©volution et nouvelles technologies

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  • volution et nouvelles technologies

    un document de la CHAMBRE rgionale DE MTIERS et de lartisanat DU LIMOUSIN

    Coiffure/Esthtique

    Blanchisserie/pressing

    Taxis/Transport sanitaire

    Nettoyage

    Rparation informatique/lectromnager

    Fleuriste

    Les entreprises artisanales de services EN LIMOUSIN

    Sources

    au sommaire

  • La coiffure

    Le secteur de la coiffure hors salon poursuit son dveloppement quantitatif (environ 10000 entreprises). Ce secteur comprend la coiffure domicile ou dans les lieux de vie (hpitaux, maisons de retraite).

    Le nombre dentreprises de coiffure domicile a pratiquement dou-bl en 6 ans et reprsente 15 % du secteur global de la coiffure avec un chiffre daffaires estim moins de 5 % et a enregistr 30 % des immatriculations du secteur (en 2008, la coiffure domicile a de nou-veau enregistr un chiffre consquent de 1944 crations ex-nihilo) 1.

    La coiffure domicile sadresse aussi bien aux actifs presss quaux personnes ges et le vieillissement de la population, ainsi que le succs croissant des services la personne domicile, laissent pr-sager des dbouchs pour lavenir.

    Le groupe Viadom est le leader du domaine, mais des socits de services la personne qui offrent des services classiques de type mnage, bricolage, jardinage, proposent de plus en plus une offre de coiffure domicile. Linvestissement en quipement ncessaire est trs limit, et les exigences de diplmes sont moins leves: alors quil faut tre titulaire dun Brevet Professionnel (BP) pour ouvrir un salon, un CAP suffit pour crer une entreprise de coiffure domicile. Les crations dentreprises sont souvent le fait danciens salaris qui ne souhaitent plus travailler en salon. Mais les coiffeurs domicile nencadrent pas dapprentis et ne jouent donc pas le mme rle for-mateur que les coiffeurs en salons.

    La coiffure en salon connat galement une progression trs significative ce qui porte son effectif 55 763 entreprises en 2007, soit une progression de 2,4 %. En 2008, pour la seconde anne, les crations ex-nihilo (2 497) sont suprieures aux reprises (1 905). Le taux de reprise (43,3 %) demeure toutefois trs suprieur celui de lartisanat en gnral qui est voisin de 20 %1.

    Le secteur de la coiffure en salon est compos pour lessentiel de salons indpendants (70 % environ), mais les franchises connaissent un essor important, et les indpendants sont de plus en plus nom-breux rejoindre un rseau 4.

    On estime le secteur de la franchise environ 6 000 points de vente comprenant plus de 50 enseignes soit 10 % du secteur. Il oc-cupe 25 000 collaborateurs (20 % des salaris) et ralise 1,6 milliards de chiffre daffaires (reprsentant 30 % de celui du secteur).

    Le march regroupe dsormais:

    des groupes multi enseignes (Provalliance, Dessange internatio-nal) qui misent sur des positionnements diffrents allant du haut de gamme la coiffure discount,

    des groupes plus modestes (Dervyn, Melvin, Top Model Coiffure)

    des mono-enseignes (Mods Hair, Eric Stipa, Jean-Claude Biguine).

    Lirruption du discount.Depuis quelques annes se dveloppent galement des salons dis-count (Tchip, Shampoo ou Fabio Salsa) qui proposent des tarifs trs en-dessous du march (de lordre de 50 % moins chers quun salon classique). Ces enseignes se limitent en gnral aux prestations de base. Dans ce secteur fortement consommateur de main duvre (les salaires reprsentent 50 % des charges dun salon), les salons discount doivent traiter un maximum de clients en standardisant au maximum les prestations et en supprimant les gestes inutiles afin daugmenter la productivit (lobjectif des chanes discount est que 95% du salaire dun collaborateur soit ddi la coupe et au coif-fage, et non laccueil, au standard tlphonique ou au caf). Ces enseignes fonctionnent sans rendez-vous, les services au client sont limits au maximum et dans certaines dentre elles, les clients ralisent eux-mmes une partie du service (schage des cheveux par exemple).

    On considre quun coiffeur dun salon discount sert 200 clients par mois contre 120 pour un coiffeur dun salon traditionnel. Les salons discount sont critiqus par la profession, accuss de donner une mauvaise image et doffrir des prestations de mauvaise qualit.

    La conjoncture conomique laisse penser que ce type doffre pour-rait prendre sa place durablement dans le paysage de la coiffure, condition de maintenir un trafic important pour tre viable 4.

    La coiffure est la 2me activit de lartisanat en nombre dentreprises. Elle reprsente 7 % du secteur artisanal et 25 % du secteur des services.

    Au 1er janvier 2008, on comptait prs de 66 000 entreprises. Avec une augmentation du nombre dentreprises de 5,2% entre 2007 et 2008, sa progression est suprieure celle de lartisanat dans son ensemble (+3,3 %).

