger, de nouveau se punir et de nouveau se dclarercoupable. Est-ce juste ?Combien de fois fait-on payer la mme erreur son conjoint, ses enfants, ou ses parents ? Chaquefois qu'on s'en souvient, on les juge nouveau, on leur transmet tout le poison motionnel que nous faitressentir cette injustice, puis on les fait nouveau payer pour leur erreur.

    Est-ce l de la justice ?

    Le Juge a tort parce que le systme de croyances, le Livre de la Loi, est faux. Le rve tout entier sefonde sur une loi fausse. Quatre-vingt-quinze pour cent des croyances que nous avons graves dansnotre mmoire ne sont que des mensonges, et nous souffrons de croire ces mensonges.Dans le rve de la plante, il semble normal que les humains souffrent, qu'ils vivent dans la peur etprovoquent des drames motionnels. Ce rve n'est pas agrable ; c'est un rve de violence, de peur, deguerre, un rve d'injustice. Quant aux rves personnels des humains, mme s'ils prsentent quelquesvariations, de manire gnrale ce sont des cauchemars.Si l'on regarde la socit humaine, on constate que la raison pour laquelle il est si difficile d'y vivre estqu'elle est rgie par la peur. Aux quatre coins de la plante on voit de la souffrance humaine, de lacolre, un esprit de revanche, des toxicomanies, de la violence dans la rue, et une incroyable injustice.Prsente des niveaux diffrents dans chaque pays, la peur contrle tout le rve de la plante.Si l'on compare le rve de la socit humaine avec la description de l'enfer que les religions du mondeentier ont promulgue, on constate que les deux sont identiques. Les religions disent que l'enfer est unlieu de punition, de peur, de douleur et de souffrance, un lieu o le feu vous brle. Le feu rsulte desmotions nes de la peur. Chaque fois que l'on ressent de la colre, de la jalousie, de l'envie, ou de lahaine, on sent un feu qui brle en soi. On vit dans un rve d'enfer.Si vous considrez l'enfer comme un tat d'esprit, alors il est prsent partout autour de nous. Certainsdisent que si nous ne faisons pas ce qu'ils nous commandent, nous irons en enfer. Pas de chance : nousy sommes dj, et ces personnes aussi ! Aucun tre humain ne peut condamner un autre l'enfer, parceque nous y sommes tous dj. Les autres peuvent nous plonger dans un enfer plus profond, c'est vrai.Mais seulement si nous y consentons.Chaque tre humain a son propre rve personnel et, comme celui de la socit, il est gnralement rgipar la peur. On apprend rver l'enfer dans sa propre existence, dans son rve personnel. Les mmespeurs se manifestent de faon diffrente chez chacun, bien entendu, mais nous ressentons tous de lacolre, de la jalousie, de la haine, de l'envie, et d'autres motions ngatives. Notre rve personnel peutaussi devenir un cauchemar perptuel dans lequel nous souffrons et vivons dans un tat de peurpermanent. Mais il n'est pas indispensable de faire des cauchemars. Il est possible d'avoir de beauxrves.Toute l'humanit est la recherche de la vrit, de la justice et de la beaut. Nous sommes constammenten qute de vrit parce que nous ne croyons qu'aux mensonges gravs dans notre esprit. Nousrecherchons la justice parce qu'il n'y en a pas dans notre systme de croyance. Nous recherchons labeaut parce que, peu importe le degr de beaut d'une per-sonne, nous ne croyons pas qu'elle soit belle.Nous ne cessons de chercher et chercher, alors que tout est dj en nous. Il n'y a aucune vrit trouver.O que nous nous regardions, tout ce que nous voyons est la vrit, mais les accords que nous avonsconclus et les croyances que nous entretenons nous privent d'yeux pour la voir.

    Nous ne voyons pas la vrit parce que nous sommes aveugles, en raison des fausses croyances

  • encombrant notre esprit. Nous avons besoin d'avoir raison et de donner tort aux autres. Nous avonsconfiance en nos croyances et celles-ci nous condamnent souffrir. C'est comme si vous viviez au beaumilieu d'un brouillard, ne vous permettant pas de voir plus loin que le bout de votre nez, un brouillardqui n'est mme pas rel, qui n'est qu'un rve, votre rve de vie personnel, ce que vous croyez, tous lesconcepts concernant qui vous tes, tous les accords que vous avez passs avec autrui, avec vous-mmeet mme avec Dieu.Votre esprit tout entier est un brouillard que les Toltques appel-lent un mitote (prononcez mi-to-t).Votre esprit est un rve dans lequel des milliers de personnes parlent en mme temps, et per-sonne necomprend personne. Telle est la condition de l'esprit humain : un grand mitote, cause duquel il vousest impossible de voir qui vous tes vraiment. En Inde, on appelle le mitote maya , ce qui signifie illusion . C'est l'ide que se fait la personnalit du Je suis .Tout ce que vous croyez propos de vous-mme et du monde, tous les concepts et les programmes que vous avez en tte, tout cela est le mitote.Nous ne pouvons voir qui nous sommes vraiment, ni mme que nous ne sommes pas libres.C'est pour cela que les humains rsistent la vie. Etre vivant est leur plus grande peur. Ce n'est pas lamort, mais le risque d'tre vivant et d'exprimer qui l'on est vraiment qui suscite la peur la plusimportante. Etre simplement soi-mme, voil ce que l'on redoute le plus. Nous avons appris vivre ennous efforant de satisfaire les besoins d'autrui, vivre en fonction du point de vue des autres, de peurde ne pas tre accept et de ne pas tre assez bien leurs yeux.

    Au cours du processus de domestication, on labore une image de ce qu'est la perfection afin d'essayerd'tre toujours comme il faut. On cre une image de comment l'on devrait tre pour tre accept par toutle monde. En particulier, on s'efforce de plaire ceux qui nous aiment, comme papa et maman, nosgrands frres et soeurs, le prtre et nos professeurs. En essayant d'tre comme il faut leurs yeux, onconstruit cette image de perfection laquelle il est impossible de se conformer. Nous avons cr cetteimage, mais elle n'est pas relle. Nous ne serons donc jamais parfaits, de ce point de vue l. Jamais !N'tant pas parfait, nous nous rejetons. Le degr de rejet de soi dpend de l'efficacit avec laquelle lesadultes ont russi dtruire notre intgrit. En effet, une fois le processus de domestication achev, ilne s'agit plus d'tre comme il faut aux yeux des autres ; dsormais, nous ne sommes pas comme il fautpour nous-mmes, faut de correspondre notre propre ide de la perfection. Nous sommes incapablesde nous pardonner de ne pas tre tel que nous le souhaitons, ou plutt tel que nous croyons devoir tre.Nous ne nous pardonnons pas de n'tre pas parfaits.Nous savons que nous ne sommes pas comme nous croyons devoir tre, aussi nous sentons-nous faux,frustrs, malhonntes. Nous essayons de nous dissimuler, en prtendant tre qui nous ne sommes pas.Rsultat : nous manquons d'authenticit et nous portons des masques sociaux pour viter que les autresle remarquent. Nous avons une telle peur qu'on dcouvre que nous ne sommes pas qui nous prtendonstre. Naturellement, nous jugeons aussi les autres d'aprs notre ide de la perfection, et bien entenduceux-ci doivent toujours nos attentes.Nous allons jusqu' nous dshonorer, simplement pour plaire autrui. Parfois certains abment mmeleur corps pour tre accepts par les autres. On voit des adolescents prendre de la drogue pour ne pastre rejets par leurs copains. Ils ne sont pas conscients que leur vrai problme est de ne pas s'accepter.Ils se rejettent eux-mmes faute d'tre ce qu'ils prtendent tre. Ils souhaiteraient tre comme ceci oucomme cela mais, puisque que ce n'est pas le cas, ils se culpabilisent et ont honte.Les humains se punissent indfiniment, dfaut d'tre ce qu'ils croient devoir tre. Ils se maltraitentconstamment, et se servent aussi des autres pour se faire du mal. Mais personne ne nous mal-traite plusque nous-mmes, car ce sont le Juge, la Victime et le systme de croyances qui nous poussent agir ainsi.Bien sr, des gens diront que leur mari ou leur femme, leur pre ou leur mre, leur ont inflig desmauvais traitements, mais vous savez comme moi que nous nous auto-maltraitons encore plus. Lamanire dont on se juge est la plus svre qui soit. Lorsqu'on commet une erreur en prsence d'autrui, onessaye de la cacher ou de la nier. Mais ds qu'on se retrouve seul, le Juge devient si puissant, laculpabilit si forte, que l'on se sent stupide, mauvais ou dnu de valeur.Au cours de toute votre existence, personne ne vous a jamais davantage maltrait que vous-mme. Etles limites que vous mettez vos propres mauvais traitements envers vous-mme sont exactementcelles que vous tolrerez de la part d'autrui. Si quel-qu'un vous maltraite un peu plus que vous-mme,sans doute le fuirez-vous. Mais s'il le fait un peu moins que vous-mmes, vous continuerez

  • probablement cette relation et tolrerez cette situation indfiniment.Si vous vous maltraitez terriblement, vous pouvez mme supporter quelqu'un qui vous bat, qui voushumilie et vous traite comme moins que rien. Pourquoi ? Parce que, dans votre systme de croyance,vous vous dites : Je le mrite. Cette personne me fait une faveur d'tre avec moi. Je ne suis pas digne d'amour etde respect. Je ne suis pas assez bon(ne).

