La Banque Postale Asset Management - Investissement ... ... AGIR...

La Banque Postale Asset Management - Investissement ... ... AGIR ¢â‚¬â€‌ La lettre ISR de La Banque Postale
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    05-Oct-2020
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  • Investissement Socialement Responsable

    Actu • Marché • Interview • Analyse • Projet Engagement • Zoom • AgendaN°10JUILLET2020

    L ’investissement socialement respon-sable est principalement justifié en termes de morale, donc en termes de fi- nalité : décarboner pour sauver la planète, parité dans les entreprises pour promouvoir l’égalité des chances, etc. Ces arguments sont, bien évidemment non seulement valides mais aussi et surtout souhaitables. Ils concentrent néanmoins le débat sur l’objectif final. Or il nous semble qu’il existe une autre justification, complémentaire, à l’investissement socialement responsable : il permet de mieux comprendre le monde. La crise actuelle apporte une preuve irréfutable de la nécessité d’une approche extra-financière. La première idée, évidente, est que la situation actuelle n’est en rien le résultat de problèmes financiers ou éco- nomiques. Contrairement à la crise précé- dente de 2008-2014, la cause est pure- ment extra-financière, en l’occurrence une pandémie. Il devient donc évident que nous sommes obligés d’élargir notre approche et de prendre en compte des facteurs non-financiers dans nos analyses.

    STÉPHANE DÉO, StratégisteÉdito

    AGIR — La lettre ISR de La Banque Postale Asset Management — N° 10 — juillet 2020 www.labanquepostale-am.fr

    On trouve par exemple que les pays qui ont le meilleur système de santé - qualité du système de soins et l’accès pour tous - sont ceux qui résistent le mieux en termes d’acti- vité économique pendant la crise que nous vivons. Ces pays sont donc moins risqués pour l’investisseur. Ne pas se préoccuper de cette dimension, c’est passer à côté d’une partie de l’information pertinente et donc de l’histoire économique. En revanche prendre en compte cette variable, c’est mieux comprendre le monde et son évolution. L’approche extra-financière permet de mieux comprendre notre monde : elle rend plus intelligent !

    Sommaire Le dossier page 2 Les Social Bonds à l’honneur en 2020 par Nathalie Rodes, Analyste ISR obligataire, Thématiques Durables

    Le focus page 3 Le secteur Oil & Gas face à l’enjeu climatique par Frédéric Lowe, Analyste Thématiques Durables

    Quoi de neuf page 4 • Agir contre la déforestation • L’épargne solidaire, une gestion à impact • Initiative pour le respect des droits humains

    L’expertise ISR de LBPAM, au cœur des instances de place françaises et euro- péennes qui comptent en matière de Finance Durable : Adrienne Horel-Pagès, Directeur des projets stratégiques, nommée vice-pré- sidente du Comité d’Investissement Res- ponsable de l’AFG. Luisa Florez, Directeur Thématiques Durables, membre du conseil d'admi- nistration du FIR depuis 2019. René Kassis, Directeur de la gestion Dette Privée, récemment élu membre du nouveau bureau de Finance for Tomorrow.

    L’investissement socialement responsable rend intelligent

    Actu

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    www.labanquepostale-am.frAGIR — La lettre ISR de La Banque Postale Asset Management — N° 10 — juillet 2020

    NATHALIE RODES, Analyste ISR obligataire, Thématiques Durables Le dossier

    Les Social Bonds à l’honneur en 2020

    L e contexte dramatique de l’épidémie du Covid-19 pourrait être un cadre favo- rable pour accélérer le développement des obligations sociales, ou Social Bonds, qui visent à financer des projets ayant un impact social positif. Car des besoins de finance- ment importants émergent, pour développer des solutions de lutte contre les impacts sanitaires et économiques du Covid-19.

    Les Social Bonds sont-ils une ré- ponse aux besoins de financement engendrés par le COVID-19 ? Pour répondre à ces besoins, il est néces- saire de mobiliser le secteur privé afin de compléter les mesures mises en place par les états et les banques centrales du monde entier. Les sociétés de gestion ont un rôle essentiel à jouer dans cette mobilisation. Et les obligations sociales sont des instruments adaptés et innovants : ils financent des pro- jets dédiés qui visent à la fois à lutter contre les impacts économiques de la pandémie auprès des entreprises et populations les plus fragiles, mais également à promouvoir l’accès aux infrastructures de base, à la san- té, aux médicaments et au matériel médical.

    La crise actuelle a donc accéléré les émissions de Social Bonds, de quels montants parle-t-on ?

