LES architEctES Et La fonction PubLiquE XIXe-XXIe SI£†CLES ... Et La fonction PubLiquE...

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  • > LES réSuméS

    LES architEctES Et La fonction PubLiquE XIXe-XXIe SIÈCLES

    Séminaire de recherche

    2Session > LES miSSionS DES architEctES DanS LE caDrE PubLic

    28 > 29 mars 2013 école nationale supérieure d’architecture de Paris-belleville

    60 boulevard de la Villette - 75019 Paris

    2012-13

    avec le soutien de la Direction générale des patrimoines - Ministère de la Culture et de la Communication

  • 3

    LES architEctES Et La fonction PubLiquE - XIXe-XXIe SIÈCLES Session 2 / LES miSSionS DES architEctES DanS LE caDrE PubLic Au sein des structures publiques ou parapubliques, on repère, confiées à des architectes, des missions d’assistance à la maîtrise d’ouvrage, de contrôle et de conseil, enfin de maîtrise d’œuvre. Les premières, dans des contextes très variés, peuvent revêtir un caractère pré-opérationnel comme les études de faisabilité, le montage d’opération, le pilotage et le suivi de projets, parfois très proche de la maîtrise d’œuvre. Depuis la mise en place du Conseil national des bâtiments civils, des conseils départementaux et de la Commission des monuments historiques, les missions de conseil et de contrôle se sont considérablement développées au cours du XXe siècle, à tous les échelons et bien au-delà des CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) créés en 1977. Ces charges de service public sont pratiquées à travers différents statuts, souvent dans le cadre libéral, sauf pour les ABF. Les missions de maîtrise d’œuvre couvrent un champ très large : travaux de restauration des monuments historiques , d’entretien d’un patrimoine immobilier et parfois constructions neuves. Au XIXe et jusqu’au milieu du XXe siècle, s’il était habituel que les communes ou les départements confient la construction de leurs bâtiments à un architecte attitré, les tentatives de certains départements pendant le XIXe siècle de « fonctionnariser » leur architecte n’auront pas de suite. La valeur d’intérêt général accordée au patrimoine, la spécialisation nécessaire des compétences, mais aussi la volonté de maîtrise à l’échelle de l’État, sont sans doute les critères qui ont mené à la mise en place de corps d’architectes dans ce domaine, permettant toujours l’exercice libéral parallèle. Ces corps d’architectes sont aujourd’hui assez bien connus pour le XIXe siècle. Leurs évolutions récentes, qui ont trait aux interactions public/privé (ABF) et à la mise en concurrence (ACMH), seront étudiées lors de la troisième session de ce séminaire. Cette session ne prétend pas balayer le champ des missions confiées aux architectes dans des cadres publics, mais témoigner de l’évolution des pratiques depuis le XIXe siècle.

    > rESPonSabLES Du SéminairE

    · Catherine Bruant École nationale supérieure d’architecture de Versailles, Léav · Chantal Callais École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux, GEVR (ADES-UMR CNRS 5185 - Bordeaux 3) · Guy Lambert École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, IPRAUS (UMR CNRS AUSser 3329)

    · Jean-Yves Andrieux, historien de l’architecture et de la ville, professeur à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), Centre André Chastel (UMR CNRS 8150) · Florence Bourillon, historienne, professeur d’histoire contemporaine, Université Paris Est Créteil Val-de-Marne, Centre de recherche d’histoire européenne comparée · Robert Carvais, historien du droit, directeur de recherche au CNRS, Institut d’histoire du droit (IHD), Centre d’étude d’histoire juridique, Université de Panthéon-Assas, chargé de cours à l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles · Olivier Chadoin, sociologue, maître-assistant, École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux, chercheur, LET (Lavue, UMR CNRS 7218), réseau Ramau · Viviane Claude, architecte, historienne de l’urbanisme, professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris Est Créteil Val-de-Marne, Lab’URBA · Thérèse Évette, docteur en sociologie et licenciée en sciences économiques, fondatrice du LET, chercheuse associée (Lavue, UMR CNRS 7218) · André Guillerme, historien, HTTP (EA 3716), professeur en histoire des techniques, Conservatoire national des arts et métiers · Éric Lengereau, architecte-urbaniste, chargé de mission pour l'élaboration du « Vocabulaire de l'architecture contemporaine », Délégation générale à la Langue française et aux Langues de France, Ministère de la Culture et de la Communication · François Loyer, historien de l’art et de l’architecture, directeur de recherche CNRS honoraire · Dave Lüthi, historien de l'architecture, professeur assistant, Université de Lausanne · Philippe Panerai, architecte et urbaniste, directeur de la selarl Panerai & associés, architecture, urbanisme et ville durable · Élisabeth Rojat-Lefebvre, architecte et urbaniste, directrice du CAUE 78.