    On a besoin d'tre accept et aim par autrui, mais on est incapable de s'accepter et de de s'aimer soi-mme. Plus on a d'amour-propre, moins on se mal-traite. Se maltraiter provient d'un rejet de soi, celui-cirsultant d'une image de la perfection laquelle il est impossible de se conformer. L'ide qu'on se faitde la perfection est la raison du rejet de soi-mme ; c'est cause d'elle qu'on ne s'accepte pas tel qu'onest, ni les autres tels qu'ils sont.

    Prlude un nouveau rve

    Vous avez conclu des milliers d'accords avec vous-mmes, avec les autres, avec le rve de votre vie,avec Dieu, avec la socit, avec vos parents, votre conjoint, vos enfants. Mais les plus importants sontceux que vous avez passs avec vous-mmes. Au moyen de ces accords, vous vous dites qui vous tes,ce que vous sentez, ce que vous croyez, et comment vous comporter. Le rsultat est ce que vousappelez votre personnalit. Dans ces accords, vous dites : Voil ce que je suis. Voil ce que je crois. Il y a deschoses que je peux faire, d'autres non. Ceci est la ralit, cela est imaginaire ; ceci est possible, cela impossible.

    Un seul de ces accords ne pose gure de problmes, mais nombreux sont ceux qui vous font souffrir etchouer dans la vie. Si vous voulez connatre une existence faite de joie et de plnitude, il vous fauttrouver le courage de rompre ceux de vos accords qui sont fonds sur la peur, et revendiquer votrepouvoir personnel. Les accords drivs de la peur nous font dpenser normment d'nergie, tandis queceux dcoulant de l'amour nous aident conserver cette nergie et mme en avoir davantage.Chacun d'entre nous est n avec une certaine quantit de pou-voir personnel que nous reconstruisonschaque jour en nous reposant. Malheureusement, nous puisons tout ce pouvoir personnel conclurenos accords puis les tenir, de sorte que nous nous sentons impuissants. Nous avons tout juste assezd'nergie pour survivre chaque jour, car presque tout notre pouvoir sert respecter les accords qui nousmaintiennent dans le rve de la plante. Comment pouvons-nous changer le rve de notre vie alors quenous n'avons pas le pouvoir de modifier le plus infime de nos accords ?Si nous sommes capables de voir que nos accords dirigent notre existence, et si nous n'aimons pas lerve de notre vie, alors il nous faut changer ces accords. Quand nous serons enfin prts le faire, ilexiste quatre accords toltques trs puissants qui nous aideront rompre les autres accords issus de lapeur qui nous vident de notre nergie.Chaque fois que vous rompez un accord, tout le pouvoir que vous avez mis le crer vous revient. Sivous adoptez ces quatre nouveaux accords toltques, ils produiront suffisamment de pouvoirpersonnel pour que vous puissiez changer toute la structure de vos anciens accords.Il vous faut une volont trs forte pour adopter ces quatre accords toltques, mais si vous parvenez commencer vivre avec eux, les transformations qui s'opreront dans votre vie seront tonnantes. Vousverrez le drame de l'enfer disparatre sous vos yeux. Au lieu de vivre dans le cauchemar de l'enfer, vouscrerez un nouveau rve : votre rve de paradis personnel.

  • Le premieraccord toltque :

    Que votre parole soitimpeccable

    Le premier accord toltque est le plus important et aussi le plus difficile honorer. Il est si important qu' lui seul il vous permettra de transcender votrevie actuelle pour parvenir ce niveau que j'appelle le paradis sur terre.

    Le premier accord est : que votre parole soit impeccable. Voil qui a l'air trssimple, mais en ralit c'est trs, trs puissant. Pourquoi faire attention votreparole ?Votre parole est votre pouvoir crateur. C'est un cadeau qui vous vientdirectement de Dieu. Le prologue de l'vangile de Jean, parlant de la Cration del'Univers, dit : Au commencement tait la parole*, et la parole tait avec Dieu, etla parole tait Dieu. La parole vous permet d'exprimer votre pouvoir crateur.C'est par elle que vous manifestez les choses. Quelle que soit votre faon deparler, votre intention se manifeste par la parole. Ce dont vous rvez, ce que voussentez et ce que vous tes vraiment, tout cela se manifeste par la parole.

    La parole n'est pas seulement un son ou un symbole crit. C'est une force ; ellereprsente votre capacit vous exprimer et communiquer, penser et donc crer les vnements de votre vie. Vous tes capable de parler. Quel autre animalsur terre le peut ? La parole est votre outil le plus puissant en tant qu'tre

  • humain ; c'est un instrument magique. Mais comme une lame double tranchant,votre parole peut crer les rves les plus beaux ou tout dtruire autour de vous.L'un de ses tranchants est son mauvais usage, qui peut concrtiser l'enfer ; l'autreest son usage impeccable qui cre la beaut, l'amour et le paradis sur terre. Selonla faon dont elle est utilise, la parole peut vous librer ou vous asservir plusque vous ne pouvez l'imaginer. Tout le pouvoir magique dont vous disposezrside en elle. Votre parole est de la magie pure et son mauvais usage de lamagie noire.La parole est si puissante qu'un seul mot peut changer une vie ou dtruirel'existence de millions de personnes. Il y a quelques dcennies, la parole d'un seulhomme en Allemagne a manipul toute une nation peuple de gens trsintelligents. Il les a conduits la guerre, par la seule puissance de sa parole. Il arussi convaincre certains de commettre les actes de violence les plus atrocesqui soient. Sa parole a rveill les peurs des gens et, comme une immenseexplosion, les tueries et la guerre ont ravag le monde entier. Partout des humainsse sont entre-tus, parce qu'ils avaient peur les uns des autres. La parole d'Hitler,fonde sur des croyances et accords issus de la peur, restera dans les mmoiresdurant des sicles.L'esprit humain est semblable une terre fertile dans laquelle des graines sontcontinuellement semes : des opinions, des ides et des concepts.Vous plantez unegraine, une pense, et elle crot. La parole est une graine, et l'esprit humain est sifertile ! Malheureusement, il s'avre souvent trs fertile pour les semences de lapeur. Chaque esprit humain est fertile, mais seulement pour les graines pourlesquelles il est prpar. Il est donc important de dcouvrir le type de grainesauxquelles notre esprit offre sa fertilit, et de le prparer recevoir les semencesde l'amour.Prenez l'exemple d'Hitler : il a sem des graines de peurs qui se sont dveloppesavec force et ont russi provoquer une destruction massive. En observant lapuissance incroyable de la parole, nous devons comprendre qu'elle sort de notrebouche. Une peur, un doute sems dans notre esprit peuvent crer une successiondramatique d'vnements. Un seul mot est comme un sort, et les humains utilisentla parole comme des magiciens noirs, se jetant en toute inconscience des sorts lesuns aux autres.Chaque tre humain est un magicien. Par notre parole, nous pouvons soit jeter unsort quelqu'un, soit l'en librer. Exemple : je vois un ami et lui fais part d'uneopinion : Tiens ! La couleur de ton visage est celle des gens qui vont avoir le cancer. S'il coute cette parole et s'il est d'accord avec, il aura un cancer dans moins d'unan. Telle est la puissance de la parole.Au cours de notre domestication, nos parents et frres et soeurs ont mis desopinions sur nous, sans mme y rflchir. Nous avons cru ces opinions et vcudans la peur qu'elles vhiculaient, comme de ne pas tre assez bon en natation, ensport ou en criture.Quelqu'un exprime une opinion : Regarde cette fille comme elle est moche ! . La

