Gestion des Ressources Financières - lebelp/GestionFinanciere09.pdf · PDF fileQue...

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  • School of BusinessMontclair State University

    Upper Montclair, New Jersey 07043

    Gestion des Ressources Financires

    janvier 2009,

    Phillip LeBelProfesseur en sciences conomiques

    Directeur, Center for Economic Research on AfricaLebelp@mail.montclair.edu

    http://netdrive.montclair.edu/~lebelp Touts droits reservs, 2009, 2004, 2000

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    Vue densembleQuelque soit lutilit socio-conomique dun projet, la russite dpend en premier lieu

    de lenvironnement financier et des institutions financires qui y participent. Dans cemodule, nous examinerons la nature de lanalyse financire par des critres universels desprincipes de liquidit, de solvabilit et de la rentibilit des investissements, soit au niveaudes projets physiques soit au niveau des investissements portefeuilles.

    Nous nous intressons dabord la participation du secteur public et du secteur privaux marchs financiers, dont nous traterons par suite des techniques des financespubliques. Lanalyse des finances publiques comprend la nature du budget public en tantquinstrument de planification et de gestion budgtaire. Quoique les techniques de lagestion budgtaire varient selon des normes travers des pays, nous mettrons laccent surles techniques les plus connues, soit le Planning, Programation, Budgtisation etSystmatisation (PPBS), le Management par Objectifs (MPO), la budgtisation la basezro (BBZ), et la budgtisation la base de mesure de performance (BMP), ou. Ce volet comprend aussi le budgetprogramme, et lvaluation de la performance budgtaire par les critres de la valeuractuelle nette (VAN), du taux de rentabilit interne (TRI), et du taux de rentabilit sociale(TRS).

    Nous plaons lanalyse du secteur public dans le contexte de lvolution des dpensespubliques afin den tirer les tendances actuelles. Cette analyse nous permet danalyser lesconditions de lquilibre et du dsquilibre budgtaire du secteur public, et dy mettreune analyse des programmes dajustement structurel (PAS).

    Quoique la gestion des ressources financires publiques joue un rle important auprsdes institutions financires, une vue densemble exige que nous comprenions aussi lemanagement des ressources financires de lentreprise. Nous abordons cette analyse avecpour perspective le cadre synthtique de linformation comptable, y compris le bilan, lepassage du bilan aux comptes, le contrle des oprations comptables, et lanalyse de latrsorerie. De suite, nous examinons la gestion des ressources financires de lentreprise,y compris les outils dquilibre et de solvabilit, les outils de rentabilit et de leurscomparaisons aux outils de la gestion des ressources du secteur public, et des dimensionsde laccroissement de lactif industriel de lentreprise.

    A travers les tapes ci-dessous, nous prsentons plusieurs applications informatiquesde la gestion financire, dont les solutions sy trouvent par lintermdiation dunanimateur du module. Nous remercions les responsables du Washington InternationalManagement Institute et M. Louis Bakabadio, doyen de la facult de lUniversit deBrazzaville, pour leurs contributions portant sur la gestion financire de lentreprise.

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    I. La nature de lanalyse financireQuest que cest lanalyse financire? Au niveau macro-conomique le plus simple,

    elle consiste lexamen de la nature des institutions financires sous loptique de leurcadre organisationnel et oprationnel dont on peut valuer leurs performances avec descritres universels. Lexistence des institutions financires est d deux facteursfondamentaux: a. les contraintes dune conomie de troc; b. les contraintes temporellesentre la production des biens et de leurs consommations. Il va de suite que ledveloppement conomique comprend pas seulement la croissance en la production desbiens et des services par tte, mais aussi la cration des institutions capables de jouer lerle intermdiaire entre les producteurs et les consommateurs, et entre les pargneurs etles investisseurs. Lefficience de lintermdiation financire dtermine en fin de compteles possibilits de la croissance conomique. En bref, sans une telle affectation desressources, aucun niveau dpargne peut aboutir une croissance du niveau du bien trematriel de la population dun pays.

