Islamism Violence and Reform in Algeria Turning the Page French

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    ISLAMISME, VIOLENCE

    ET REFORMES EN ALGERIE:

    TOURNER LA PAGE

    30 juillet 2004

    ICG Rapport Moyen-Orient et Afrique du Nord N29Le Caire/Bruxelles

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    Aucun de ces mouvements ne reprsentait un dfisrieux pour l'Etat. Bien que le FIS ait tlargement compos d'lments issus de l'ailedissidente de la Salafiyya et la variante locale desFrres Musulmans, ceci ne permet pas d'expliquerle comportement qu'il adopta par la suite.

    II. LE FISLe Front Islamique du Salut (FIS) a t fond enmars 1989 et lgalis en tant que parti politique aumois de septembre suivant. Il trouva rapidement dusoutien, particulirement parmi les classes pauvresdes grandes villes et la jeunesse urbaine, et remportale 12 juin 1990 une crasante victoire aux lectionsdes assembles municipales et rgionales (premireslections pluralistes en Algrie depuisl'indpendance).24 Malgr la rpression de juin-juillet1991, au cours de laquelle ses dirigeants, AbassiMadani25 et Ali Ben Hadj,26 ainsi que nombre d'autresactivistes furent arrts, le parti arriva largement entte lors du premier tour des lections lgislatives le26 dcembre 1991, ce qui le plaait en trs bonne

    position pour le gain d'une majorit massive l'Assemble Nationale, si le second tour s'taitdroul le 16 janvier 1992.27 Au lieu de cela, le 11

    janvier 1992, les chefs militaires ont contraint lePrsident Chadli dmissionner et ont annul leslections. Au cours des jours suivants, ils crrent unsoi-disant Haut Comit d'Etat pour servir deprsidence collective pendant le reste du mandat deChadli et appliqurent une loi, nglige auparavant,interdisant aux partis politiques l'usage des mosquescomme tribune, provoquant ainsi des affrontements

    violents avec les activistes du FIS travers le pays.Ces troubles ont alors t invoqus pour justifier lesdcisions annonces le 9 fvrier 1992 dcrtant

    24 Le FIS obtint 4,2 millions de voix (54% du total) et prit lecontrle de 854 des 1581 assembles municipales d'Algrieet 31 des 48 assembles de wilaya (assembles rgionales).25 N en 1931, Abassi a particip au soulvement du FLN du1er novembre 1954; aprs 1962, il a milit au sein du FLN jusqu' la fin des annes 1970, puis devint un leader du

    mouvement islamiste au dbut des annes 1980. SelonHmida Laayachi, "Abassi Madani tait davantage un produitdu FLN qu'un islamiste". Entretien ICG, 20 aot 2003.26 N en Tunisie d'une famille de rfugis, Ben Hadj devintdurant les meutes de 1988 le dirigeant islamiste le plus envue du quartier de Bab El Oued Alger.27 Le FIS remporta 3,26 millions de voix (1million de moinsqu'en 1990), correspondant seulement 24,59% de l'lectorat.Compte tenu du fort taux d'abstention, le score du FISquivalait 47,27% du total des suffrages exprims et apermis au FIS de remporter 188 siges au premier tour et sescandidats d'tre en tte dans 143 des 198 siges en ballotage.Le FFS de Hocine At Ahmed obtint 25 siges, principalement

    en Kabylie, le FLN dut se contenter de 16 siges surl'ensemble du pays et les candidats indpendants de trois. Cesrsultats signifiaient que le FIS devait finalement remporterenviron 75% des siges de la nouvelle assemble.

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    Emanation d'un groupuscule dirig par MansouriMiliani, un ex-Bouyaliste qui avait rompu avec leMIA, le GIA n'est entr en scne qu'aprs l'arrestationde Miliani en juillet 1992, et des vtrans de la guerreafghane jouaient des rles importants dans sadirection. Sur le plan idologique, les "Afghans"taient trs loigns de la vision du FIS. CommeHmida Laayachi expliqua ICG:

    La tendance des Afghans algriens, qui tait aumoment des lections communales de 1990 trsminoritaire, tait une nouvelle gnration. Ilsconsidrent tous que l'activit partisane estpch en islam et donc que le FIS tait sorti de laloi islamique, qu'il n'est pas question de ngocierla rpublique islamique. A l'intrieur mme de laSalafiya djihadiya, il y a deux tendances, celle

    qui a dcrt le pouvoir impie, et celle qui vaplus loin en considrant que la socit toutentire doit subir le chtiment rserv auxapostats dans le cas o elle ne les suit pas. Cesgens-l ont cr une organisation appele Al-Muwahhidun,87 dont l'objectif tait d'unifier lepouvoir et d'homogniser le dogme et la socitautour des seules voies traces par le Coran et laSunna, un courant ultra-dogmatique.88