  • fille en question entend cela, croit qu'elle est laide et grandit avec l'ide qu'ellen'est pas belle. Peu importe qu'elle le soit ou non ; tant qu'elle est d'accord aveccette opinion, elle croira qu'elle est laide. Elle subit l'influence d'un sort.Si elle russit capter notre attention, une parole peut pntrer notre esprit etchanger toute une croyance, en mieux ou en pire. Autre exemple : peut-trecroyez-vous tre stupide, et peut-tre mme le croyez-vous depuis toujours.Voilun accord qui peut tre vraiment vicieux et vous conduire faire de nombreuseschoses ne servant qu' vous prouver votre stupidit. Vous effectuez quelquechose puis vous pensez : Si seulement j'tais intelligent..., mais je dois tre stupidesinon je n'aurais jamais fait cela. Votre pense s'agite dans tous les sens et vouspouvez passer des jours tre sous l'influence de cette croyance en votre proprestupidit.Puis, un jour, quelqu'un capte votre attention et, par sa parole, vous fait dcouvrirque vous n'tes pas stupide. Vous croyez cette personne et vous concluez unnouvel accord. Rsultat : vous ne vous sentez plus stupide et vous n'agissez plusstupidement. Un sort est rompu, par la seule puissance de la parole.Inversement, si vous croyez tre stupide et que quelqu'un capte votre attention etvous dise : Oui, tu es vraiment la personne la plus stupide que j'aie jamaisrencontre , l'accord initial sera renforc et deviendra encore plus puissant.

    Voyons maintenant ce que l'on entend par impeccabilit. Le mot impeccable vientdu latin pecatus, qui signifie pch et du radical im- qui signifie sans ;impeccable signifie donc sans pch . Les religions parlent de pchs et depcheurs, mais voyons de plus prs ce que signifie vraiment pcher.Un pch est quelque chose que vous commettez contre vousmme.Toute choseque vous sentez, croyez ou faites l'encontre de vous-mme est un pch. Vousagissez contre vous-mme lorsque vous vous jugez ou critiquez pour n'importequoi. Etre sans pch, c'est donc faire exactement l'inverse. Etre impeccable, c'estne rien faire contre soi-mme. Lorsque vous tes impeccable, vous assumez laresponsabilit de vos actions, mais vous ne vous jugez pas, vous ne vous critiquezpas.Vu sous cet angle, tout le concept du pch est transform : ce n'est plus quelquechose de moral ou de religieux, c'est une affaire de bon sens. Le pch commenceavec le rejet de soi. Se rejeter soi-mme est le plus grand pch que vous puissiezcommettre. En termes religieux, le rejet de soi est un pch mortel , puisqu'ilconduit la mort. Etre impeccable, en revanche, mne la vie.

    Pour que notre parole soit impeccable, il ne faut donc pas l'utiliser contre soi. Sije vous aperois dans la rue et que je vous traite d'imbcile, il semble que je meserve de la parole contre vous. Mais en ralit je l'utilise contre moi, car vousallez me dtester et votre haine ne me fera aucun bien. Donc, si je me mets encolre et que je vous envoie mon poison motionnel par la parole, je l'utilise

  • contre moi-mme.Si je m'aime, j'exprimerai cet amour dans mes inter-actions avec vous et ma parolesera impeccable, car cette manire d'agir produira une raction similaire. Si jevous aime, vous m'aimerez. Si je vous insulte, vous m'insulterez. Si j'ai de lagratitude envers vous, vous en aurez envers moi. Si je suis goste avec vous, vousle serez avec moi. Si j'utilise ma parole pour vous jeter un sort, vous m'en jetterezaussi un.Avoir une parole impeccable, c'est faire bon usage de votre nergie ; cela signifieque vous l'utilisez dans le sens de la vrit et de l'amour de vous-mme. Si vousconcluez cet accord avec vous-mme, que votre parole soit impeccable, cette seuleintention manifestera la vrit en vous et nettoiera tout le poison motionnel quisubsiste en vous. Mais il est difficile de conclure cet accord parce que nous avonsappris exactement l'inverse. Nous avons appris le mensonge comme mode decommunication avec les autres et surtout avec nous-mmes. Notre parole n'est pasimpeccable.Le mauvais usage de la puissance de la parole cre l'enfer. On l'utilise pourmdire, pour critiquer, pour culpabiliser, pour dtruire. Bien sr, on s'en sert ausside la bonne manire, mais pas trs souvent. On l'utilise surtout pour rpandre dupoison personnel, pour exprimer la colre, la jalousie, l'envie et la haine. Laparole est pure magie - c'est le plus puissant cadeau donn aux humains - et onl'utilise contre soi-mme. On planifie sa revanche. On cre le chaos par la parole.On se sert des mots pour attiser la haine entre races, personnes, familles, nationsdiffrentes. Nous faisons un mauvais usage de la parole si frquent que nouscrons et perptuons un cauchemar d'enfer. L'utilisation ngative de la parolenous maintient les uns les autres au fond du gouffre, dans un tat de peur et dedoute. La parole tant de la magie et son mauvais usage de la magie noire, nouspratiquons la magie noire en permanence, sans raliser le moins du monde quenotre parole est magique.

    Prenons l'exemple de cette femme intelligente et dote d'un bon coeur. Elle avaitune fille qu'elle adorait. Un soir, elle est rentre chez elle aprs une trs mauvaisejourne de travail, fatigue, rem-plie de tensions motionnelles, avec un mal dette abominable. Elle souhaitait un peu de paix et de calme, mais sa fille chantaitet sautait joyeusement. Celle-ci ne se rendait pas compte de l'tat dans lequel taitsa mre ; elle jouait dans son propre monde, son propre rve. Elle se sentait bien,elle sautait et chantait de plus en plus fort, exprimant toute sa joie et tout sonamour. Elle chantait si fort qu'elle aggrava le mal de tte de sa mre qui, au boutd'un moment, perdit contrle. En colre, elle regarda son adorable fille et lui dit : Tais-toi !Tu as une voix horrible. Peux-tu simplement te taire ? En ralit, c'est la tolrance de cette femme envers le moindre bruit qui taitrduite nant et non la voix de sa petite fille qui tait horrible. Mais cettedernire a cru ce que sa mre lui avait dit, et, cet instant, elle a conclu un accordavec elle-mme. Aprs cet incident, elle n'a plus jamais chant car elle croyait que

  • sa voix tait horrible et qu'elle drangerait quiconque l'entendrait. Elle devinttimide l'cole et, si on lui demandait de chanter, elle refusait. Mme parler auxautres devint difficile pour elle. Tout changea dans la vie de cette petite fille cause de ce nouvel accord : elle crut qu'elle devait rprimer ses motions afind'tre accepte et aime.Chaque fois que l'on coute une opinion et qu'on la croit, on conclut un accord quis'intgre notre systme de croyances. Cette petit fille grandit et, bien qu'elle eutune belle voix, elle ne chanta plus. Elle dveloppa tout un complexe cause d'unseul sort qui lui avait t jet par celle qui l'aimait le plus : sa propre mre. Celle-ci ne s'est pas aperue de ce qu'elle avait fait par sa parole. Elle n'tait pasconsciente d'avoir utilis de la magie noire et d'avoir jet un sort sa fille. Elle neconnaissait pas la puissance de sa parole, et on ne peut donc la blmer. Elle a agicomme sa mre, son pre et les autres avaient agi envers elle-mme, de diversesmanires. Eux aussi faisaient mauvais usage de leur parole.Combien de fois agit-on ainsi avec ses propres enfants ? On leur fait partd'opinions ngatives, puis ils portent en eux cette magie noire durant des annes etdes annes. Des gens qui nous aiment pratiquent de la magie noire contre nous,mais n'ont pas conscience de ce qu'ils font. C'est pourquoi il faut leur pardonner :ils ne savent pas ce qu'ils font.Un autre exemple : vous vous rveillez le matin, vous sentant tout heureuse. Voustes envahie d'un senti-ment merveilleux et vous passez une heure ou deux devantvotre miroir vous faire belle. L-dessus, une de vos meilleures amies vous dit : Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as une de ces ttes ! Et regarde comment tu es habille ; tuas l'air ridicule. Et voil : cela suffit vous descendre droit en enfer. Peut-treque cette amie vous a-t-elle dit cela juste pour vous blesser. Et elle a russi. Ellevous a transmis son opinion, soutenue par toute la puissance de sa parole. Si vousl'acceptez, vous concluez un nouvel accord et vous mettez alors votre proprepouvoir dans cette opinion. Celle-ci devient de la magie noire.Ce genre de sort est difficile briser. La seule chose qui puisse le rompre est deconclure un nouvel accord fond sur la vrit. La vrit est ce qu'il y a de plusimportant si l'on veut que sa parole soit impeccable. D'un ct de l'pe setrouvent les mensonges qui crent de la magie noire, de l'autre la vrit qui a lepouvoir de rompre les sorts. Seule la vrit vous affranchira.

