Lycée ALPHONSE DAUDET | Nîmes · PDF file...

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    05-Oct-2020
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  • La limite entre fiction et réalité.

    "Maman, regarde..."

    Electrick Children : la critique.

  • 2 / 20 Sommaire

    Sommaire

    Philosophie : Réalité et Fiction. Rupture. JULIETTE BANABERA

    FRANÇOIS KÉMOON ­ ILLUSTRATION DE COUVERTURE. Pages 4 à 5

    Sexualités : "Maman, regarde..." ALIWAHA

    Page 6

    Cinéma oublié : Electrick Children. MÉLISANDE

    Pages 7 à 8

    L'invitée du mois : D.E.S I.L.L.U.S.I.O.N.S MARION BANABERA

    Page 9

    Mouvement : Je suis Tchétchène, Je suis l'Humanité. MATHILDE SACRÉ

    Pages 10 à 11

    Education et société : Quand l'éducation nationale affiche "Error" MANON FOURNIER

    Pages 12 à 14

    Image et société : Imparfaite et fière. SLUZTAKERS

    Page 15

    Spiritualité : Vous tenez "Descartes" entre vos mains. LÉA ABATE Pages 16 à 17

    Vision du monde : Consommation des consommations, tout n'est que consommation !

    HUGO CARLOS Pages 18 à 19

  • EDITO 3 / 20 Edito

    Sois le changement que tu veux voir dans le Monde __ Gandhi

    Doxa est le petit étendard d'un grand mouvement : celui de la Paix. Il porte les couleurs flamboyantes du carburant novateur de la société : la Jeunesse. Ah ! ce vent d'air frais s'abat sur nos oreilles comme une remontrance. Le 21ème siècle éclot difficilement. Les grandes nations ont déjà toutes vu leur Jeunesse s'insurger. Oui, nous, les narcissiques. Nous, les désintéressés. Nous, les boutonneux, les mous, les addicts au smartphone. N.O.U.S. La fameuse génération Y que nous devrions appeler généralité Y tant la description que certains en font est réductrice et humiliante. La Jeunesse n'est plus actrice, elle est un « objet de débat ». Elle fait sa crise d'adolescence : elle est rebelle, déjoue la police, se moque du gouvernement et des politiciens. Il paraîtrait même qu'elle s'en vante. Hou ! vilaine Jeunesse. Sus aux perturbateurs des intérêts privés de l'Etat, sus à la liberté d'expression ! A bas la contestation : emprisonnons les écologistes, perquisitionnons les plus engagés et maltraitons-les. La réalité liberticide de l'Etat d'Urgence en France nous inquiète bien plus que la menace terroriste. Quand des Français se font arrêter sous le joug d'une conformisation de la pensée, ce sont des cerveaux en ébullition que l'Etat met sous les verrous - les plus prompts à effrayer les systèmes sclérosés. Ce sont eux les premiers à se retrouver exclus du monde de l'expression et du changement. Pourtant, la Jeunesse ne

    demande qu'à s'exprimer. Si nous avions du mal à boucler nos vingt pages au premier numéro, pour ce second, nous en avons beaucoup trop ! Là est le but de Doxa : l'écoute et le respect de vos convictions. Nos rédacteurs se lisent avec le coeur. Le poids de leurs mots réside dans l'importance qu'ils leur confèrent. Notre équipe se réunit sous une emblème : celle du changement. Nos idéaux sont comme des étoiles pour les marins, des guides dans l'obscurité. Ils n'ont pas la prétention d'exister toujours, mais au moins d'avoir brillé un jour. Ce sont eux qui nous élèvent vers le mieux. Notre équipe repense ou analyse le système scolaire, depuis longtemps dépassé. Elle reconsidère l'image que nous avons de nous-mêmes, notre rapport à l'Autre et son jugement parfois destructeur. Elle porte une invitation à la contemplation et l'espoir qui se gonfle de liberté. Ces écrits, tous personnels, sont une part de notre humanité. Depuis que le projet Doxa est né, j 'ai pu écouter des témoignages de personnes qui ont vécu des moments forts. De nouveaux liens se sont créés et je suis heureuse de pouvoir vous en montrer un aperçu aujourd'hui.

    Ce numéro de Doxa vous propose le prisme d'un avenir rêvé, fort et lumineux, et surtout l'ébauche de ce nouveau monde : le nôtre.

    Mathilde Sacré et toute la rédac'

  • Élucubrations philosophiques et chaotiques

    4 / 20 Philosophie

    Réalité Fiction Il est arrivé à chacun d'imaginer le monde selon le scénario d'un film de science- fiction ou d'un livre, en se disant : "ce serait tellement bien ! " ou encore "Je me demande ce que ce serait de vivre là- dedans". Et si ces mondes imaginaires de demain commençaient à faire partie de notre réalité dès aujourd'hui ? La réalité dépasserait alors l'ima- gination humaine pour rentrer dans l'univers du concret. Ainsi, je me pose cette question : La limite entre la réalité et la fiction existe-t-elle vraiment ? Grâce

    aux avancées technologiques sur un laps de temps de plus en plus court, l'évolution de nos sociétés qui s'étendent et la course à l'innovation, ne va-t-on pas vers un monde où seul l'imaginaire humain pourra gouverner la réalité ? Dans ce cas, peut-on réellement faire la distinction entre le réel et l'imaginaire ? Vis-à-vis de ce problème épineux, j 'ai décidé de me pencher sur la question. Accrochez bien vos ceintures, nous allons faire plusieurs bonds dans le temps et dans la pensée humaine.