    Totalisant plus de 40 Md$ de nouvelles émissions au premier trimestre 2020, en augmentation de près de 70% comparé à 2019 (source HSBC), le marché des obligations sociales au sens large est en pleine effervescence. Ces émissions ont essentiellement servi à financer des projets pour combattre les effets et conséquences du COVID-19 mais laissent présager d’un développement plus important du marché des Social Bonds. La pandémie pourrait donc être un vecteur d’accélération du développement du mar- ché des obligations sociales, alors que ce marché demeurait jusqu’alors en retrait par rapport à celui des obligations vertes. Ces instruments favorisent l’amélioration

    des pratiques sociales des entreprises, tout en offrant une opportunité d’investissement à impact sur la thématique sociale pour la communauté des investisseurs. C’est pour- quoi toutes les parties prenantes du marché des obligations durables semblent vouloir s’impliquer pour soutenir son développe- ment dans ce contexte sans précédent. Un point d’attention réside cependant dans la diversité des formats d’émission des récentes « COVID bonds » dont seule une partie a été émise sous un format Social Bonds. Or ce dernier répond à des principes de transparence en termes d’impact et de reporting qui sont essentiel à l’intégrité et la crédibilité de ce marché.

    Comment LBPAM investit-elle dans les Social Bonds ?

    En tant qu’investisseur 100% Responsable, LBPAM entend œuvrer pour promouvoir l’essor du marché des obligations sociales à travers ses investissements, et son soutien aux bonnes pratiques. Tout l’enjeu est d’éviter que l’accélération du marché des Social Bonds ne soit qu’un simple effet « Corona virus » mais qu’elle se transforme en un essor durable. Nous sommes convain- cus de l’importance de développer en interne une expertise dédiée afin de s’assurer de la qualité et de l’efficacité de ces instruments. Cette analyse doit tenir compte de la démarche sociale à long terme de l’émetteur et du fléchage effectif des fonds levés vers des projets à impact social positif en faveur de populations ciblées. Vis-à-vis de nos clients, nous nous devons d’être aussi trans- parents que possible dans la qualité de nos investissements et dans leur finalité.

    Evolution des émissions d’obligations labellisées « Social Bonds »

    Source : The Green bond and ESG Chartbook 16 avril 2020 Source : UniCredit - The Green bond and ESG Chartbook - 16 avril 2020. Les obligations durables sont des obligations mixtes, environnementales et sociales

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    www.labanquepostale-am.frAGIR — La lettre ISR de La Banque Postale Asset Management — N° 10 — juillet 2020

    FRÉDÉRIC LOWE, Analyste Thématiques Durables Le focus

    L ’Accord de Paris sur le climat suppose de diviser par deux les émissions mon- diales de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2020 et d’atteindre la neutralité carbone en 2050, c’est-à-dire d’atteindre une balance nulle entre les GES émis et les GES captés. Au regard du poids et du rôle considérables du secteur Oil & Gas dans l’économie mon- diale, la transition énergétique ne pourra pas se faire sans les majors, et les majors se doivent de fournir des engagements robustes en faveur de la transition éner- gétique. L’engagement que prennent certaines en- treprises, essentiellement européennes, à décarboner leur modèle d’affaires constitue aussi bien un défi quasi existentiel qu’un relai de croissance sur le long terme. En décembre 2019, Repsol a ainsi annoncé son intention d’être neutre en carbone en 2050, soit une balance nulle entre les émis- sions générées par la fabrication et l’utili- sation des produits énergétiques tels que gaz naturel, hydrogène… et les émissions

    captées (captage et stockage du carbone, compensation carbone…). BP a très rapi- dement emboîté le pas et a annoncé, en février, un objectif similaire. Au printemps 2020, Total et Shell ont quant à eux com- muniqué sur une ambition de réduire de 60 et 65%, respectivement, l’intensité carbone de leurs produits énergétiques vendus d’ici 2050 (rapport entre les émissions du pro- duit sur le cycle de vie et la quantité d’éner- gie vendue). Les leviers concrets de ces engagements sont le développement de capacités de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, le captage et le stockage du carbone, la com- pensation carbone, les biocarburants…Le dé- veloppement dans le gaz naturel constitue toutefois le principal pilier des stratégies climatiques des majors, avec toutes les limi- tations que cela induit en termes de fuites de méthane pour le gaz liquéfié. Ces déclarations fortes sur le climat sont un premier signal positif qui répond à la demande des investisseurs responsables soucieux de rendre leurs investissements

    Le secteur Oil & Gas face à l’enjeu

    climatique La nécessité de réduire drastiquement les émiss