    Observez les interactions humaines quotidiennes et rendez-vous compte dunombre de fois o nous nous jetons des sorts les uns aux autres par nos propos.Cette faon d'agir a fini par devenir la pire forme de magie noire, que l'on appellela mdisance, ou la propagation de rumeurs.

    La mdisance est la pire magie noire parce que c'est du poison pur. Nous avonsappris cela en y donnant notre accord. Enfants, nous avons entendu lesmdisances permanentes des adultes autour de nous, exprimant ouvertement leursavis sur autrui. Ils avaient mme des opinions sur des personnes qu'ils ne

  • connaissaient pas. Celles-ci s'accompagnaient de poison motionnel, et nousavons appris que c'tait l la manire normale de communiquer.La mdisance est devenue la principale forme de communication de la socithumaine. C'est la faon dont on se sent proche les uns des autres, parce qu'on sesent mieux lorsqu'on voit quel-qu'un se sentir aussi mal que soi. Une vieilleexpression dit que la misre aime la compagnie , et les gens qui souffrent enenfer ne veulent pas rester seuls. La peur et la souffrance sont des composantesimportantes du rve de la plante ; ce sont les instruments qui maintiennentchacun tout en bas.

    Si l'on compare l'esprit humain un ordinateur, la propagation de rumeurs estl'quivalent d'un virus informatique. Ce genre de virus est une squenceinformatique crite dans le mme langage que les autres codes, mais avec uneintention ngative. Ce code est insr dans le programme de votre ordinateurquand vous vous y attendez le moins, et gnralement sans mme que vous ensoyez conscient. Et votre ordinateur ne fonctionne plus correctement, voire mmeplus du tout, parce que tous ses codes s'embrouillent force de messagescontradictoires, de sorte qu'il ne peut plus rien en sortir de bon.

    La mdisance fonctionne exactement pareil. Par exemple, vous allez dmarrer uncours avec un nouveau professeur ; cela fait longtemps que vous vous enrjouissez. Le premier jour, vous croisez quel-qu'un ayant suivi ce cours avantvous qui vous dit : Oh, ce prof est un crtin tellement prtentieux ! Il neconnaissait mme pas son sujet, et en plus c'est un pervers, alors fais gaffe ! Les mots et le code motionnel des propos de cette personne s'imprimentimmdiatement en vous, mais vous n'tes pas conscient de ce qui l'a pousse vous parler ainsi. Peut-tre est-elle en- colre car elle a chou ce cours, oupeut-tre prte-t-elle ce professeur des intentions fondes sur la peur et les pr-jugs. Mais, ayant appris ingurgiter ce genre d'in-formations depuis tout petit,une partie de vous croit cette rumeur, et vous allez suivre votre cours. A mesureque le professeur parle, vous sentez le poison monter en vous sans tre conscientde voir ce professeur travers les yeux de la personne qui vous a rapport cetterumeur. Puis vous vous mettez en parler d'autres dans la classe, et eux aussicommencent voir le professeur de la mme manire ; comme un crtin et unpervers. Vous voil dtestant ce cours que vous dcidez finalementd'interrompre. Vous accusez le professeur, mais la faute en revient lamdisance.Tous ces ennuis peuvent tre provoqus par un seul petit virus informatique. Unpetit bout d'information mensongre peut dtruire la communication entre deuxtres, infectant chaque personne qu'il rencontre et la rendant son tourcontagieuse. Imaginez que chaque fois que quelqu'un vous fait part d'une rumeur,il introduit un virus dans votre esprit, ce qui assombrit un peu plus la clart devotre pense. Puis imaginez que pour clarifier votre propre confusion et tresoulag de ce poison, vous propagez la rumeur, le virus, quelqu'un d'autre.Ensuite, imaginez ce processus se propageant sans fin tous les humains sur

  • terre. Le rsultat est un monde rempli d'individus ne pouvant lire del'information qu' travers des circuits encrasss par des virus empoisonns etcontagieux. Une fois encore, ce virus empoisonn est ce que les Toltquesappellent le mitote, le chaos rsultant de ces milliers de voix s'exprimant toutes la fois dans votre esprit.Il y a pire : les magiciens noirs ou pirates informatiques qui propagentdlibrment des virus. Repensez une fois o vous (ou une de vosconnaissances) tiez en colre contre quelqu'un et vouliez votre revanche. Pourvous venger, vous avez dit quelque chose concernant cette personne, avecl'intention de rpandre du poison et de faire en sorte que cette personne se sentemal. Enfant, on faisait cela sans y rflchir, mais en grandissant on apprend calculer soigneusement ses efforts pour dtruire autrui. Puis on se ment soi-mme en disant que cette personne a reu une juste punition pour ses mauvaisagissements.Lorsqu'on voit le monde travers les yeux d'un virus informa-tique, il est facilede justifier le comportement le plus cruel. Ce que l'on ne voit pas, c'est que lemauvais usage de la parole nous enfonce chaque fois un peu plus profondmenten enfer.

    Durant des annes nous avons subi les sorts et les mdisances accompagnant laparole d'autrui, mais aussi ceux inhrents notre manire de nous parler. On separle en permanence, se disant des choses du style : Oh, j'ai l'air gros(se), jesuis moche. Je vieillis, je perds mes cheveux. Je suis stupide, je necomprends jamais rien. Je ne serai jamais assez bon (ne), et je ne seraijamais parfait(e). Vous voyez comment on utilise la parole contre soi ? Ilnous faut commencer comprendre ce qu'est la parole et ce qu'elle fait. Si vouscomprenez le premier accord, que votre parole soit impeccable, vous verrez tousles changements qui peuvent se produire dans votre vie : des changements, toutd'abord, dans votre manire d'tre avec vous-mmes, et ensui-te dans votremanire d'tre avec les autres, surtout ceux que vous aimez le plus.

    Rflchissez au nombre de fois o vous avez mdit de la personne qui vous est laplus chre, dans le seul but que les autres soutiennent votre point de vue.Combien de fois avez-vous capt l'attention d'autrui, puis rpandu du poison surcelui ou celle que vous aimez, afin de conforter votre opinion ? Celle-ci n'estpourtant que votre point de vue. Elle n'est pas ncessairement vraie. Votreopinion rsulte de vos croyances, de votre propre ego, et de votre propre rve.Nous crons ce poison et le partageons avec autrui, simple-ment pour nous sentirbien selon notre propre point de vue.Si nous concluons ce premier accord et que notre parole devient impeccable,nous liminerons progressivement tout poison motionnel de notre esprit et denos relations personnelles, y compris avec notre chien ou notre chat.Avoir une parole impeccable vous immunisera galement contre tous les sortsngatifs d'autrui.Vous ne pouvez recevoir une ide ngative que si votre esprit y