    Nous entretenons actuellement une culture de l'image qui nous offre l'illusion de la possibilité du vrai. Face à ces mots imposants, une petite explication s'impose. Lorsque vous revoyez pour la énième fois une trilogie culte, jamais il ne vous viendrait à l'esprit que ces mondes sont tangibles. Pourtant, la part de votre imagination ne peut s'empêcher de se demander "et si . . . ". Mais plus encore, un film, tel que Star Wars, offre un monde hypothétique qui vous fait appréhender demain sous le regard de l'imaginaire. Le futur devient source de fantasmes et d'idéalisation. Certains vont même jusqu'à réaliser la fiction. Est-ce vraiment possible, me direz-vous ? En tout cas, ces gens-là ne se sont pas posé la question.

    Une question anodine à présent : Aimez-vous Star Wars ? Certaines personnes en Angleterre,

    énormément. Admirez- vous les Jedi ? Que ceux qui les apprécient se réjouissent car les jedi existent. Ces mêmes personnes qui ont tant d'admiration pour la double trilogie ont décidé d'extirper la pensée jedi

    “ Nous entretenons actuellement une culture de

    l'image qui nous offre l'illusion de la possibilité du

    vrai. ” de la fiction où elle était enfermée et d'en faire une religion avec ses différents courants idéologiques et sa propre secte. Le pire dans tout ceci ? C'est que cela marche ! 500 000 personnes dans le monde prêchent la voix du jedi, un sabre laser dans une main et le code du jedi dans l'autre. Le phénomène Star Wars n'est pas un cas isolé. Cette reprise de la fiction dans le monde réel s'est également vu avec le film V pour Vendetta où un groupe de hackers internationaux a

    repris le fameux masque du justicier Anonymous pour servir leur cause. Ces quelques personnes disséminées dans le monde essaient de transformer ce "si" en une réalité concrète.

    Ce genre de fictions prend place dans un temps qui n'est aucunement révolu, offre une porte de sortie à l'Homme. Il questionne l'avenir que nous aimerions avoir et le futur de l'humanité. Allons- nous étendre nos frontières dans toute la galaxie comme dans la série Firefly ? Ces questions tendent à réduire la limite entre la fiction et notre réalité. Elles portent certains scientifiques à se pencher sur des faits imaginaires comme les extraterrestres et à ne pas les considérer comme impossibles. On parle bien de créer une atmosphère sur Mars afin de la rendre habitable. Les innovations techniques rendent possible un imaginaire collectif fait de machines volantes, de robots et de voyages spatio-temporels, amenés par la fiction.

  • 5 / 20 Philosophie (suite)

    Pourtant, se laisser diriger par son imagination et ses fantasmes, n'est- ce pas le meilleur moyen d'être déçu par la réalité ?

    La religion des Jedi ne sera pas aussi impressionnante et respectable que dans les films de Georges Lucas. Du fait qu'elle soit réelle, elle est influencée par notre société de consommation, notre moral, et par ceux qui la pratiquent. Elle fait partie d'un monde où la force n'existe pas et où les sabres laser ne sont pas monnaie courante. La réalité ne sera jamais à la hauteur de la fiction et de nos fantasmes. Cela peut créer une éternelle insatisfaction chez l'individu. A trop fantasmer sur l'impossible, on se lasse de la vie. Virginia Woolf disait que « La seule vie qui soit passionnante est la vie imaginaire ». Et c'est peut-être vrai, mais au lieu de s'efforcer à faire basculer la fiction dans la réalité, ne devrions- nous pas la laisser là où elle se trouve, c'est-à-dire dans notre tête et nous contenter du pan de réel que nous avons ? Je puis dire avec certitude que l'influence de la fiction sur le réel est indéniable. Tous les films que nous voyons, les livres que nous lisons, les jeux vidéos auxquels nous jouons nous permettent de construire un imaginaire et de rêver un réel. On imagine une œuvre, puis on la confectionne afin qu'elle bascule de notre imagination au monde concret. Cela nous permet de partager ce monde intime de l'imagination avec d'autres personnes. Ces œuvres permettront d'enrichir leurs imaginaires et ainsi de suite. Tout cela pour dire que nous aussi nous nous influençons entre nous !

    L'influence de la fiction peut être néfaste et conduire à un détachement de la réalité, tout en étant essentielle. Notre réalité est dure, c'est un fait vu et revu, mais nous avons une chose qui permet de

    nous en évader : la fiction. Parfois, et surtout pour certains enfants, c'est une porte de sortie afin d'aller au delà d'un traumatisme. L'imagination permet de composer avec la réalité et de l'endurer tout en s'équilibrant e