    La coterie Al-Muwahhidun89 est devenu l'lmentdterminant du noyau dirigeant du GIA. Un

    personnage cl de ce processus est Sad Qari,90

    unmembre algrien du rseau Peshawar du groupeDjihad de Ayman Al-Zawahiri, et qui tait alorsresponsable de ses recrues algriennes.91 D'aprsLaayachi, Qari contacta Mansour Miliani, seprsentant lui-mme ainsi que son groupe commeQutbistes92 sous l'autorit de Ayman Al-Zawahiri, et

    87 Ce qui veut dire les monothistes ou les unitariens, c'est dire, ceux qui proclament l'unicit de Dieu (al-tawhid).88 Entretien ICG avec Hamida Laayachi, Alger, 20 aot 2003.89 Ce groupe a gnralement t nomm par la pressealgrienne et les universitaires Al-Hijra wa'l-Takfir, maisselon Laayachi, "il ne s'est jamais appel comme a". Ibid.Sa prdisposition la manipulation a t remarque ds 1992par un journaliste algrien Assa Khelladi; voir son livreintitul Les Islamistes Algriens Face au Pouvoir(Alger,1992), p. 121.90 Entretien ICG avec Redha Malek, Alger, 14 juillet 2003.91 Entretien ICG avec Hmida Laayachi, Alger, 20 aot 2003.Au sujet du rle de Al-Zawahiri dans le rapprochement dugroupe al-Djihad avec Al-Qada d'Oussama Ben Laden, voirBriefing ICG,Islamisme en Afrique du Nord II, op. cit.92 C'est dire les disciples de Sayyid Qutb (1906-1966), dont

    les doctrines ont inspir la plupart des groupes djihadistes enEgypte et ailleurs; sur la pense de Qutb et son influence surles radicaux gyptiens, voir Briefings ICG, Islamisme enAfrique du Nord IetIslamisme en Afrique du Nord II, op. cit.

    Miliani accepta leur soutien.93 Le groupe de Milianiinfluenc par Qari et ses compagnons a form ainsi lenoyau originel de ce qui est devenu plus tard le GIA.

    A la fin de 1993, le GIA avait gagn en notoritgrce sa campagne contre les trangers prsents en

    Algrie,94 et s'tait rapidemment tendu sous lahoulette de Abdelhaq Layada et de ses successeurs.En 1994, une partie du MIA (surtout dans le centrede l'Algrie) se rallia au GIA, Sad Makhloufi et sesfidles du MEI95 en firent autant, ainsi que le rseauclandestin du FIS dans l'Algrois, dirig parMohamed Sad, l'ex-dirigeant de la Jaz'ara, etAbderrazak Radjam. Le reliquat du MIA devintl'Arme Islamique du Salut(AIS) qui reconnaissaitl'autorit des dirigeants du FIS, permettant cedernier de revendiquer l'allgeance d'une partie

    majeure de la rbellion dans sa tentative de ngociersa propre rhabilitation en contrepartie de son aide faire cesser la violence.

    L'largissement du GIA et l'engagement ses ctsd'anciennes figures du FIS compliqua gravement lasituation du point de vue non seulement du FIS mais

    93 Entretien ICG avec Hamida Laayachi, Alger, 20 aot2003. Arrt en juillet 1992, Miliani a t jug avec d'autres

    en juillet 1993 et excut le 31 aot 1993.94 C'est cette campagne qui fit connatre au public le GIA rest jusqu'alors obscur; elle dbuta le 21 septembre 1993 avecl'enlvement de deux Franais dont les corps furent retrouvsle lendemain; le mois suivant, cinq trangers taientassassins; en novembre 1993, trois agents du consulatfranais ont t enlevs mais retrouvs sains et saufs, chargsd'un avertissement du GIA exigeant le dpart du pays de tousles trangers dans le mois; en dcembre 1993, 19 trangersfurent assassins. La campagne, incluant notammentl'enlvement et le meurtre de sept moines trappistes dumonastre de Tibehirine prs de Medea en 1996, se poursuivit jusqu'en 1997, alors qu'elle avait dj fait une centaine de

    victimes. La thse selon laquelle une bonne partie de cettecampagne a t le fruit de la mani