  • est ouvert. En ayant une parole impeccable, votre esprit deviendra strile pour lesparoles issues de la magie noire. A la place, il deviendra fertile pour celles issuesde l'amour.Vous pouvez valuer le degr auquel votre parole est impeccable l'aulne del'amour que vous avez pour vous-mme. L'intensit de votre amour-propre et lessentiments que vous nourrissez envers vous sont directement proportionnels laqualit et l'intgrit de votre parole. Lorsque celle-ci est impeccable, vous voussentez bien ; vous tes heureux et en paix.Vous pouvez transcender le rve de l'enfer en concluant seule-ment ce premieraccord toltque : avoir toujours une parole impeccable. En ce moment mme, jesme cette graine dans votre esprit. Elle crotra ou non, selon le degr de fertilitde votre esprit aux semences d'amour. Il ne tient qu' vous de conclure cetaccord : ma parole sera impeccable. Nourrissez cette graine et, mesure qu'ellese dveloppera dans votre esprit, elle produira davantage de semences d'amourqui remplaceront celles de la peur. Ce premier accord modifiera le type de grainespour lequel votre esprit s'avrera fertile.Que votre parole soit impeccable. Voil le premier accord que vous devriezconclure si vous dsirez tre libre, si vous voulez tre heureux, si vous souhaiteztranscender le niveau d'existence correspondant notre enfer quotidien. Il est trspuissant. Servez-vous de la parole de faon approprie. Utilisez la parole pourpartager votre amour. Faites de la magie blanche, avec vous-mme pourcommencer. Dites-vous combien vous tes formidable, combien vous tesfabuleux. Dites-vous combien vous vous aimez. Servez-vous de la parole pourrompre tous les petits accords qui vous font souffrir.C'est possible. C'est possible parce que je l'ai fait, et que je ne suis pas meilleurque vous. Non, nous sommes exactement pareils. Nous avons le mme genre decerveau, le mme type de corps ; nous sommes humains. Si moi j'ai t capable derompre ces accords et d'en conclure de nouveaux, vous aussi pouvez faire pareil.Si moi je peux faire en sorte que ma parole soit impeccable, pourquoi pas vous ?Ce seul accord peut changer toute votre vie. L'impeccabilit de la parole peut vousconduire la libert personnelle, un succs immense et l'abondance ; elle peutsupprimer toute peur et la transformer en joie et en amour.Imaginez un instant tout ce que vous pouvez crer en ayant une paroleimpeccable. Vous pouvez transcender le rve de la peur et vivre une viediffrente. Vous pouvez vivre au paradis au milieu de milliers de gens vivant enenfer, parce que vous tes immunis contre cet enfer. Vous pouvez atteindre leroyaume des cieux avec ce seul accord : que votre parole soit impeccable.

  • Le deuximeAccord toltque :

    Quoi qu'il arrive, n'enfaites pas une affairepersonnelle

    Les trois accords toltques suivants dcoulent en ralit du premier. Ledeuxime consiste, quoi qu'il arrive, ne jamais en faire une affairepersonnelle.Quoi qu'il arrive autour de vous, n'en faites pas une affaire personnelle. Enreprenant un exemple prcdent, si je vous vois dans la rue et que je vous dis : H, espce d'idiot ! , sans mme vous connatre, ce que je dis ne vous concernepas ; cela me concerne moi. Si vous en faites une affaire personnelle, vous allezpeut-tre croire que vous tes idiot. Peut-tre mme vous demanderez-vous : Comment a-t-il devin ? Est-il clairvoyant, ou est-ce que tout le monde voit quelpoint je suis idiot ? Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit parce que vous y donnezvotre accord. Ds lors, le poison s'infiltre en vous et vous tes pig dans l'enfer.La raison pour laquelle vous vous faites piger est ce que l'on appellel'importance personnelle , c'est--dire l'importance que l'on se donne. S'accorderde l'importance, se prendre au srieux, ou faire de tout une affaire personnelle,voil la plus grande manifestation d'gosme, puisque nous partons du principeque tout ce qui arrive nous concerne. Au cours de notre ducation, de notredomestication, nous apprenons tout prendre pour soi. Nous pensons treresponsables de tout. Moi, moi, moi, toujours moi !

    Vous n'tes aucunement responsable de ce que les autres font. Leurs actionsdpendent d'eux-mmes. Chacun vit dans son propre rve, dans sa propre tte ;chacun est dans un monde totalement diffrent de celui dans lequel vous vivez.Lorsqu'on fait de toutune affaire personnelle, on part du principe que l'autre sait ce qu'il y a dansnotre monde, et on essaie d'opposer notre monde au leur.Mme lorsqu'une situation parat trs personnelle, mme lorsque vous vous faites

  • insulter, cela n'a rien voir avec vous. Ce que les gens disent, ce qu'ils font et lesopinions qu'ils mettent dpendent seulement des accords qu'ils ont conclus dansleur propre esprit. Leur point de vue rsulte de toute la programmation qu'ils ontsubie au cours de leur domestication.Si quelqu 'un vous donne son opinion en disant : Qu'est-ce que tu as l'air gros !, n'en faites pas une affaire personnelle, parce qu'en vrit cette personne estconfronte ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaie de vousenvoyer du poison et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous lerecevez et vous vous l'appropriez. En faisant une affaire personnelle de tout cequi vous arrive, vous devenez une proie facile pour tous les prdateurs, tous ceuxqui pratiquent la magie noire leur insu par leur parole. Ils peuvent facilementvous coincer avec une petite opinion de rien du tout, puis vous administrer tout lepoison qu'ils veulent ; comme vous prenez tout personnellement, vous gobez tout.Vous ingurgitez toutes leurs ordures motionnelles qui deviennent alors les vtres.Mais si vous ne prenez rien personnellement, vous tes protg, tout en tant aubeau milieu de l'enfer. L'immunit au poison, en plein enfer, est le cadeau que vousoffre cet accord.Lorsque vous faites une affaire personnelle de ce qui vous arrive, vous voussentez offens et votre raction consiste dfendre vos croyances, ce qui provoquedes conflits. Vous faites tout un plat d'un petit rien, parce que vous avez besoind'avoir raison et de donner tort autrui. Vous vous efforcez aussi de montrer quevous avez raison, en imposant votre opinion aux autres. De toutes faons, ce quevous ressentez et ce que vous faites ou dites n'est qu'une projection de votrepropre rve personnel. Tout cela dpend des accords que vous avez conclus ; cesopinions n'ont donc rien voir avec moi.Peu m'importe ce que vous pensez de moi, je n'en fais jamais une affairepersonnelle. Quand les gens me disent Miguel, tu es le meilleur je n'en fais pasune affaire personnelle, et lorsqu'ils me disent Miguel, tu es le dernier desderniers je ne le prends pas non plus personnellement. Je sais que si vous tesheureux vous me dites Miguel, tu es un ange ! , mais que si vous m'en voulezvous dites Oh, Miguel, tu es un monstre ! Tu es dgotant. Comment peux-tu diredes choses pareilles ? Dans un cas comme dans l'autre, cela ne m'affecte pasparce que je sais ce que je suis. Je n'ai pas besoin d'tre accept. Je n'ai pas besoinqu'on me dise Miguel, tu es vraiment bon ! ni Comment oses-tu faire cela ? Non, je ne prends rien de ce qui m'est dit ou de ce qui m'arrive de faonpersonnelle. Ce que vous pensez, ce que vous ressentez, c'est votre problme, pasle mien. C'est votre faon de voir le monde. Cela ne me touche paspersonnellement, parce que vous n'tes confront qu' vous-mmes, pas moi.D'autres auront une opinion diffrente, selon leur systme de croyances ; donc, cequ'ils pensent de moi ne concerne pas vraiment ma personne, mais eux-mmes.Vous pouvez mme me dire : Miguel, ce que tu dis me blesse. Mais ce n'est pasce que je vous dis qui vous blesse : ce sont vos propres plaies intrieures quiragissent lorsqu'elles sont touches par mes propos. Vous vous blessez vous-mmes. Je ne peux en aucune manire prendre vos reproches personnellement. Ce

  • n'est pas que je ne croie pas en vous ou que je ne vous fasse pas confiance, mais jesais que vous voyez le monde avec d'autres yeux que les miens, avec vos yeux.Vous crez toute une scne, tout un film dans votre esprit, dont vous tes lemetteur en scne, le producteur et l'acteur ou l'actrice principal(e). Tous les autresn'ont que des seconds rles. C'est votre film.Vous regardez ce film en fonction des accords que vous avez conclus dans votrevie. Votre point de vue vous est personnel. C'est votre vrit et celle de personned'autre. Donc, si vous m'en voulez, je sais que vous n'tes en ralit confront qu'vous-mme. Je suis votre prtexte pour vous mettre en colre. Et cette colre estprovoque par votre peur. Si vous n'avez pas peur, il vous est impossible d'treirrit contre moi. Si vous n'avez pas peur, il n'est pas possible que vous mehassiez. Si vous n'avez pas peur, vous ne serez pas jaloux ou triste. Si vous vivezsans peur, si vous aimez, ces motions n'ont aucune place en vous. Et si vous neressentez aucune de ces motions ngatives, il est logique que vous vous sentiezbien. Lorsque vous vous sentez bien, tout ce qu'il y a autour de vous est bien. Etquand tout ce qui vous entoure est bien, tout vous rend heureux.Vous aimez toutechose, parce que vous vous aimez vous-mme. Parce que vous vous apprciez telque vous tes. Parce que vous tes satisfait de vous-mme. Parce que vous tescontent de votre vie. Vous tes heureux du film que vous produisez, heureux desaccords conclus dans votre existence.Vous tes en paix et content.Vous vivez dansun tat de bonheur o tout est merveilleux, o tout est beau. Dans cet tat debonheur, vous faites l'amour en permanence avec tout ce que vous percevez.