    > comité SciEntifiquE

  • Séminaire de recherche / Les architectes et la fonction publique > XIXe-XXIe siècle

    4

    1re journée / jeudi 28 mars 2013

    > miSSionS DE conSEiL Et D’aSSiStancE À La maÎtriSE D’ouVraGE

    · étienne Vacquet, conservateur délégué des antiquités et objets d’art de Maine-et-Loire

    Le conseil des bâtiments civils de maine-et-Loire, depuis sa création en 1852 jusqu’à la fin du XiXe siècle : fonctionnement, analyse des avis, efficacité La création d’un Conseil des bâtiments civils dans le Maine-et-Loire en 1852 apporte une certaine autonomie à la création architecturale. En effet, les derniers avis du Conseil parisien sous la Monarchie de Juillet avaient laissé dubitatif le monde des architectes : faute de connaître le terrain, des catastrophes retentissantes apparurent, touchant parmi les plus importants constructeurs du département. La communication a pour but d’étudier le fonctionnement de ce Conseil, en regardant la nature de sa composition, mais aussi le travail effectué par chacun, pour apporter un éclaircissement sur l’esprit qui l’anime. En effet, les architectes et les ingénieurs qui en sont membres n’ont pas forcément la même approche, sans oublier l’importance d’un érudit local. Au-delà des problèmes purement techniques, la commission donne une orientation artistique et patrimoniale à la création locale, non sans difficultés. Cependant, cette action évolue dans le temps et prend en compte le développement des chantiers. Il convient alors de voir l’efficacité des avis formulés et des contrôles exercés. La place de cette commission est aussi à envisager en fonction des missions de certains architectes nommés par l’administration : leur rôle entre-t-il en conflit ou en résonance ? De plus, en dehors du contrôle administratif, d’autres commissions plus ou moins structurées se mettent en place en Anjou : Commission diocésaine d’art sacré, Commission archéologique de Maine-et-Loire, et publications d’érudits locaux dont l’influence n’est pas à sous-estimer. Là encore, y a-t-il une opposition à une architecture officielle ou la critique est-elle complémentaire ? En d’autres termes, l’architecture contemporaine est-elle décriée ou louée en Anjou ; doit-elle être cadrée ou laissée dérégulée ? Le regard des contemporains sur la création contemporaine prend alors toute son importance.

    Étienne Vacquet est conservateur délégué des antiquités et objets d’art de Maine-et-Loire. Ses études à l’école du Louvre, puis à Paris IV Sorbonne, se sont achevées par un diplôme de 3e cycle sanctionnant un mémoire de recherche sur Charles Joly-Leterme, premier architecte des Monuments historiques de Maine-et-Loire. Parallèlement, il a pu participer à la constitution de la base ConBaVil, à partir des procès-verbaux du Conseil des bâtiments civils. Depuis lors, divers articles sur l’art en Anjou, notamment l’architecture au XIXe siècle, ont été publiés.

    · éléonore marantz, historienne de l’architecture contemporaine, maître de conférence, Paris 1, chercheur HiCSA

    La commission départementale des bâtiments civils des bouches-du-rhône : histoire, missions et mode de fonctionnement (1838-1905) En choisissant d’évoquer la Commission départementale des bâtiments civils des Bouches-du-Rhône entre 1838 et 1905, cette communication s’attache à retracer l’histoire d’un conseil consultatif placé sous responsabilité préfectorale et qui participe à la régulation de l’art architectural au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Instituée pour examiner les projets et devis relatifs aux bâtiments publics à construire dans le département préalablement à leur examen par le Conseil général des bâtiments civils, mais aussi et surtout pour examiner ceux dont le coût est inférieur au seuil nécessitant une autorisation ministérielle, la Commission départementale des Bouches-du-Rhône joue en effet un rôle essentiel dans les processus de sélection, de modélisation et de codification de l’architecture publique. La création, la composition et les modalités de fonctionnement de la Commission seront explicitées, grâce notamment à une analyse méthodique des procès-verbaux rendant compte de ses travaux. Au prisme de ces derniers, la question des rapports entre Paris et la province, entre les services départementaux et communaux, pourront bénéficier d’un nouvel éclairage. Enfin, en filigrane de l’histoire de la Commission départementale se dessinera bien sûr celle du service d’architecture des Bouches-du-Rhône, et plus l