MILLOT (Joseph). Chlons 1876.clio.ish-lyon.cnrs.fr/patrons/AC000009820/AC000009820Doc...MILLOT...

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  • MILLOT (Joseph). Chlons 1876.

    Le mercredi 5 septembre 1923, 10 heures, ont eu lieu, en l'glise paroissiale de Gray, les obsques de M. Joseph MILLOT (Chl. 1876) , ing-nieur-industriel, administrateur de la Banque de France, dcd subite-ment, frapp de congestion crbrale, dans sa soixante-cinquime anne.

    Parmi la nombreuse assistance qui se pressait dernire le char funbre, on remarquait, outre la prsence de M. DADIN, sous-prfet, et des gnraux de LAVILLON et PICHAT, celle d'un grand nombre de personnalits munici-pales, financires et industrielles de la rgion, o le dfunt tait unani-mement estim.

    Le personnel des ateliers de Gray et de la fonderie d'Arc assistait au complet ainsi qu'un groupe d'anciens lves et d'lves des coles natio-nales d'Arts et Mtiers parmi lesquels : MM. PLISSONNIER (Aix 1864 ; , dput de l'Isre; MARGUERY (Chl. 1876), ingnieur en chef des Ponts et Chaus-ses, Vesoul; CHARDIN (Chl. 1860), ancien chef de section aux chemins de fer; LA BORDE (Chl. 1880), ancien industriel et ancien maire d'Arc; Maurice et Henri GIROD (Chl.-Aix 1895 et Chl. 1901), ingnieurs aux usines Millot; Camille PHILIPPE (Chl. 1898), des usines de Savoyeux; MARCHAND (Chl. 1908) et LECOMTE (Chl. 1912), ingnieurs aux usines Gouvy et Cadet; AUGRAS (Chl. 1901), entrepreneur, Dijon: GRISOT, BOISSEAUX, CHARRIRE, etc. Les plus jeunes portaient la couronne offerte par la Socit des Anciens lves.

    Quantit d'autres couronnes ornaient galement le char funbre. Aprs le service religieux, le long cortge s'est rendu au cimetire d'Arc-les-Gray, o a eu lieu l'inhumation dans le caveau de la famille.

    Trois discours ont t prononcs : le premier, par M. Albert ROUGETET, fond de pouvoirs des anciens tablissements Millot; le second, par M. MOISE-LVY, maire de Gray et membre du Conseil d'administration ; le troisime, par notre camarade LABORDE (Chl. 1880), ancien industriel et ancien maire d'Arc.

    Nous en extrayons les notes biographiques ci-aprs : N Arc le 24 mai 1859, Joseph MILLOT fit ses premires tudes

    l'cole communale, puis se prpara au collge de Gray pour l'cole d'Arts et Mtiers de Chlons. Admis dans un trs bon rang, il fut ce qu'il avait t sur les bancs du collge : un brillant lve, intelligent, travailleur, vif, adroit, sujet remarqu par ses professeurs et ses chefs d'atelier; il en

  • sortait en 1879 avec les galons de sergent, c'est--dire dans les premiers de sa promotion. Il partit alors pour l'Angleterre et, aprs un stage assez long dans une importante firme, aprs avoir beaucoup \u et beaucoup retenu, il revint prendre sa place dans les ateliers de construction qui appartenaient sa famille, les dirigea avec fermet et en porta haut la renomme.

    C'est en 1892 que Joseph MILLOT recueillit, avec son jeune frre Benot, la lourde succession industrielle de son pre. Immdiatement, il fut la hauteur de sa tche. Par ses connaissances techniques, par son sens pratique des affaires, par son travail, par son activit, il assura le dveloppement et la prosprit de son industrie. La transformation en socit anonyme des tablissements Millot, sous la direction des deux frres troitement unis, remonte 1899. La mort prmature, en 1914, de son frre qu'il chrissait, fut, pour notre Camarade, une grande tris-tesse, un point noir qui ne s'effaa jamais compltement de ses yeux.

    Mathmaticien, calculateur et dessinateur remarquable, administra-teur prudent, esprit curieux et cultiv, toujours la recherche de tous les progrs, Joseph MILLOT, tout son programme, crait un outillage moderne et, coup sur coup, perfectionnait, modifiait, prenait des brevets, inventait des machines qui faisaient l'admiration des ouvriers qui les construisaient et de ceux qui les utilisaient. Aussi, faucheuses, moisson-neuses, concasseurs, manges, batteuses, locomobiles et chaudires vapeur sortaient-elles en masse de ses ateliers prospres. Il s'occupa encore de travaux pour le gnie, pour l'artillerie, pour l'industrie prive, fit des dynamos, des pompes centrifuges, etc., prouvant ainsi sa science d'in-gnieur consomm, pour lequel les branches de la mcanique n'ont pas de secret. Mais c'est surtout une question nouvelle qu'il va s'arrter : il s'agit du moteur ptrole, d'un petit moteur explosion. Pour Joseph MILLOT, la priode du ttonnement doit finir. Tout de suite il va s'y don-ner de toute son me. La construction des machines vapeur, celle mme des locomobiles vapeur, des automobiles, va, de par son ordre, tre abandonne, car il a rsolu de se lancer spcialement dans la cons-truction de ce nouvel engin d'abord, et de ses drivs ou applications ensuite; et cela une poque o ce petit moteur n'tait encore qu' l'tat embryonnaire pour ainsi dire, et, lorsque personne, ou presque, ne soup-onnait l'importance, l'avenir, la place norme qu'allait si rapidement prendre ce genre simple, facile et conomique de force motrice. Il y con-sacra toutes ses forces, faisant jaillir toutes les ressources de son puissant cerveau, sans trve, sans repos, sans relche, il a cr le moteur qui porte son nom : le moteur MILLOT.

    Mais son activit ne se borna pas seulement sa vie industrielle : administrateur de la Banque de France, il apporta dans ces fonctions dlicates sa comptence et son exprience des affaires. Il accepta gale-ment la prsidence du patronage des cours complmentaires de l'cole municipale de Gray. Il n'tait pas de ceux qui recherchent les distinctions

  • et les honneurs par vanit, Il prit ses fonctions cur et fut le vritable crateur et l'organisateur des cours professionnels de cette ville.

    Joseph Millot pensait avec raison que vivre, c'est agir et que l'existence n'est rien pour qui ne l'utilise pas. A ses yeux, une vie oisive tait une mort anticipe. Aussi, mettant ses actes d'accord avec ses ides, est-il mort la tche !

    Communication adresse la Socit par M. Girod Chl. 1901).