    Quoi que les gens fassent, quoi qu'ils ressentent, q u ' ils disent ou pensent, n'enfaites pas une affaire personnelle. S'ils vous disent combien vous tesmerveilleux, ce n'est pas cause de vous. Vous savez dj que vous tesmerveilleux. Il n'est donc pas ncessaire de croire ceux qui vous le disent. Neprenez pas la moindre chose qui vous arrive de faon personnelle. Mme siquelqu'un prenait un fusil et vous tirait une balle dans la tte, ce ne serait paspersonnel. Mme dans ce cas extrme.

    Mme les opinions que vous avez sur vous ne sont pas ncessairement vraies ;donc, vous n'tes pas oblig de ragir personnellement ce que vous vous ditesdans votre tte. L'esprit peut se parler lui-mme, mais il peut aussi entendre desinformations provenant d'autres sources. Parfois vous entendez une voix dansvotre tte et vous vous demandez d'o elle vient. Elle peut provenir d'une autreralit dans laquelle se trouvent des tres vivants trs semblables aux humains.Les Toltques les appellent les Allis. En Europe, en Afrique et en Inde, on lesappelle les Dieux.Notre esprit existe aussi au niveau des Dieux. Il vit galement dans cette ralit etpeut la percevoir. L'esprit voit grce nos yeux, et il peroit la ralit du mondeveill ; mais il voit et peroit galement sans les yeux, bien que notre raison nesoit gure consciente de ces perceptions-l. L'esprit vit dans plusieurs dimensions.Par moments, vous avez des ides dont l'origine n'est pas votre esprit, mais vousles percevez grce lui. Et vous avez le droit de croire ou de ne pas croire ces

  • voix, et le droit de ne pas faire une affaire personnelle de ce qu'elles vous disent.Nous avons le choix de croire ou non ce que ces voix nous disent, tout commenous avons le choix de croire le rve de la plante et de lui donner notre accord.L'esprit peut aussi se parler et s'couter lui-mme. Il est aussi divis que le corpsl'est. De mme que vous pouvez dire : J'ai une main avec laquelle je peux serrerl'autre et la sentir , l'esprit peut aussi parler diverses parties de lui-mme. Unepartie s'exprime et l'autre coute. Cela devient un problme lorsque les milliers departies de votre esprit parlent toutes ensemble, cela devient un problme. Onappelle cela le mitote, vous vous rappelez ?Le mitote est comme un immense march sur lequel des milliers de personnesparlent et marchandent en mme temps. Chacune a des penses et sentimentsdiffrents ; chacune a son propre point de vue. Et la programmation de notreesprit, tous les accords que nous avons conclus, comporte beaucoupd'incompatibilits. Chaque accord est comme un seul tre vivant spar ; il a sapropre personnalit et sa propre voix. Il y a donc des accords contradictoires quientrent en conflit les uns avec les autres, en permanence, jusqu' crer uneimmense guerre dans notre esprit. C'est cause du mitote que les humains nesavent plus ce qu'ils veulent, ni comment et quand ils le veulent. Ils ne sont plusd'accord avec eux-mmes parce que certaines parties d'eux veulent une chose,tandis que d'autres parties veulent exactement l'inverse.Une partie de votre esprit s'oppose certaines penses et actions, alors qu'uneautre soutient les actes provoqus par des penses contraires. Tous ces petitesentits entretiennent le conflit intrieur parce qu'elles sont vivantes et ont toutesleur voix. Ce n'est donc qu'en faisant l'inventaire des accords que nous avonsconclus que nous mettrons en lumire tous nos conflits intrieurs et que nousferons de l'ordre dans le chaos du mitote.Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle, parce qu'en prenant leschoses personnellement vous vous programmez souffrir pour rien. Les humainsont tous un certain degr de dpendance un certain niveau de souffrance, etnous nous encourageons les uns les autres entretenir ces dpendances. Leshumains sont d'accord de s'aider mutuellement souffrir. Si vous avez besoinqu'on vous maltraite, vous trouverez facilement quel-qu'un pour le faire. Demme, si vous vous trouvez en compagnie de gens ayant besoin de souffrir,quelque chose en vous vous poussera les maltraiter. C'est comme s'ils portaientune pancarte dans leur dos o il est crit : Faites-moi mal, s'il-vous-plat . Ilscherchent une justification leur souffrance. Leur dpendance la souffrancen'est en fait qu'un accord qu'ils renforcent chaque jour.

    O que vous alliez, vous dcouvrirez des gens qui vous mentent et, mesure quevotre conscience augmentera, vous vous rendrez compte que vous vous mentezgalement vous-mmes. Ne vous attendez pas ce que les gens vous disent lavrit, car ils se mentent aussi eux-mmes. Vous devez vous faire confiance etchoisir de croire ou non ce que l'on vous dit.

    Lorsqu'on voit vraiment comment sont les gens, sans jamais ragir de faon

  • personnelle, rien de ce qu'ils peuvent dire ou faire ne peut nous blesser. Mme sil'on vous ment, cela ne fait rien. Celui qui agit ainsi le fait parce qu'il a peur. Peurque vous dcouvriez qu'il n'est pas parfait. C'est douloureux de retirer son masquesocial.

    Lorsque les gens disent une chose et en font une autre, c'est vous mentir que de nepas couter leurs actes. Mais si vous tes honnte envers vous-mme, vous vouspargnerez beaucoup de douleur motionnelle. Certes, accepter la vrit surquelque chose ou quel-qu'un peut s'avrer douloureux, mais il n'est pas ncessairede vous attacher cette douleur. La gurison est en chemin et ce n'est qu'uneaffaire de temps avant que votre situation ne s'amliore.Si quelqu'un ne vous traite pas avec amour et respect, prenez comme un cadeauqu'il vous quitte un jour. S'il ne le fait pas, vous passerez certainement des annes souffrir avec lui (ou elle). La sparation sera douloureuse pendant quelquetemps, mais votre coeur gurira. Puis vous pourrez choisir ce que vous voulez.Vous dcouvrirez que vous avez besoin de faire confiance moins aux autres qu'votre propre capacit effectuer de bons choix.Quand vous aurez pris l'habitude de ne jamais faire une affaire personnelle de cequi vous arrive, vous vous viterez de nombreux problmes dans votre vie. Votrecolre, votre jalousie et votre envie disparatront, et mme votre tristesse s'en ira,si vous ne prenez rien personnellement.Si vous parvenez transformer en habitude ce second accord, vous dcouvrirezque rien ne peut plus vous replonger en enfer. Une immense libert vous choitlorsque vous ne prenez plus rien personnellement. Vous tes immunis contre lesmagiciens noirs ; aucun sort ne peut vous affecter, aussi puissant soit-il. Lemonde entier peut vous calomnier : du moment que vous n'en faites pas uneaffaire personnelle, vous tes immunis. Quelqu'un peut dlibrment vousenvoyer du poison motionnel, mais si vous ne le prenez pas personnellement,vous ne l'ingurgiterez pas. Et si vous refusez ce poison, c'est celui qui vousl'envoie qui s'en trouvera encore plus mal, mais pas vous.Vous voyez quel point cet accord est important ? En ne faisant jamais uneaffaire personnelle de ce qui vous arrive, vous pouvez rompre de nombreuseshabitudes et routines qui vous pigent dans le rve de l'enfer, provoquant dessouffrances inutiles. Rien qu'en appliquant ce deuxime accord, vouscommencerez briser des dizaines de petits accords qui vous font souffrir. Et sivous mettez en pratique les deux premiers accords toltques, vous romprezsoixante-quinze pour cent de ces micro-accords qui vous enferment dans le rvede l'enfer.Ecrivez cet accord sur un bout de papier et collez-le sur votre rfrigrateur pourvous en souvenir en permanence : Quoi qu'il arrive, n'en faites jamais une affairepersonnelle.Au fur et mesure que vous prendrez l'habitude de cet accord, vous n'aurez plusbesoin de faire confiance ce que les gens disent ou font. Il vous suffira d'avoirconfiance en votre capacit effectuer des choix responsables.Vous n'tes jamais

  • responsable ds actions d'autrui ; seulement de vous-mmes. Lorsque vouscomprenez vraiment cela et que vous refusez de prendre quoi que ce soitpersonnellement, les commentaires et actions des gens ne peuvent pour ainsi direplus vous blesser.Si vous respectez cet accord, vous pouvez voyager dans le monde entier, le coeurtotalement ouvert, et personne ne peut vous blesser. Vous pouvez dire jet'aime sans crainte du ridicule ou du rejet. Vous pouvez demander ce dont vousavez besoin. Vous pouvez dire oui ou non , selon ce que vous choisissez,sans culpabilit ni jugement de soi. Vous pouvez choisir de toujours suivre votrecoeur. Alors, mme au milieu de l'enfer, vous continuerez de vivre dans la paixintrieure et le bonheur. Vous pouvez demeurer dans un tat de flicit, et l'enfern'aura aucune prise sur vous.