    En 2008, ce secteur ralisait un chiffre daffaires de 5,35 milliards deuros dont la croissance se rduit: +1 % entre 2006 et 2007 et +0,4 % entre 2007 et 2008. On constate par ailleurs des signes de rupture de consommation:le nombre de visites dame stagne, et les ratios relatifs la consommation accessoire (ventes et soins) sont en baisse.

    On compte environ une entreprise de coiffure pour 1000 habitants. Ces entreprises sont 65% des entreprises individuelles pour les salons de coiffure, ce chiffre atteint 97% pour les entreprises de coiffure domicile 1.

    Les mtiers artisanaux des services

  • Vers un largissement des activitsFace la multiplication de la concurrence, les salons dveloppent les prestations annexes. La plus classique est la vente de produits capil-laires auxquels se sont progressivement ajouts les accessoires de coiffure, bijoux, lunettes de soleil, accessoires de mode, sche-che-veux, maquillage. Ces ventes de produits drivs reprsentent entre 10 et 15 % du chiffre daffaires dun salon et prsentent une marge de progression. De plus, depuis quelques annes, se dveloppent les soins esthtiques, de la simple manucure effectue pendant le coiffage aux soins dun vritable institut. Ces prestations permettent de dvelopper la marge bnficiaire des salons et de fidliser la clien-tle. Bien que plus largement dveloppes par les enseignes, ces prestations pourraient tre de vrais relais de croissance pour les sa-lons indpendants 4.

    Des pistes exploiter dans une conjoncture difficileEn priode de difficults conomiques, les clients effectuent des arbi-trages dans leur budget au dtriment des services personnels consi-drs comme non prioritaires. Ils tendent donc diminuer le nombre de visites chez le coiffeur ou les prestations demandes : cest le cas de la clientle fminine depuis 3 ans. De plus, les produits et outils permettant de se coiffer domicile se dveloppent (brosses brushing, lisseurs, tondeuses, colorations) et se sophistiquent, per-mettant aux particuliers deffectuer eux-mmes de faon plutt satis-faisante une partie des prestations autrefois rserves aux coiffeurs.

    La frquentation des salons de coiffure par les femmes serait trs fortement conditionne par le prix (enqute CNEC-Sofres - 2006). Si la concurrence frontale avec les salons discount ne peut pas se faire sur le prix seul, le salon traditionnel peut jouer sur un bon rapport qualit-prix.

    On assiste galement un dveloppement de la demande en termes de disponibilit : possibilit daller chez le coiffeur sans rendez-vous, largissement des horaires douverture et rduction de la dure de la prestation. Face la concurrence du discount, les salons traditionnels peuvent galement exploiter les attentes de la clientle en matire de produits vendus, de dcor et dambiance.

    Au-del des positionnements en termes de prix et de qualit du ser-vice, certains misent sur des nouveaux concepts lis au dvelop-pement durable et au commerce quitable (salons naturels avec soins bio et coloration vgtales) ou sur des concepts de coiffure ethnique.

    La reprise dentreprise : un enjeu majeur pour lavenir du secteurAu vu du nombre de chefs dentreprise de 55 ans (prs de 10 000), de nombreuses entreprises vont prochainement tre mises sur le march. La majorit des candidats la cration/reprise tant des ex-salaris, le secteur redoute une pnurie de main duvre moyen terme. En tout tat de cause, lenjeu du renouvellement justifie une attention particulire. Cest pourquoi le secteur rclame une simplifi-cation administrative des procdures de reprise.

    CHAMBRE rgionale DE MTIERS et de lartisanat DU LIMOUSIN

    monographie sectorielle

    Une profession soucieusede qualifications

    Louverture dun salon est conditionne lobtention du BP (Brevet Professionnel de coiffure). Le Rapport de la Commission pour la libration de la croissance franaise (dit Rapport Attali) de janvier 2008 prconisait, afin daccrotre la concurrence, de supprimer lexigence du BP pour ouvrir un salon et lui substituer lobtention dun CAP coiffure ou 5 ans dexercice sous la respon-sabilit dun titulaire dun CAP. Les organisations professionnelles de la coiffure critiquent cette prconisation qui amnerait, selon elles, diminuer considrablement le nombre de candidats au BP, avec des consquences sur la qualit des prestations et sur la formation dans le secteur. Cependant, elles soulignent la nces-saire harmonisation des diplmes exigs: en effet, pour exercer la coiffure domicile seul le CAP est exig, et lobligation du BP ne sapplique pas un ressortissant europen ouvrant son salon de coiffure en France.

    En outre, la Fdration Nationale de la Coiffure mne une cam-pagne pour obtenir une baisse de la TVA 5,5 %, arguant du ca-ractre non dlocalisable de la profession, et de la forte utilisation de main-duvre du secteur 4.

    Les mtiers artisanaux des services

  • Un secteur dynamiqueCe secteur est caractristique dune activit en phase de dcollage: les taux de crations dentreprises sont particulirement levs (22% pour les soins de beaut et 40% pour les soins du corps) avec en para