pour le capes (sujets 0)

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  • Ministre de lEducation nationale > www.education.gouv.fr

    CAPES CONCOURS EXTERNE ET CAFEP

    Section : SCIENCES ECONOMIQUES ET SOCIALES

    EPREUVES DADMISSIBILITE

    EPREUVES DADMISSION

  • - Sujet de dissertation : La mise en uvre de la politique conomique au sein dun pays est-elle compatible avec linternationalisation des conomies ? (16 points)

    - Question portant soit sur l'histoire de la science conomique soit sur l'pistmologie de cette discipline : Lanalyse marginaliste constitue-t-elle une rupture dans lhistoire de la pense conomique ? (4 points.). Il est attendu une rponse concise qui ne dpassera pas deux pages.

    - Sujet de dissertation : Conflits sociaux et changement social. (16 points)

    - Question portant soit sur l'histoire de la sociologie soit sur l'pistmologie de cette discipline : La sociologie est-elle une science comme les autres ? (4 points). Il est attendu une rponse concise qui ne dpassera pas deux pages.

    - Exemple de sujet de leon en science conomique : Progrs technique et croissance conomique

    - Exemple de sujet de leon en sociologie : La jeunesse nest-elle quun mot ?

  • 4. La part des revenus du capital

    On commente successivement les volutions des revenus de la proprit verss par les SNF, du taux dpargne et dautofinancement et de la rentabilit du capital. On aborde ensuite rapidement la question de la rpartition des profits des entreprises franaises entre participation et intressement, revenus de la proprit et financement interne de linvestissement.

    4.1. Les revenus de la proprit

    Sur les dernires annes, lensemble des revenus de la proprit (charges dintrts et dividendes) nets (verss moins reus) verss par les SNF reprsente en France 10 12 % de la valeur ajoute. Ce niveau est comparable celui observ dans de nombreux autres pays, comme lEspagne, la Finlande, le Royaume-Uni ou les tats-Unis (graphique 9). Il est suprieur celui observ au Danemark (environ 5 % de la valeur ajoute) mais nettement infrieur celui observ en Allemagne ou en Italie (plus de 22 %de la valeur ajoute). Sur les dernires dcennies, les revenus de la proprit nets verss, exprims en pourcentage de la valeur ajoute, connaissent des fluctuations plus ou moins fortes autour dun niveau assez stable dans presque tous les pays considrs. Font notamment exception lAllemagne, qui se distingue pas une forte tendance la hausse depuis la runification et un niveau actuel trs lev, et lItalie o lon observe une baisse assez marque et un niveau actuel galement trs lev.

  • Sur la longue priode tudie (1949-2008), lensemble des revenus de la proprit (charges dintrts et dividendes) nets (verss moins reus) verss par les SNF a connu en France, en pourcentage de la valeur ajoute, de fortes volutions (graphique 10). Il fluctue autour de 7 % jusquau dbut des annes soixante, augmente ensuite fortement jusquau milieu des annes quatre-vingt, jusqu un peu plus de 11 % en 1983, puis connat de trs importantes fluctuations dans un intervalle compris entre 8 et 12 %. Sur les dernires annes, il connat un point bas en 2001 un peu moins de 8 % et augmente ensuite presque continment pour atteindre un peu plus de 11,5 % en 2008.

    Les fortes fluctuations observes en France autour dun niveau assez stabilis rsultent dvolutions opposes des frais financiers et des dividendes (graphique 10) :

    la charge nette de la dette des SNF (intrts verss moins intrts reus) a, en pourcentage de la valeur ajoute (ou en pourcentage de lEBE) connu trois grandes phases, marques par dassez fortes fluctuations : une hausse tendancielle jusquau dbut des annes quatre-vingt, passant denviron

    2 % un peu plus de 6 % de la valeur ajoute (9 30 % de lEBE) pour baisser ensuite jusquen 2002 2 % de la valeur ajoute (6 % de lEBE) et augmenter depuis pour atteindre environ 3 % de la valeur ajoute (9 % de lEBE). Les niveaux actuels de la charge de la dette sont historiquement trs bas. La baisse de la charge observe de 1993 2002 est lie pour trois quarts celle du taux effectif moyen et pour un quart celle du taux dendettement (tableau 2). Et la hausse observe depuis 2002 sexplique intgralement par laugmentation du taux effectif moyen ;

    sur la mme priode, les dividendes nets (dividendes verss moins dividendes reus) verss par les SNF ont, toujours en pourcentage de la valeur ajoute (de lEBE), connu deux grandes phases : une