  • Le troisimeAccord toltque :

    Ne faites pas desuppositions

    Le troisime accord toltque est de ne pas faire de suppositions.Nous avons tendance faire des suppositions propos de tout. Le problme estque nous croyons ensui-te qu'elles sont la vrit. Nous serions prt jurer qu'ellessont vraies. Nous faisons des suppositions sur ce que les autres font ou pensent,fort de quoi nous en faisons une affaire personnelle, puis nous leur en voulons etnous leur communiquons du poison motionnel par nos propos. Voil pourquoichaque fois qu'on fait des suppositions, qu'on prte des intentions autrui, oncre des problmes. Nous faisons des suppositions quant aux raisons d'agird'autrui, nous les interprtons de travers, nous en faisons une affaire personnelle,et nous finissons par crer tout un drame pour rien du tout.Toute la tristesse et les drames auxquels vous avez t confronts dans votre vie

  • proviennent de cette habitude de faire des suppositions, de prter des intentions autrui et de prendre les choses personnelle-ment. Le rve de l'enfer tout entierdcoule de ces comportements.

    Rien qu'en faisant des suppositions et en prenant tout ce qui nous arrivepersonnellement, nous crons normment de poison motionnel, parce qu'ensuitenous mdisons sur la base de ces suppositions. Souvenez-vous : la mdisance estnotre manire de communiquer dans le rve de l'enfer, en changeant du poisonles uns avec les autres. Comme on a peur de demander des explications, on prtedes intentions autrui, on fait des suppositions que l'on croit tre vraies ; puis, ondfend ces suppositions et on donne tort l'autre.

    Il vaut toujours mieux poser des questions que de faire des suppositions, parceque celles-ci nous programment souffrir.Le grand mitote qui encombre l'esprit humain provoque beau-coup de chaos etnous conduit tout comprendre et interprter de travers. On ne voit et entend quece que l'on veut bien voir et entendre. On ne peroit pas les choses telles qu'ellessont. On prend l'habitude de rver sans lien avec la ralit. On rve littralementles choses dans notre imagination. Lorsque nous ne comprenons pas une chose,nous faisons une supposition quant sa signification, et, lorsque la vrit se faitjour, la bulle de notre rve clate, et nous dcouvrons que les choses n'taient pasdu tout comme nous le pensions.Exemple : vous tes dans un centre commercial et vous apercevez une personneque vous aimez bien. Celle-ci vous regarde et vous sourit, puis s'en va. Cettescne se prte de nombreuses suppositions. Celles-ci peuvent dboucher surtout un scnario imaginaire.Vous allez vous mettre croire ce que vous imaginezet vouloir le rendre rel. Tout un rve va prendre naissance partir desintentions que vous prtez cette personne et vous pouvez croire : Ahh, ellem'aime beaucoup . Partant de ce prsuppos, une relation commence seconstruire dans votre tte. Peut-tre mme allez-vous jusqu' imaginer unmariage. Mais cette histoire imaginaire n'existe que dans votre tte, dans votrerve personnel.Faire des suppositions propos de nos relations est le moyen sr de s'attirer desproblmes. Par exemple, nous supposons gnralement que notre partenaire saitce que nous voulons ; nous croyons donc ne pas avoir besoin de le lui dire. Nouspensons qu'il va faire ce que nous dsirons, parce qu'il nous connat bien. Et s'ilne le fait pas, nous nous sentons bless et lui reprochons : Tu aurais d lesavoir. Autre exemple : vous dcidez de vous marier et vous supposez que votrepartenaire considre le mariage de la mme faon que vous. Puis vouscommencez vivre ensemble et vous dcouvrez que tel n'est pas le cas. Il enrsulte beau-coup de conflits, mais vous continuez de ne pas clarifier vossentiments propos du mariage.Le mari rentre la maison aprs son travail, sa femme est fche, mais il ne saitpas pourquoi. Peut-tre sa femme lui a-t-elle prt certaines intentions. Sans rien

  • lui dire de ce qu'elle voulait, elle a suppos qu'il la connaissait assez pour savoirce qu'elle dsirait, comme s'il pouvait lire dans son esprit. Elle est donc irriteparce qu'il n'a pas combl pas ses attentes.Les suppositions que nous faisons concernant nos relations provoquent beaucoupde bagarres, de difficults, d'incomprhensions avec des gens que nous sommescenss aimer.

    Dans chaque relation on peut se laisser aller supposer que les autres savent ceque nous pensons sans avoir formuler nos besoins. Ils vont faire exacte-ment ceque nous voulons parce qu'ils nous connais-sent bien. Et s'ils ne le font pas, nousen sommes blesss et pensons : Comment peuvent-ils faire une chose pareille ?Ils devraient quand mme savoir. Ainsi un drame se produit parce qu'on fait unesupposition, avant d'en empiler d'autres par dessus.Il est trs intressant de voir comment l'esprit humain fonctionne. Nous avonsbesoin de tout justifier, de tout expliquer, de tout comprendre, afin de nousrassurer. Il y a des millions de questions aux-quelles nous cherchons les rponses,car il y a tant de choses que notre esprit rationnel ne peut expliquer. Peu importeque la rponse soit correcte ; le seul fait de trouver une rponse nous rassure. C'estpour cela que nous faisons des suppositions.Les gens nous disent une chose : nous faisons des suppositions sur ce que sontleurs motivations. Ils ne nous disent rien ? Nous faisons alors d'autressuppositions destines combler notre besoin de savoir et remplacer celui decommuniquer. Mme lorsqu'on entend quelque chose qu'on ne comprend pas, onfait des suppositions sur ce que cela signifie, puis on les croit. Nous ne ces-sonsde supposer, parce que nous n'avons pas le courage de poser des questions.La plupart du temps ces suppositions sont effectues trs vite et inconsciemment,parce que nos accords nous incitent communiquer de cette manire. L'un d'euxstipule qu'il est dangereux de poser des questions : un autre dit que si les autresnous aiment, ils doivent savoir ce que nous voulons et comment nous nous sen-tons. Et, du moment qu'on croit quelque chose, on part du principe qu'on a raison,au point qu'on est prt dtruire une relation pour dfendre sa position.On suppose que tout le monde voit la vie comme nous la voyons. On suppose queles autres pensent comme nous pensons, qu'ils ressentent les choses comme nousles ressentons, qu'ils jugent comme nous jugeons. Voil la supposition la plusimportante que font les humains. C'est la raison pour laquelle nous craignonsd'tre nous-mmes avec les autres, car nous pensons qu'ils vont nous juger, nousmaltraiter et nous critiquer, comme nous le faisons nous-mmes. C'est pourquoi,avant mme que les autres puissent nous rejeter, nous nous sommes dj rejetsnousmmes.Voil comment fonctionne l'esprit humain.On fait galement des suppositions sur soi-mme, ce qui provoque beaucoup deconflits intrieurs : Je pense que je suis capable de faire telle chose. Voussupposez cela, puis vous dcouvrez que ce n'est pas le cas. Vous vous surestimezou vous vous sous-estimez tout le temps, parce que vous ne prenez pas le tempsde vous poser des questions et d'y rpondre. Peut-tre vous faut-il en savoir