    Figure 1La Circulation des Biens et des Services

    Intrants imports etBiens intermdiaires Intrants physiques Intrants physiques

    Achats des facteurs Revenu des facteurs

    Impts et Impts etEmprunts Emprunts

    GouvernementDpenses Dpenses

    Impts et Epargne publiqueEmprunts et remboursements

    Revenus aux entreprises Achats aux mnages

    Biens et des services Biens et des services

    Epargne et remboursements Epargne et remboursements

    Prts et dcaissements Prts et dcaissements

    Exportations des biens et des services Achats des biens finaux imports

    Recettes des exportations Biens et des services imports

    Exportations Importations

    Marchdes biens

    Marchdes

    facteurs

    Intermdiares financiers

    Transactionsinternationales

    Entreprises Mnages

    Dans la figure 1 ci-jointe, nous voyons les liaisons entre les divers agents duneconomie. Il y a dabord les entreprises dont le dfi managriel consiste en lacoordination des intrants, soit des facteurs, de production, et de la distribution et de lavente des biens de production. Autant que lentreprise ait des besoins en laquisition des

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    biens dquipement ou en la gestion des inventaires, il va de soi quelle aurait besoindune intermdiation financire. Cette intermdiation peut prendre forme comme deslignes des crdits roulants, des prts particuliers bancaires, de la vente des bonsindustriels, soit la vente des actions afin de financer un cycle de production. Toutedcision dpend de lexistence des institutions financires capables de grer lcoulementdes fonds entre lentreprise et les sources de financement, que cela soit dans le cadre dunmarch financier entierement local, soit de la part des bailleurs de fonds de ltranger.

    En second lieu, il y a lintermdiation au niveau des mnages. Quelque soitlconomie, les mnages font de lpargne ainsit que des investissements. Dans uneconomie avec peu dintermdiation financire, les agents de mnage peuvent accumulerde lpargne sous forme physique, soit par laccumulation des biens tels comme ducheptel, soit par laquisition des btiments autres que le domicile principal du mnage.Plus dvelopp soit lconomie, plus riche sera la porte des choix daccumulation auniveau des mnages, et plus haut sera le pourcentage de toute accumulation sous formefinancire. Lavantage dune telle intermdiation est quelle permet dune affectationplus efficiente des ressources financires au gr de la croissance conomique.1

    En troisime lieu, nous voyons dans la figure 1 le rle du secteur public. La gestiondes ressources financires du secteur public consiste en la collecte de divers impts surdes revenus et de la valeur des biens ainsi que des dpenses dun budget defonctionnement et dun budget dquipement. Un tel exercice peut prendre bien formedes exercices annuels, soit pluri-annuels viss sur des objectifs dun plan, ou dunprocessus de planification nationale ou rgionale. Vu les carts possibles entre les tauxdaccumulation des recettes fiscales et des dpenses, on aurait besoin dun financementdu secteur public sous forme des prts, soit par la vente des bons du trsor.

    Que la gestion des ressources financires soit au niveau des entreprises, au niveau desmnages, des entreprises, ou du secteur public, toute dcision de la part des institutionsfinancires est base sur le besoin dun quilibre travers trois objectifs contradictoires:la liquidit, la solvabilit, et la rentabilit. La liquidit exige que toute institutionfinancire soit capable de mettre en disposition des fonds aux agents dpositeurs, que celasoit afin de payer des obligations courte terme, soit de transformer en espce unpourcentage de la valeur des comptes terme, soit ceux vue. Par contre, lexistencedune institution financire dpend de la cration des prts dont lintrt sur une sommeprincipale excde la valeur de lintrt pay au dpositeurs. Donc, plus liquide soit lesressources dune institution financire, moins sera le revenu sur lequel linstitution peutfonctionner. De cette raison, une institution financire fera un choix dlibr de garder

    1 Il ne va pas de suite que toute intermdiation financire permet dune meilleure affectation des ressources.Par exemple, si le gouvernement met laccent sur des subventions en lachat des btiments, soit deslogements, sous forme dune exonration des impts sur le revenue en proportion des paiements auxintrets dun prt de financer lachat, on peut concentrer linvestissement au secteur btiment tout en niantles investissements autrement productifs telle commes la cration des petites et des moyennes entreprises.Voir J.-C. Tournier, Lconomie du btiment et des travaux publics (Paris: PUF, Collection Que Sais-Je?,1994), et Marc Bertonche, Pascal Gauthier, et Lister Vickery, Le Capital Risque (Paris: PUF, CollectionQue Sais-Je?, 1997).

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    en liquide un pourcentage des fonds dposs de la part des agents. En tout cas, cepourcentage sera regl par des normes de la politique montaire dune banque centrale.

    A part de la contrainte de la liquidit, des institutions financires se trouvent face audfi de la solvabilit. Vu limportance de fournir des prts de la part des institutionsfinancires, il reste le fait que tout prt est bas sur des prvisions dont les rsultats sont, lheure de loctroi des fonds, alatoires. Autant que lavenir nest jamais certain, toutedcision financire va produire un pourcentage des prts sous forme dchec. Le dfi estde choisir des projets dont la probabilit moyenne dune russite est positive, et quipermettrait dune solvabilit ultrieure des oprations de linstitution financire. Lefacte