  • baisse de plus de deux points jusquau premier choc ptrolier, passant dun peu plus de 5 % un peu plus de 2 % de la valeur ajoute (18 11 % de lEBE) puis une forte hausse jusqu un peu plus de 8 % de la valeur ajoute (25 % de lEBE) sur les dernires annes1. Les niveaux actuellement atteints des dividendes verss sont, en % de la valeur ajoute (ou de lEBE), les plus levs depuis 1949 et lampleur de la hausse observe sur la seconde sous-priode, soit prs de 6 points de valeur ajoute (14 points de lEBE), est largement suprieure la baisse antrieure denviron 2 points de valeur ajoute (7 points de lEBE). Si elle sexplique en partie par un phnomne de substitution (passage dun financement par endettement bancaire un financement par mission dactions) li au dveloppement des marchs financiers, lampleur de cette progression interroge, car elle ne peut se prolonger continment, surtout sur la priode actuelle. Sur les prochaines annes et tout particulirement en 2009, les frais financiers verss par les SNF devraient sans doute tre (en % de la valeur ajoute ou de lEBE) orients la hausse du fait dune augmentation la fois du taux dendettement et du taux dintrt effectif moyen et de la contraction de la valeur ajoute en 2009. Mme si cette augmentation est contrebalance par une baisse des dividendes verss, les revenus de la proprit globalement considrs pourraient donc continuer daugmenter pour dpasser leur maximum historique de 11,5 % de la valeur ajoute observ en 1995.

  • 4.2. Taux dpargne et taux dautofinancement

    Sur lensemble de la priode 1949-2008, limpt sur les socits ne connat pas dvolution tendancielle notable et fluctue amplement dans un intervalle de 2 5 % de la valeur ajoute (7 17 % de lEBE). Leffort dinvestissement des entreprises connat galement de fortes fluctuations entre

  • 18 et 22 % de la valeur ajoute (55 et 85 % de lEBE) depuis le milieu des annes soixante-dix, aprs stre abaiss de quelques points par rapport ses niveaux antrieurs davant le premier choc ptrolier (graphiques 11a et b). En consquence des volutions du taux de marge, des revenus de la proprit et des impts directs exprims en pourcentage de la valeur ajoute, le taux dpargne brute des SNF franaises2 connat sur lensemble de la priode cinq grandes phases successives (graphique 12) :

    une relative stabilit entre 16 et 18 % sur deux dcennies, du dbut des annes cinquante jusquau premier choc ptrolier, en 1973 ;

    une baisse de prs de 10 points ensuite, durant la priode des deux chocs ptroliers, jusquau point bas denviron 10 % en 1981 ;

    une forte remonte durant la priode de dsinflation comptitive, jusquau point haut denviron 20 % en 1988 ;

    une ample fluctuation denviron 2 points sur la dcennie qui suit, le taux dpargne retrouvant en 1998 son point haut denviron 20 % ;

    une baisse de cinq points sur la dernire dcennie, qui ramne en 2008 le taux dpargne 15 %. Cette baisse sexplique pour moiti environ par laugmentation des dividendes, pour un quart par laugmentation des frais financiers et pour le quart restant par les volutions de limpt sur les socits.

    Le niveau atteint en 2008 est historiquement assez bas, bien que suprieur celui observ durant la dcennie ayant suivi le premier choc ptrolier (1974-1985).

  • Du milieu des annes quatre-vingt jusqu la fin des annes quatre-vingt-dix, le taux dpargne des SNF franaises tait assez comparable celui des autres pays industrialiss (graphique 13). Mais la dgradation du taux dpargne des SNF franaises sur la dernire dcennie est trs spcifique par son ampleur et sa dure. Sur les deux dernires annes, le niveau du taux dpargne brute des SNF parat particulirement faible en France compar celui des autres pays. Ainsi, en 2008, il nest plus faible quaux tats-Unis parmi tous les pays ici compars. Ce constat est galement celui de Leythienne et

    Smokova (2009) qui montrent que la France serait en 2007, avec lEspagne et le Portugal, lun des trois pays o le taux dpargne brute des SNF est le plus faible parmi tous les pays de lUnion europenne.

    Le taux dautofinancement3 des SNF franaises connat des phases assez semblables celles du taux dpargne. Il baisse denviron 40 points sur la dernire dcennie, passant denviron 110 % en 1998 environ 70 % en 2008 (graphique 12). Cette baisse sexplique la fois par celle du taux dpargne brute et par laugmentation du taux dinvestissement. Ici galement, le niveau atteint en 2008 est historiquement assez bas, bien que suprieur celui atteint durant la dcennie ayant suivi le premier choc ptrolier (1974-1985).

    Ces volutions rcentes dfavorables du taux dpargne brute et du taux dautofinancement tmoignent dune dgradation marque de la situation financire des SNF franaises. Un tel constat a dj t fait, par exemple par Cayssials et al. (2008) ou Givord et al. (2008). Cette situation dfavorable peut paratre inquitante au moment daffronter les difficiles annes 2009 et 2010, durant lesquelles le taux dpargne des SNF devrait baisser dans tous les pays, du fait de la forte baisse

  • anticipe du taux de marge, mme si leffet de cette dernire est attnu par une contraction de limpt sur les socits et une rduction des dividendes verss. Le financement interne de linvestissement pourrait ainsi tre plus difficile. La contraction des revenus de la proprit et en particulier des actionnaires et celle de limpt sur les socits permettra moins en France que dans dautres pays, comme pa