  • davantage sur telle situation ? Ou peut-tre devez-vous arrter de vous mentir surce que vous voulez vraiment.Souvent, lorsque vous dmarrez une relation avec quelqu'un que vous aimez,vous devez le justifier. Vous ne voyez en lui que ce que vous voulez bien voir, etvous niez l'existence d'aspects que vous n'aimez pas.Vous vous mentez vous-mme afin de vous donner raison. Puis vous faites des suppositions, l'une d'entreelles tant : Mon amour va transformer cette per-sonne . Mais ce n'est pas vrai.Votre amour ne changera personne. Si les autres se transforment, c'est parce qu'ilsveulent changer et non parce que vous en avez le pouvoir. Puis un incident seproduit entre vous deux, et vous vous sentez bless.Vous voyez tout d'un coup ceque vous refusiez de voir avant, dsormais amplifi par votre poison motionnel.Il vous faut maintenant justifier votre douleur motionnelle en rendant l'autreresponsable de vos choix.On n'a pas justifier l'amour ; l'amour est prsent ou il ne l'est pas. L'amour

    vritable consiste accepter les autres tels qu'ils sont sans essayer de les changer.Si nous essayons de les changer, cela signifie qu'on ne les aime pas vraiment. C'estpourquoi, de toute vidence, si vous dcidez de vivre avec quelqu'un, si vousvoulez conclure cet accord, il est prfrable de le faire avec celui ou celle qui estexactement tel que vous le souhaitez.Trouvez quelqu'un que vous n'ayez pas changer. Il est beaucoup plus facile de dnicher quelqu'un qui soit dj commevous le souhaitez, plutt que de vouloir le changer. De mme, cette personne doitaussi vous aimer tel que vous tes, sans avoir besoin de vous changer. Si elle a lesentiment qu'elle doit vous transformer, cela signifie qu'elle ne vous aime pasvrai-ment. Alors pourquoi rester avec quelqu'un, si vous n'tes pas comme il ouelle le souhaite ?Il faut pouvoir tre qui l'on est, de faon ne pas avoir crer de fausse image de

    soi. Si vous m'aimez tel que je suis : OK, prenez-moi. Si vous ne m'aimez pas comme je suis : Alors, au revoir. Trouvez quelqu'un d'autre. Cela peut vous sembler dur, etpourtant ce mode de communication signifie que les accords conclus avec autruisont clairs et impeccables.Essayez simplement d'imaginer le jour o vous arrterez de prter des intentions votre partenaire, puis toutes les autres per-sonnes prsentes dans votre vie.Votre manire de communiquer changera compltement et vos relations nesouffriront plus des conflits engendrs par des hypothses errones.Le meilleur moyen de vous empcher de faire des suppositions est de poser desquestions. Vrifiez que vos communications soient claires. Si vous ne comprenezpas, demandez. Ayez le cou-rage de poser des questions jusqu' ce que tout soitaussi clair que possible, et mme alors, ne pensez pas que vous savez tout ce qu'il ya savoir sur telle situation. Lorsque vous aurez obtenu la rponse dsire, alorsvous n'aurez plus besoin de faire des suppositions car vous saurez la vrit.Utilisez votre voix pour demander ce que vous voulez. Chacun a le droit de vousdire oui ou non , et vous-mme avez toujours le droit de demander.

  • Inversement, tout le monde peut vous interroger, et vous avez la possibilit dedire oui ou non .Si vous ne comprenez pas quelque chose, il vaut mieux poser une question et treau clair plutt que de faire des suppositions ou de prter des intentions autrui.Le jour o vous cesserez de le faire, vous communiquerez de faon propre etclaire, libre de tout poison motionnel. Si vous ne faites plus de suppositions,votre parole devient impeccable.En communiquant clairement, toutes vos relations vont changer, non seulementavec votre partenaire, mais avec tout le monde. Vous n'aurez plus besoin de fairede suppositions, car tout deviendra clair. Voici ce que je veux ; voil ce que vousvoulez. Si nous communiquons ainsi, notre parole devient impeccable. Si tousles humains communiquaient de la sorte, avec une parole impeccable, il n'y auraitni guerre, ni violence, ni incomprhension. Tous les problmes humains sergleraient si nous avions simplement une communication claire et bonne.Voil donc quel est le troisime accord toltque : ne faites aucune supposition.Formul ainsi, cela semble facile, mais je suis conscient combien c'est difficile mettre en oeuvre. La difficult provient de ce qu'on fait gnralement l'inverse. Ona tous des habitudes dont on n'est mme pas conscient. Les amener la conscienceet comprendre l'importance de cet accord est donc le premier pas franchir. Maisla comprhension n'est pas suffisante. Une information ou une ide ne sont quedes graines dans notre esprit. Ce qui va vraiment faire la diffrence, c'est l'action.Le fait de mettre une chose en pratique, jour aprs jour, renforce votre volont,nourrit la graine et tablit des fondements solides pour que se dveloppe unenouvelle habitude. Aprs de nombreuses rptitions, ce nouvel accord deviendraune deuxime nature, et vous verrez la faon dont la magie de votre parole voustransformera de magicien noir en mage blanc.Un mage blanc utilise la parole pour crer, donner, partager et aimer. Enconcluant ce seul accord, toute votre vie sera transforme.Lorsque vous modifiez votre rve, la magie arrive dans votre vie. Ce dont vousavez besoin vient vous sans peine, car l'esprit se meut librement en vous. C'estce que l'on appelle la matrise de l'intention, la matrise de l'esprit, la matrise del'amour, la matrise de la gratitude, et la matrise de la vie. Voil le but desToltques.Voil le chemin qui conduit la libert personnelle.

  • Le quatrimeaccord toltque :

    Faites toujours devotre mieux

    Il ne reste plus qu'un seul accord, mais c'est celui qui transformeprogressivement les trois autres en habitudes solidement ancres en nous. Lequatrime accord concerne l'application des trois premiers : faites toujours devotre mieux.Quelles que soient les circonstances, faites toujours de votre mieux, ni plus, nimoins. Mais rappelez-vous que votre mieux ne sera jamais pareil mme d'une fois l'autre. Tout est vivant, tout change constamment, par consquent votre mieuxsera parfois un haut niveau et d'autres fois un moins bon niveau. Les matinso vous vous rveillez frais et dbordant d'nergie, votre mieux sera meilleur quelorsque vous tes fatigu en fin de soire. Il sera aussi diffrent selon que voustes en bonne sant ou malade, sobre ou ivre.Votre mieux variera selon que voustes en pleine forme et heureux, ou irrit, en colre, ou encore jaloux.

    Selon votre humeur, votre mieux peut changer d'un instant l'autre, d'une heure la suivante, d'un jour au lendemain. Il voluera aussi au fil du temps. Lorsquevous prendrez l'habitude de mettre en pratique ces nouveaux accords, votremieux deviendra encore meilleur qu'il n'tait.

    Indpendamment de toute valuation qualitative, continuez faire de votremieux : ni plus ni moins. Si vous vous acharnez vouloir faire davantage quevotre mieux, vous dpenserez plus d'nergie qu'il n'en faut et en fin de compte

  • votre mieux s'avrera insuffisant. Lorsque vous en faites trop, vous vous videz devotre nergie et vous agissez contre vous-mme, avec pour consquence qu'ilvous faut davantage de temps pour atteindre votre but. Mais si vous faites moins quevotre mieux, vous vous exposez aux frustrations, au jugement personnel, laculpabilit et aux regrets.Faites donc simplement de votre mieux, quelles que soient les circonstances devotre vie. Peu importe que vous soyez fatigu ou malade, si vous faites toujoursde votre mieux, il vous est impossible de vous juger. Et si vous ne vous jugezpas, il n'est pas possible de subir la culpabilit, la honte et l'auto-punition. Enfaisant toujours de votre mieux, vous romprez un grand sort auquel vous avez tsoumis.

    Il tait une fois un homme qui voulait transcender sa souffrance. Il se rendit untemple bouddhiste pour trouver un Matre qui puisse l'aider. Quand il trouva leMatre, il lui demanda : Matre, si je mdite quatre heures par jour, combien detemps me faudra-t-il pour atteindre la transcendance ? Le Matre le regarda et lui dit : Si tu mdites quatre heures par jour, peut-treparviendras-tu transcender ton existence dans dix ans. Convaincu qu'il pouvait faire mieux que cela, l'homme lui demanda : Oh,Matre, et si je mditais huit heures par jour combien de temps cela me prendrait-il ?Le Matre le regarda et lui rpondit : Si tu mdites huit heures par jour, il tefaudra probablement vingt ans. Mais pourquoi cela me prendrait-il plus longtemps si je mdite plus ? interrogeal'homme.Le Matre lui rpondit : Tu n'es pas l pour sacrifier ta joie ni ta vie. Tu es lpour vivre, pour tre heureux et pour aimer. Si tu fais de ton mieux en mditant deuxheures, mais que tu y consacres huit heures la place, tu ne feras que te fatiguer, tupasseras ct d